Bac – Spécialité mathématiques – Métropole – sujet 1 – septembre 2021

Métropole – septembre 2021

Spécialité maths – Sujet 1 – Correction

L’énoncé de ce sujet de bac est disponible ici.

Ex 1

Exercice 1 (4 points)

  1. $f'(0)$ est le coefficient directeur de la droite $(AB)$ tangente à $\mathscr{C}_f$ en $A$.
    Ainsi,
    $\begin{align*} f'(0)&=\dfrac{20-5}{1-0} \\
    &=15\end{align*}$
    Réponse c
    $\quad$
  2. $A(0;5)$ appartient à $\mathscr{C}_f$. Donc $f(0)=5 \ssi b=5$.
    Donc $f(x)=(ax+5)\e^x$.
    Le point de coordonnées $(-0,5;0)$ appartient à $\mathscr{C}_f$.
    Donc $f(-0,5)=0 \ssi (-0,5a+5)\e^{-0,5}=0 \ssi -0,5a+5=0 \ssi a=10$
    (La fonction exponentielle est, en effet, strictement positive.)
    Réponse a
    $\quad$
  3. La fonction exponentielle est, en effet, strictement positive. Le signe de $f\dsec(x)$ ne dépend donc que de celui de $10x+25$.
    Or $10x+25>0 \ssi 10x>-25 \ssi x>-2,5$
    Et $10x+25=0 \ssi 10x=-25\ssi x=-2,5$
    Ainsi $f\dsec(x)$ change de signe en s’annulant en $-2,5$.
    Le point $C$ est l’unique point d’inflexion de $\mathscr{C}_f$.
    Réponse c
    $\quad$
  4. Si on prend $U_n=-n$ et $V_n=2$ pour tout $n\in \N$ alors, pour tout $n\in \N$ on a bien $U_n \pp V_n$ et $\lim\limits_{n\to +\infty} V_n=2$. Mais $\lim\limits_{n\to +\infty} U_n=-\infty$. La réponse a est donc fausse.
    Si on prend $V_n=2+\dfrac{1}{n}$ et $U_n=V_n-1$ pour tout $n\in \N$. alors, pour tout $n\in \N$ on a bien $U_n \pp V_n$ et $\lim\limits_{n\to +\infty} V_n=2$ mais $V_n >2$ pour tout $n\in \N$ et $\lim\limits_{n\to +\infty} U_n=1$. Les reponses b et c sont fausses.
    Réponse d
    $\quad$
    Remarque : On pouvait également montrer que la réponse c était la bonne directement de la façon suivante :
    $\lim\limits_{n\to +\infty} V_n=2$. Il existe donc un entier naturel $n_0$ tel que, pour tout $n\pg n_0$, $\abs{V_n-2}<1$ (On peut remplacer $1$ par n’importe quel réel strictement positif).
    Ainsi, pour tout $n\pg n_0$ on a $-1< V_n-2<1$ soit $1<V_n<3$.
    Or, pour tout $n\in N$, on a $U_n\pp V_n$ donc, pour tout $n\pg n_0$, $U_n<3$.
    Ainsi, pour tout $n\in \N$, $U_n \pp \max\left(U_0,U_1,\ldots, U_{n_0},3\right)$ et la suite $\left(U_n\right)$ est majorée (mais on ne connaît pas le majorant).
    $\quad$

 

 

 

Ex 2

Exercice 2 (5 points)

