Bac – Spécialité mathématiques – Centres étrangers – sujet 2 – 19 mai 2022

Centres étrangers – Liban – 19 mai 2022

Spécialité maths – Sujet 2- Correction

L’énoncé de ce sujet de bac est disponible ici.

Ex 1

Exercice 1

  1. On obtient donc l’arbre pondéré suivant :
    $\quad$
    $\quad$
  2. On veut calculer :
    $\begin{align*} P(F\cap C)&=P(F)\times P_F(C) \\
    &=0,48\times 0,165 \\
    &=0,079~2\end{align*}$
    La probabilité que la personne choisie soit une femme qui exerce une profession de cadre est égale à $0,079~2$.
    $\quad$
  3. a. $\left(F,\conj{F}\right)$ forme un système complet d’événements fini.
    D’après la formule des probabilités totales on a
    $\begin{align*} P(C)&=P(C\cap F)+P\left(C\cap\conj{F}\right) \\
    &=0,079~2+P\left(\conj{F}\right)\times P_{\conj{F}}(C) \\
    &=0,079~2+0,52\times 0,215 \\
    &=0,191\end{align*}$
    La probabilité que la personne choisie exerce une profession de cadre est égale à $0,191$.
    $\quad$
    b. D’une part $P(C)\times P(F)=0,091~68$
    D’autre part $P(C \cap F)=0,079~2$
    Donc $P(C)\times P(F)\neq P(C\cap F)$.
    Les événements $F$ et $C$ ne sont pas indépendants.
    $\quad$
  4. On a
    $\begin{align*} P_C(F)&=\dfrac{P(C\cap F)}{P(C)} \\
    &=\dfrac{0,079~2}{0,191} \\
    &\approx 0,414~7\end{align*}$.
    La probabilité que la personne choisie soit une femme sachant qu’elle exerce une profession de cadre est environ égale à $0,414~7$.
    $\quad$
  5. a. On répète $15$ fois de façon indépendante la même expérience de Bernoulli. $X$ compte le nombre de cadres au sein de l’échantillon de $15$ salariés.
    Par conséquent $X$ suit la loi binomiale de paramètres $n=15$ et $p=0,191$.
    $\quad$
    b. On veut calculer
    $\begin{align*} P(X\pp 1)&=P(X=0)+P(X=1) \\
    &=(1-0,191)^{15}+\dbinom{15}{1}0,191\times (1-0,191)^{14} \\
    &\approx 0,189~0\end{align*}$
    La probabilité que l’échantillon contienne au plus $1$ cadre est environ égale à $0,189~0$.
    $\quad$
    c. L’espérance mathématique de la variable aléatoire $X$ est :
    $\begin{align*} E(X)&=np\\
    &=15\times 0,191 \\
    &=2,865\end{align*}$
    $\quad$
  6. On répète $n$ fois de façon indépendante la même expérience de Bernoulli. On appelle $Y$ la variable aléatoire qui compte le nombre de cadres au sein de l’échantillon de $n$ salariés.
    Par conséquent $Y$ suit la loi binomiale de paramètres $n$ et $p=0,191$.
    $\begin{align*} P(Y\pg 1)\pg 0,99 &\ssi 1-P(X=0)\pg 0,199 \\
    &\ssi P(X=0)\pp 0,01 \\
    &\ssi 0,808^n \pp 0,01\\
    &\ssi n\ln(0,808) \pp \ln(0,01) \\
    &\ssi n\pg \dfrac{\ln(0,01)}{\ln(0,808)} \end{align*}$
    Or $\dfrac{\ln(0,01)}{\ln(0,808)} \approx 21,6$.
    Il faut donc que l’échantillon contienne au moins $22$ salariés pour la probabilité qu’il y ait au moins un cadre au sein de l’échantillon soit supérieure ou égale à $0,99$.
    $\quad$

 

Ex 2

Exercice 2

  1. a. $[AH]$ et $[ED]$ sont les diagonales du carré $ADHE$.
    Les droites $(AH)$ et $(ED)$ sont par conséquent perpendiculaires.
    $\quad$
    b. $EFGH$ est un carré donc $(EH)$ et $(HG)$ sont perpendiculaires.
    $CDHG$ est un carré donc $(GH)$ et $(DH)$ sont perpendiculaires.
    Ainsi, $(HG)$ est perpendiculaire à deux droites sécantes du plan $(EDH)$.
    Par conséquent, la droite $(GH)$ est orthogonale au plan $(EDH)$.
    $\quad$
    c. La droite $(ED)$ est incluse dans le plan $(EDH)$. D’après la question précédente, les droites $(GH)$ et $(ED)$ sont orthogonales.
    D’après la question 1.a. les droites $(AH)$ et $(ED)$ sont perpendiculaires.
    La droite $(ED)$ est donc orthogonale à deux droites sécantes (le point $A$ n’appartient pas à la droite $(GH)$) du plan $(AGH)$.
    La droite $(ED)$ est orthogonale au plan $(AGH)$.
    $\quad$
  2. Dans le repère fourni on a $E(0;0;1)$ et $D(0;1;0)$.
    Par conséquent $\vect{ED}\begin{pmatrix}0\\1\\-1\end{pmatrix}$.
    $\quad$
    $\vect{ED}$ est un vecteur normal au plan $(AGH)$ d’après la question précédente.
    Une équation cartésienne du plan $(AGH)$ est donc de la forme $y-z+d=0$.
    Or $A(0;0;0)$ appartient à ce plan. Ainsi $d=0$.
    Une équation cartésienne du plan $(AGH)$ est $y-z=0$.
    $\quad$
  3. a. On a $\vect{EL}\begin{pmatrix} \dfrac{2}{3}\\[3pt]1\\-1\end{pmatrix}$.
    Une représentation paramétrique de la droite $(EL)$ est $\begin{cases} x=\dfrac{2}{3}+\dfrac{2}{3}t\\[3pt]y=1+t\\z=-t\end{cases} \qquad t\in \R$.
    $\quad$
    b. On résout le système
    $\begin{align*} \begin{cases} x=\dfrac{2}{3}+\dfrac{2}{3}t\\[3pt]y=1+t\\z=-t\\y-z=0 \end{cases} &\ssi \begin{cases} x=\dfrac{2}{3}+\dfrac{2}{3}t\\[3pt]y=1+t\\z=-t\\ 1+t+t=0\end{cases} \\
    &\ssi \begin{cases}t=-\dfrac{1}{2}\\ x=\dfrac{1}{3}t\\[3pt]y=\dfrac{1}{2}\\[3pt]z=\dfrac{1}{2}\end{cases}\end{align*}$
    Le point d’intersection de la droite $(EL)$ et du plan $(AGH)$ a donc pour coordonnées $\left(\dfrac{1}{3};\dfrac{1}{2};\dfrac{1}{2}\right)$.
    $\quad$
    c. $\dfrac{1}{2}-\dfrac{1}{2}=0$ : le point $K$ de coordonnées $\left(\dfrac{2}{3};\dfrac{1}{2};\dfrac{1}{2}\right)$ appartient au plan $(AGH)$.
    $\vect{KL}\begin{pmatrix}0\\-\dfrac{1}{2}\\[3pt]\dfrac{1}{2}\end{pmatrix}$.
    Par conséquent $\vect{KL}=-\dfrac{1}{2}\vect{ED}$.
    Ainsi $\vect{KL}$ est un vecteur normal au plan $(AGH)$.
    Donc $K\left(\dfrac{2}{3};\dfrac{1}{2};\dfrac{1}{2}\right)$ est le projeté orthogonal du point $L$ sur le plan $(AGH)$.
    $\quad$
    d. On a
    $\begin{align*} KL&=\sqrt{0^2+\left(-\dfrac{1}{2}\right)^2+\left(\dfrac{1}{2}\right)^2} \\
    &=\sqrt{\dfrac{1}{2}} \\
    &=\dfrac{\sqrt{2}}{2}\end{align*}$.
    La distance du point $L$ ai plan $(AGH)$ est donc $h=\dfrac{\sqrt{2}}{2}$.
    $\quad$
    e. On applique le théorème de Pythagore dans le triangle $AHD$ rectangle en $D$.
    Donc $AH^2=AD^2+HD^2$ ainsi $AH^2=2$ et $AH=\sqrt{2}$
    $(HG)$ est orthogonale au plan $(EDH)$ d’après la question 1.b.
    La droite $(AH)$ est incluse dans le plan $(EDH)$.
    Par conséquent les droites $(AH)$ et $(HG)$ sont perpendiculaires et le triangle $AHG$ est rectangle en $H$.
    L’aire du triangle $AHG$ est donc
    $\begin{align*} \mathscr{A}&=\dfrac{AH\times HG}{2} \\
    &=\dfrac{\sqrt{2}\times 1}{2}\\
    &=\dfrac{\sqrt{2}}{2}\end{align*}$
    Le volume du tétraèdre $LAGH$ est alors
    $\begin{align*} V&=\dfrac{1}{3}\times \mathscr{A}\times h \\
    &=\dfrac{1}{3}\times \dfrac{\sqrt{2}}{2}\times \dfrac{\sqrt{2}}{2} \\
    &=\dfrac{1}{6}\end{align*}$.