  1. On a
    $\begin{align*} u_1&=f\left(u_0\right) \\
    &=f\left(\dfrac{1}{2}\right) \\
    &=\dfrac{2}{1+\dfrac{3}{2}} \\
    &=\dfrac{4}{5}\end{align*}$
    $\quad$
  2. a. Initialisation : On a $u_0=\dfrac{1}{2}$ et $u_1=\dfrac{4}{5}$ donc $\dfrac{1}{2} \pp u_0 \pp u_1 \pp 2$.
    La propriété est vraie au rang $0$.
    $\quad$
    Hérédité : Soit $n\in \N$. On suppose que la propriété est vraie au rang $n$, c’est-à-dire $\dfrac{1}{2} \pp u_n\pp u_{n+1} \pp 2$.
    La fonction $f$ est croissante sur l’intervalle $\left]-\dfrac{1}{3};+\infty\right[$.
    Ainsi $f\left(\dfrac{1}{2}\right) \pp f\left(u_n\right)\pp f\left(u_{n+1}\right) \pp f(2)$
    Soit $\dfrac{4}{5} \pp u_{n+1} \pp u_{n+2} \pp \dfrac{8}{7}$
    Donc $\dfrac{1}{2} \pp u_{n+1} \pp u_{n+2} \pp 2$.
    La propriété est, par conséquent, vraie au rang $n+1$.
    $\quad$
    Conclusion : La propriété est vraie au rang $0$ et est héréditaire.
    Donc, pour tout $n\in \N$, on a $\dfrac{1}{2} \pp u_n \pp u_{n+1} \pp 2$.
    $\quad$
    b. La suite $\left(u_n\right)$ est croissante et majorée par $2$. Elle est donc convergente.
    $\quad$
    c. La fonction $f$ est continue sur $\left[\dfrac{1}{2};2\right]$ comme quotient de fonctions continues dont le dénominateur ne s’annule pas.
    Ainsi $\ell$ est solution de l’équation, définie sur $\left[\dfrac{1}{2};2\right]$ :
    $\begin{align*} f(x)=x&\ssi \dfrac{4x}{1+3x}=x \\
    &\ssi 4x=x+3x^2\\
    &\ssi 3x^2-3x=0\\
    &\ssi 3x(x-1)=0\end{align*}$
    Les solutions de cette équation sont $0$ et $1$.
    $1$ est la seule valeur appartenant à $\left[\dfrac{1}{2};2\right]$.
    Par conséquent $\ell=1$.
    $\quad
  3. a. On peut écrire
    $$\begin{array}{|l|}
    \hline
    \text{def seuil(E):} \\
    \quad \text{u = 0.5} \\
    \quad \text{n = 0} \\
    \quad \text{while 1 – u >= E :} \\
    \qquad \text{u = 4 * u / (1 + 3 * u)} \\
    \qquad \text{n = n + 1} \\
    \quad \text{return n} \\
    \hline
    \end{array}$$
    $\quad$
    b. Si $E = 10^{-4}$
    Voici les premières valeurs (approchées pour certaines) de $u_n$ et de $1-u_n$
    $\begin{array}{|c|c|c|}
    \hline
    n& u_n &1-u_n \\ \hline
    0& 0,5& 0,5\\ \hline
    1& 0,8& 0,2\\ \hline
    2& 0,9411764706& 0,05882352941\\ \hline
    3& 0,9846153846& 0,01538461538\\ \hline
    4& 0,9961089494& 0,003891050584\\ \hline
    5& 0,9990243902& 0,0009756097561\\ \hline
    6& 0,999755919& 0,0002440810349\\ \hline
    7& 0,9999389686& 0,00006103143119\\ \hline
    \end{array}$
    Le programme renvoie donc $7$.
    $\quad$
  4. a. Soit $n\in \N$.
    $\begin{align*} v_{n+1}&=\dfrac{u_{n+1}}{1-u_{n+1}} \\
    &=\dfrac{\dfrac{4u_n}{1+3u_n}}{1-\dfrac{4u_n}{1+3u_n}} \\
    &=\dfrac{4u_n}{1+3u_n-4u_n} \\
    &=\dfrac{4u_n}{1-u_n} \\
    &=4v_n\end{align*}$.
    La suite $\left(v_n\right)$ est donc géométrique de raison $4$ et de premier terme $v_0=\dfrac{u_0}{1-u_0}=1$.
    Ainsi, pour tout $n\in \N$, on a $v_n=4^n$.
    $\quad$
    b. Soit $n\in \N$.
    \begin{align*} v_n=\dfrac{u_n}{1-u_n} &\ssi v_n\left(1-u_n\right)=u_n \text{  et } u_n\neq 1\\
    &\ssi v_n-u_nv_n=u_n \text{  et } u_n\neq 1\\
    &\ssi v_n=u_n+u_nv_n \text{  et } u_n\neq 1\\
    &\ssi v_n=u_n\left(1+v_n\right) \text{  et } u_n\neq 1\end{align*}$
    Ainsi $u_n=\dfrac{v_n}{1+v_n}$.
    $\quad$
    c. Soit $n\in \N$ on a
    $\begin{align*} u_n&=\dfrac{v_n}{1+v_n} \\
    &=\dfrac{4^n}{1+4^n} \\
    &=\dfrac{4^n}{4^n\left(0,25^n+1\right)} \\
    &=\dfrac{1}{1+0,25^n}\end{align*}$
    On a $-1<0,25<1$ donc $\lim\limits_{n\to +\infty} 0,25^n=0$ et $\lim\limits_{n\to +\infty} u_n=1$.