Ex 3

Exercice 3

  1. La fonction $g$ est deux fois dérivables sur $\R$ en tant que somme de fonctions deux fois dérivables.
    Pour tout réel $x$ on a $g'(x)=1~000x^{999}+1$ et $g\dsec(x)=999~000x^{998}$
    $998$ est pair donc, pour tout réel $x$ $g\dsec(x)\pg 0$.
    La fonction $g$ est convexe sur $\R$
    Réponse b
    $\quad$
  2. D’après le graphique, $f'(0)=1$.
    Une équation de la droite $T$ est donc de la forme $y=x+b$.
    $T$ est par conséquent parallèle à la droite d’équation $y=x$.
    Réponse a
    $\quad$
  3. Pour tout entier naturel $n$ on a $-1\pp (-1)^n \pp 1$.
    Donc $-\dfrac{-1}{1+n}\pp u_n \pp \dfrac{1}{n+1}$
    Or pour tout entier naturel $n$ on a $-1 \pp -\dfrac{1}{1+n}$ et $\dfrac{1}{1+n}\pp 1$.
    Ainsi $-1\pp u_n \pp 1$.
    Réponse c
    $\quad$
  4. Pour tout entier naturel $n$ on a $v_n\times v_{n+1}<0$.
    Cela signifie donc que deux termes consécutifs de la suite $\left(v_n\right)$ sont toujours de signes contraires.
    Ainsi, tous les termes de rang pair sont du même signe.
    Par conséquent $v_{10}$ est du même signe que $v_0$
    Réponse c
    $\quad$
  5. On a $8=2w_1-4 \ssi 12=2w_1 \ssi w_1=6$
    $6=2w_0-4 \ssi 2w_0=10\ssi w_0=5$.
    Réponse 5
    $\quad$
  6. Pour tout entier naturel $n$ on pose $P(n):~a_n>0$
    Initialisation : $a_0=1>0$ donc $P(0)$ est vraie.
    $\quad$
    Hérédité : Soit $n\in \N$. On suppose $P(n)$ vraie.
    $a_n>0$ et $\e^n>0$ donc $\dfrac{\e^n}{\e^n+1}a_n>0$.
    Ainsi $P(n+1)$ est vraie.
    $\quad$
    Conclusion : La propriété est vraie au rang $0$ et est héréditaire.
    Donc, pour tout entier naturel $n$, on a $a_n>0$.
    $\quad$
    Soit $n\in \N$
    $\begin{align*} a_{n+1}-a_n&=\dfrac{\e^n}{\e^n+1}a_n-a_n \\
    &=\left(\dfrac{\e^n}{\e^n+1}-1\right)a_n \\
    &=-\dfrac{1}{\e^n+1}a_n\\
    &<0\end{align*}$
    La suite $\left(a_n\right)$ est donc strictement décroissante.
    Réponse b
    $\quad$
    Remarque : Puisqu’il s’agit d’une question d’un QCM, l’utilisation de la calculatrice est à privilégiée ici pour avoir une idée du comportement de la suite.
    $\quad$
  7. On appelle $u_n$ le nombre de cellules à la $n$-ième génération.
    Ainsi, pour tout entier naturel $n$ on a $u_n=2^n$.
    Au bout de $4$ heures il y a environ $4~000$ cellules. Or $u_{11}=2~048$ et $u_{12}=4~096$.
    Il a donc fallu $4$ heures pour obtenir à la $12$-ième génération.
    $\dfrac{4\times 60}{12}=20$.
    Le temps de génération est donc environ égal à $20$ minutes.
    Réponse c
    $\quad$

 

Ex 4

Exercice 4

Partie A

  1. On a $\lim\limits_{x\to 0^+} \e^x=1$ et $\lim\limits_{x\to 0^+} \ln(x)=-\infty$.
    Ainsi $\lim\limits_{x\to 0^+} f(x)=-\infty$.
    $\quad$
  2. Pour tout réel $x\in ]0;1]$ on a
    $\begin{align*} f'(x)&=-\e^{-x}+\dfrac{1}{x} \\
    &=\dfrac{-x\e^{-x}+1}{x} \\
    &=\dfrac{1-x\e^{-x}}{x}\end{align*}$
    $\quad$
  3. La fonction exponentielle est convexe sur $\R$. Sa courbe représentative est donc au-dessus de toutes ses tangentes.
    On a $\e^0=1$. Une équation de la tangente à la courbe au point d’abscisse $0$ est par conséquent $y=x+1$.
    Ainsi, pour tout réel $x\in $\e^x\pg x+1>x$ soit $1\pg x\e^{-x}$.
    Donc pour tout réel $x\in $]0;1]$ on a $x\e^x<1$.
    Remarque : On pouvait également déterminer le tableau de variations de la fonction $g$ définie sur $]0;1]$ par $g(x)=x\e^{-x}$.
    $\quad$
    Ainsi sur $]0;1]$, $1-x\e^{-x}>0$
    Par conséquent $f'(x)>0$.
    On obtient alors le tableau de variations suivant :
    $\quad$

    $\quad$
  4. La fonction $f$ est continue (car dérivable) et strictement croissante sur $]0;1]$.
    $\lim\limits_{x\to 0^+} f(x)=-\infty$ et $f(1)=\e^{-1}>0$.
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires), l’équation $f(x)=0$ admet une unique solution $\ell$ sur $]0;1]$.
    $\quad$