 

 

Ex 3

Exercice 3 (6 points)

Partie I : Effet de l’introduction d’une nouvelle espèce

  1. On a $f(0)=440$.
    Il y avait donc $440$ crapauds dans le lac lors de l’introduction des truites.
    $\quad$
  2. Pour tout $t\in [0;120]$ on a
    $\begin{align*} f'(t)&=(0,08t-8)\e^{\frac{t}{50}}+\left(0,04t^2-8t+400\right)\times \dfrac{1}{50}\e^{\frac{t}{50}} \\
    &=\left(0,08t-8+0,0008t^2-0,16t+8\right)\e^{\frac{t}{50}} \\
    &=\left(0,0008t^2-0,08t\right)\e^{\frac{t}{50}} \\
    &=0,0008t(t-100)\e^{\frac{t}{50}} \\
    &=8\times 10^{-4}t(t-100)\e^{\frac{t}{50}} \end{align*}$
    $\quad$
  3. La fonction exponentielle est strictement positive sur $\R$.
    Sur $[0;120]$ on a $t\pg 0$.
    Le signe de $f'(t)$ ne dépend donc que de celui de $t-100$.
    Or $t-100=0 \ssi t=100$ et $t-100>0 \ssi t>100$.
    On obtient donc le tableau de variations suivant :
    $\quad$
  4. a. D’après le tableau de variations, la fonction $f$ atteint son minimum pour $t=100$.
    Ainsi, le nombre de crapauds atteint son minimum au bout de $100$ jours. Il y a alors $40$ crapauds dans le lac.
    $\quad$
    b. La fonction $f$ est strictement croissante sur l’intervalle $[100;120]$ et $f(120)\approx 216,37 > 140$.
    Ainsi, le nombre de crapauds dépassera un jour $140$ individus après avoir atteint son minimum.
    $\quad$
    c. D’après la calculatrice, $f(t)=140$ pour $t\approx 115,72$.
    C’est donc à partir du $116$ ième jour que le nombre de crapauds dépassera $140$ individus.
    $\quad$

 

Partie II : Effet de la Chytridiomycose sur une population de têtards

  1. On obtient l’arbre de probabilité suivant :
    $\quad$$\quad$
  2. $\left(L,\conj{L}\right)$ est un système complet d’événements fini.
    D’après la formule des probabilités totales on a
    $\begin{align*} P(T)&=P(L)\times P_L(T)+P\left(\conj{L}\right)P_{\conj{L}}(T) \\
    &=0,25 \times 0,74+0\\
    &=0,185\end{align*}$
    $\quad$
  3. On veut calculer :
    $\begin{align*} P_{\conj{T}}(L)&=\dfrac{P(L)\times P_L\left(\conj{T}\right)}{1-P(T)} \\
    &=\dfrac{0,25 \times 0,26}{1-0,185} \\
    &\approx 0,080\end{align*}$
    La probabilité que le lac soit infecté sachant que le tétard n’est pas contaminé est environ égale à $0,08$.
    $\quad$

 

Ex A

Exercice A (5 points)