Partie B

  1. a. On a $a_1=\e^{-1}\approx 0,37$ et $b_1=\e^{-1/10}\approx 0,90$.
    $\quad$
    b. On peut écrire
    $\begin{array}{|l|}
    \hline
    \text{de termes(n):}\\
    \quad \text{a = 1 / 10} \\
    \quad \text{b = 1} \\
    \quad \text{for k in range(0,n):}\\
    \qquad \text{c = exp(b)}\\
    \qquad \text{b = exp(a)}\\
    \qquad \text{a = c}\\
    \quad \text{return(a,b)}\\
    \hline
    \end{array}$
    Remarque : On suppose donc que la bibliothèque $\texttt{math}$ a été importée (ou au moins la fonction $\texttt{exp}$) pour que la fonction ne comporte pas d’erreur.
    $\quad$
  2. a. Pour tout $n\in \N$ on pose $P(n):~0<a_n\pp a_{n+1}\pp b_{n+1}\pp b_n\pp 1$
    Initialisation : On a $a_0=0,1$, $a_1 \approx 0,37$, $b_1\approx 0,90$ et $b_0=1$ donc $P(0)$ est vraie.
    $\quad$
    Hérédité : Soit $n\in \N$. On suppose $P(n)$ vraie.
    $0<a_n\pp a_{n+1}\pp b_{n+1}\pp b_n\pp 1$
    La fonction $x\mapsto \e^{-x}$ est décroissante sur $\R$.
    Par conséquent $\e^{0}>\e^{-a_n}\pg \e^{-a_{n+1}}\pg \e^{-b_{n+1}}\pg \e^{-b_n}\pg \e^{-1}$
    Soit $1>b_{n+1}\pg b_{n+2}\pg a_{n+2}\pg a_{n+1}\pg \e^{-1}>0$.
    Donc $P(n+1)$ est vraie.
    $\quad$
    Conclusion : La propriété est vraie au rang $0$ et est héréditaire.
    Ainsi, pour tout entier naturel $n$ on a $0<a_n\pp a_{n+1}\pp b_{n+1} \pp b_n \pp 1$.
    $\quad$
    b. La suite $\left(a_n\right)$ est croissante et majorée par $1$ : elle converge donc.
    La suite $\left(b_n\right)$ est décroissante et minorée par $0$ : elle converge donc.
    $\quad$
  3. a. On a $A=\e^{-B}$  par conséquent $\ln(A)=-B$ et $B=-\ln(A)$.
    Or $B=\e^{-A}$ donc $-\ln(A)=\e^{-A}$ soit $\e^{-A}+\ln(A)=0$.
    Par conséquent $f(A)=0$.
    $\quad$
    b. D’après la question précédente et la question A.4. $A=\ell$.
    On a $B=\e^{-A}$ donc $A=-\ln(B)$
    Or $A=\e^{-B}$ soit $-\ln(B)=\e^{-B}$ et donc $f(B)=0$.
    On a ainsi également $B=\ell$.
    Donc $A-B=0$.
    Remarque : On dit que les suite $\left(a_n\right)$ et $\left(b_n\right)$ sont adjacentes.
    $\quad$

 

Énoncé

Exercice 1     7 points

Thème : probabilités

Les résultats seront arrondis si besoin à $10^{-4}$ près.
Une étude statistique réalisée dans une entreprise fournit les informations suivantes :

  • $48 \%$ des salariés sont des femmes. Parmi elles, $16,5 \%$ exercent une profession de cadre ;
  • $52 \%$ des salariés sont des hommes. Parmi eux, $21,5 \%$ exercent une profession de cadre.

On choisit une personne au hasard parmi les salariés.
On considère les événements suivants :

  • $F$ : « la personne choisie est une femme » ;
  • $C$ : « la personne choisie exerce une profession de cadre ».
  1. Représenter la situation par un arbre pondéré.
    $\quad$
  2. Calculer la probabilité que la personne choisie soit une femme qui exerce une profession de cadre.
    $\quad$
  3. a. Démontrer que la probabilité que la personne choisie exerce une profession de cadre est égale à $0,191$.
    $\quad$
    b. Les événements $F$ et $C$ sont-ils indépendants ? Justifier.
    $\quad$
  4. Calculer la probabilité de $F$ sachant $C$, notée $P_C(F)$. Interpréter le résultat dans le contexte de l’exercice.
    $\quad$
  5. On choisit au hasard un échantillon de 15 salariés. Le grand nombre de salariés dans l’entreprise permet d’assimiler ce choix à un tirage avec remise.
    On note $X$ la variable aléatoire donnant le nombre de cadres au sein de l’échantillon de $15$ salariés.
    On rappelle que la probabilité qu’un salarié choisi au hasard soit un cadre est égale à $0,191$.
    a. Justifier que $X$ suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
    $\quad$
    b. Calculer la probabilité que l’échantillon contienne au plus $1$ cadre.
    $\quad$
    c. Déterminer l’espérance de la variable aléatoire $X$.
    $\quad$
  6. Soit $n$ un entier naturel.
    On considère dans cette question un échantillon de $n$ salariés.
    Quelle doit être la valeur minimale de 𝑛𝑛 pour que la probabilité qu’il y ait au moins un cadre au sein de l’échantillon soit supérieure ou égale à $0,99$ ?
    $\quad$

$\quad$

Exercice 2     7 points

Thème : géométrie dans l’espace

On considère le cube $ABCDEFGH$ de côté $1$ représenté ci-dessous.