  1. On a $I\left(\dfrac{1}{4};0;1\right)$, $J\left(0;\dfrac{1}{4};1\right)$ et $K\left(1;0;\dfrac{1}{4}\right)$.
    $\quad$
  2. On a $\vect{AG}\begin{pmatrix}1\\1\\1\end{pmatrix}$, $\vect{IJ}\begin{pmatrix} -\dfrac{1}{4}\\[2mm] \dfrac{1}{4}\\[2mm]\\0\end{pmatrix}$ et $\vect{IK}\begin{pmatrix} \dfrac{3}{4} \\[2mm]0\\-\dfrac{3}{4}\end{pmatrix}$
    Ainsi $\vect{AG}.\vect{IJ}=-\dfrac{1}{4}+0+\dfrac{1}{4}=0$ et $\vect{AG}.\vect{IK}=\dfrac{3}{4}+0-\dfrac{3}{4}=0$
    Le vecteur $\vect{AG}$ est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan $(IJK)$. Il est par conséquent normal à celui-ci.
    $\quad$
  3. Une équation cartésienne du plan $(IJK)$ est donc de la forme $x+y+z+d=0$.
    Le point $I\left(\dfrac{1}{4};0;1\right)$ appartient à ce plan.
    Ainsi $\dfrac{1}{4}+0+1+d=0 \ssi d=-\dfrac{5}{4}$
    Une équation cartésienne du plan $(IJK)$ est donc $x+y+z-\dfrac{5}{4}=0$ soit $4x+4y+4z-5=0$.
    $\quad$
  4. On a $\vect{BC}\begin{pmatrix} 0\\1\\0\end{pmatrix}$
    Une représentation paramétrique de $(BC)$ est donc $\begin{cases} x=1\\y=t\\z=0\end{cases} \quad, t\in \R$.
    $\quad$
  5. On résout le système
    $\begin{align*} \begin{cases} x=1\\y=t\\z=0\\4x+4y+4z-5=0 \end{cases} &\ssi \begin{cases} x=1\\y=t\\z=0\\4+4t-5=0 \end{cases} \\
    &\ssi \begin{cases}x=1\\y=t\\z=0\\t=\dfrac{1}{4}\end{cases}\end{align*}$
    Ainsi les coordonnées du point $L$ sont $\left(1;\dfrac{1}{4};0\right)$.
    $\quad$
  6. On obtient la figure suivante :
    $\quad$

    $\quad$
  7. On a $\vect{LM}\begin{pmatrix} -\dfrac{3}{4} \\[2mm]\dfrac{3}{4}\\[2mm]0\end{pmatrix}$
    Ainsi $\vect{LM}=3\vect{IJ}$
    Les vecteurs $\vect{LM}$ et $\vect{IJ}$ sont colinéaires. Les points $I,J,L$ et $M$ sont donc coplanaires.
    $\quad$

 

 

 

Ex B

Exercice B (5 points)

Partie I

  1. On a $\lim\limits_{x\to 0^+} \ln(x)=-\infty$ et $\lim\limits_{x\to 0^+} \dfrac{1}{x}=+\infty$ donc $\lim\limits_{x\to 0^+} h(x)=-\infty$.
    $\quad$
  2. Par croissances comparées, $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{\ln(x)}{x}=0$ donc $\lim\limits_{x\to +\infty} h(x)=1$.
    $\quad$
  3. La fonction $h$ est dérivable sur $]0;+\infty[$ en tant que somme et quotient de fonctions dérivables dont le dénominateur ne s’annule pas sur $]0;+\infty[$.
    Ainsi, pour tout $x>0$ on a
    $\begin{align*} h'(x)&=\dfrac{\dfrac{1}{x}\times x-\ln(x)\times 1}{x^2} \\
    &=\dfrac{1-\ln(x)}{x^2}\end{align*}$
    $\quad$
  4. Le signe de $h'(x)$ ne dépend que de celui de $1-\ln(x)$.
    Or $1-\ln(x)=0 \ssi \ln(x)=1 \ssi x=\e$ et $1-\ln(x)>0 \ssi -\ln(x)>-1 \ssi \ln(x)<1 \ssi x< \e$.
    On obtient ainsi le tableau de variations suivant :
    $\quad$
  5. Sur l’intervalle $[\e;+\infty[$ on a $h(x)>1$. L’équation $h(x)=0$ ne possède donc pas de solution sur cet intervalle.
    Sur l’intervalle $]0;\e[$, la fonction $h$ est continue (car dérivable) et strictement croissante.
    De plus, $\lim\limits_{x\to 0^+} h(x)=-\infty$ et $h(\e)=\dfrac{1+\e}{\e}>0$.
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $h(x)=0$ possède une unique solution sur $]0;+\e[$.
    Ainsi, l’équation $h(x)=0$ possède une unique solution sur $]0;+\infty[$.
    De plus $h(0,5) \approx -0,39<0$ et $h(0,6)\approx 0,15>0$
    La fonction $h$ est strictement croissante sur $]0;\e[$ donc $0,5<\alpha<0,6$.
    $\quad$