 

On munit l’espace du repère orthonormé $\left(A;\vect{AB};\vect{AD};\vect{AE}\right)$.

  1. a. Justifier que les droites $(AH)$ et $(ED)$ sont perpendiculaires.
    $\quad$
    b. Justifier que la droite $(GH)$ est orthogonale au plan $(EDH)$.
    $\quad$
    c. En déduire que la droite $(ED)$ est orthogonale au plan $(AGH)$.
    $\quad$
  2. Donner les coordonnées du vecteur $\vect{ED}$.
    Déduire de la question 1.c. qu’une équation cartésienne du plan $(AGH)$ est :
    $$y-z=0$$
    $\quad$
  3. On désigne par $L$ le point de coordonnées $\left(\dfrac{2}{3};1;0\right)$
    a. Déterminer une représentation paramétrique de la droite $(EL)$.
    $\quad$
    b. Déterminer l’intersection de la droite $(EL)$ et du plan $(AGH)$.
    $\quad$
    c. Démontrer que le projeté orthogonal du point $L$ sur le plan $(AGH)$ est le point $K$ de coordonnées $\left(\dfrac{2}{3};\dfrac{1}{2};\dfrac{1}{2}\right)$.
    $\quad$
    d. Montrer que la distance du point $L$ au plan $(AGH)$ est égale à $\dfrac{\sqrt{2}}{2}$.
    $\quad$
    e. Déterminer le volume du tétraèdre $LAGH$.
    On rappelle que le volume $V$ d’un tétraèdre est donné par la formule :
    $$V=\dfrac{1}{3}\times (\text{aire de la base})\times \text{hauteur}$$
    $\quad$

$\quad$

Exercice 3     7 points

Thème : Fonctions, suites

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l’absence de réponse à une question ne rapporte ni n’enlève de point.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la
réponse choisie. Aucune justification n’est demandée.

  1. . Soit $g$ la fonction définie sur $\R$ par $g(x)=x^{1~000}+x$.
    On peut affirmer que :
    a. la fonction $g$ est concave sur $\R$.
    b. la fonction $g$ est convexe sur $\R$.
    c. la fonction $g$ possède exactement un point d’inflexion.
    d. la fonction $g$ possède exactement deux points d’inflexion.
    $\quad$
  2. On considère une fonction $f$ définie et dérivable sur $\R$. On note $f’$ sa fonction dérivée.
    On note $C$ la courbe représentative de $f$.
    On note $\Gamma$ la courbe représentative de $f’$.
    On a tracé ci-dessous la courbe $\boldsymbol{\Gamma}$ .

    On note $T$ la tangente à la courbe $\boldsymbol{C}$ au point d’abscisse $0$.
    On peut affirmer que la tangente $T$ est parallèle à la droite d’équation :
    a. $y=x$
    b. $y=0$
    c. $y=1$
    d. $x=0$
    $\quad$

  3. On considère la suite $\left(u_n\right)$ définie pour tout entier naturel $n$ par $u_n=\dfrac{(-1)^n}{n+1}$.
    On peut affirmer que la suite $\left(u_n\right)$ est :
    a. majorée et non minorée.
    b. minorée et non majorée.
    c. bornée.
    d. non majorée et non minorée.
    $\quad$
  4. Soit $k$ un nombre réel non nul.
    Soit $\left(v_n\right)$ une suite définie pour tout entier naturel $n$.
    On suppose que $v_0=k$ et que pour tout $n$, on a $v_n\times v_{n+1}<0$.
    On peut affirmer que $v_{10}$ est :
    a. positif.
    b. négatif.
    c. du signe de $k$.
    d. du signe de $-k$.
    $\quad$
  5. On considère la suite $\left(w_n\right)$ définie pour tout entier naturel $n$ par :
    $$w_{n+1}=2w_n-4\text{ et } w_2=8$$
    On peut affirmer que :
    a. $w_0=0$.
    b. $w_0=5$.
    c. $w_0=10$.
    d. Il n’est pas possible de calculer $w_0$.
    $\quad$
  6. On considère la suite $\left(a_n\right)$ définie pour tout entier naturel $n$ par : $$a_{n+1}=\dfrac{\e^n}{\e^n+1}a_n \text{ et } a_0=1$$
    On peut affirmer que :
    a. la suite $\left(a_n\right)$ est strictement croissante.
    b. la suite $\left(a_n\right)$ est strictement décroissante.
    c. la suite $\left(a_n\right)$ n’est pas monotone.
    d. la suite $\left(a_n\right)$ est constante.
    $\quad$
  7. Une cellule se reproduit en se divisant en deux cellules identiques, qui se
    divisent à leur tour, et ainsi de suite. On appelle temps de génération le temps nécessaire pour qu’une cellule donnée se divise en deux cellules. On a mis en culture $1$ cellule. Au bout de $4$ heures, il y a environ $4~000$ cellules.
    On peut affirmer que le temps de génération est environ égal à :
    a. moins d’une minute.
    b. $12$ minutes.
    c. $20$ minutes.
    d. $1$ heure.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 4

Thème : Fonctions, fonction exponentielle, fonction logarithme, suites

Partie A

On considère la fonction $f$ définie pour tout réel $x$ de $]0 ; 1]$ par :$$f(x)=\e^{-x}+\ln(x)$$

  1. Calculer la limite de $f$ en $0$.
    $\quad$
  2. On admet que $f$ est dérivable sur $]0 ; 1]$. On note $f’$ sa fonction dérivée.
    Démontrer que, pour tout réel $x$ appartenant à $]0 ; 1]$, on a :
    $$f'(x)=\dfrac{1-x\e^{-x}}{x}$$
    $\quad$
  3. Justifier que, pour tout réel $x$ appartenant à $]0 ; 1]$, on a $x\e^{-x}<1$.
    En déduire le tableau de variation de $f$ sur $]0 ; 1]$.
    $\quad$
  4. Démontrer qu’il existe un unique réel $\ell$ appartenant à $]0 ; 1]$ tel que $f(\ell)=0$.
    $\quad$

Partie B

  1. On définit deux suites $\left(a_n\right)$ et $\left(b_n\right)$ par :
    $$\begin{cases} a_0=\dfrac{1}{10}\\[3pt]b_0=1\end{cases} \text{ et, pour tout entier naturel }n,~\begin{cases} a_{n+1}=\e^{-b_n}\\[3pt]b_{n+1}=\e^{-a_n}\end{cases}$$
    a. Calculer $a_1$ et $b_1$. On donnera des valeurs approchées à $10^{-2}$ près.
    $\quad$
    b. On considère ci-dessous la fonction termes, écrite en langage Python.
    $\begin{array}{|l|}
    \hline
    \text{def termes(n):}\\
    \quad\text{a = 1/10}\\
    \quad\text{b = 1}\\
    \quad\text{for k in range(0,n):}\\
    \qquad\text{c = …}\\
    \qquad\text{b = …}\\
    \qquad\text{a = c}\\
    \quad\text{return(a,b)}\\
    \hline
    \end{array}$
    Recopier et compléter sans justifier le cadre ci-dessus de telle sorte que la
    fonction termes calcule les termes des suites $\left(a_n\right)$ et $\left(b_n\right)$.
    $\quad$
  2. On rappelle que la fonction $x\mapsto \e^{-x}$ est décroissante sur $\R$.
    a. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel $n$, on a : $$0<a_n\pp a_{n+1}\pp b_{n+1}\pp b_n\pp 1$$
    $\quad$
    b. En déduire que les suites $\left(a_n\right)$ et $\left(b_n\right)$ sont convergentes.
    $\quad$
  3. On note $A$ la limite de $\left(a_n\right)$ et $B$ la limite de $\left(b_n\right)$.
    On admet que $A$ et $B$ appartiennent à l’intervalle $]0 ; 1]$, et que $A = \e^{-B}$ et $B = \e^{-A}$.
    a. Démontrer que $f(A)=0$.
    $\quad$
    b. Déterminer $A-B$.
    $\quad$

$\quad$