Partie II

  1. Le coefficient directeur de $D_a$ au point d’abscisse $a$ est $g'(a)=\dfrac{1}{a}$.
    $\quad$
  2. La fonction $f$ est dérivable sur $]0;+\infty[$ en tant que somme et produit de fonctions dérivables sur cet intervalle.
    Pour tout $x>0$ on a
    $\begin{align*} f'(x)&=x\times \dfrac{1}{x}+1\times \ln(x)-1 \\
    &=1+\ln(x)-1\\
    &=\ln(x)\end{align*}$
    Ainsi, le coefficient directeur de $T_a$ est $f'(a)=\ln(a)$.
    $\quad$
  3. $T_a$ et $D_a$ sont perpendiculaires
    $\ssi \dfrac{1}{a}\ln(a)=-1 $
    $\ssi 1+\dfrac{\ln(a)}{a}=0$
    $\ssi h(a)=0$
    $\ssi a=\alpha$
    Il existe donc une unique valeur de $a$ pour laquelle les droites $T_a$ et $D_a$ sont perpendiculaires. Il s’agit de $a=\alpha$.
    $\quad$

 

 

 

Énoncé

Télécharger (PDF, 163KB)

Si l’énoncé ne s’affiche pas directement rafraîchissez l’affichage.

 

Bac – Spécialité mathématiques – Asie – sujet 2 – mars 2021

Asie – mars 2021

Spécialité maths – Sujet 2- Correction

L’énoncé de ce sujet de bac est disponible ici.

Ex 1

Exercice 1 (5 points)

  1. La fonction $f$ est dérivable sur $\R$ en tant que produit de fonctions dérivables sur $\R$.
    Pour tout réel $x$ on a
    $\begin{align*}
    f'(x)&=(2x-2)\e^x+\left(x^2-2x-1\right)\e^x \\
    &=\left(2x-2+x^2-2x-1\right)\e^x \\
    &=\left(x^2-3\right)\e^x\end{align*}$
    L’affirmation A est donc fausse.
    $f'(2)>0$ et $f(0)<0$ : l’affirmation B est donc fausse
    Réponse C
    $\quad$
  2. $\lim\limits_{x\to +\infty} \e^x=+\infty$ donc $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=0$
    La droite d’équation $y=0$ est donc asymptote à la courbe représentant la fonction $f$.
    $\lim\limits_{x\to -\infty} \e^x=-\infty$ donc $\lim\limits_{x\to -\infty} f(x)=\dfrac{3}{5}$
    La droite d’équation $y=\dfrac{3}{5}$ est donc asymptote à la courbe représentant la fonction $f$.
    Réponse C
    $\quad$
  3. La fonction $f\dsec$ s’annule en changeant de signe à trois reprise.
    La courbe représentant la fonction $f$ possède donc trois points d’inflexion.
    Réponse B
    $\quad$
  4. $\left(u_n\right)$ est une suite définie de manière explicite par un polynôme du second degré dont le coefficient principal est $a=1>0$.
    La fonction du second degré associée possède un minimum, d’abscisse $\dfrac{17}{2}$.
    $\left(u_n\right)$ est donc minorée.
    Réponse A
    $\quad$
  5. Cette fonction renvoie le plus entier naturel $n$ tel que $u_n\pg 45$.
    Réponse ARemarque :dans les faits cette fonction ne renvoie aucun résultat car la suite $\left(u_n\right)$ est croissante et majorée par $20$. Il est donc impossible que $u_n\pg 45$ !
    $\quad$

Ex 2

Exercice 2 (5 points)

  1. On a $A(0;0;0)$, $C(1;1;0)$ et $D(0;1;0)$
    Par conséquent $K\left(\dfrac{1}{2};1;0\right)$
    Donc $\vect{AK}\left(\dfrac{1}{2};1;0\right)$ et $\vect{AL}\left(0;1;\dfrac{3}{2}\right)$.
    $\quad$
  2. a. On a $\vec{n}.\vect{AK}=3-3+0=0$ et $\vec{n}.\vect{AL}=0-3+3=0$.
    $\vec{n}$ est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan $(AKL)$.
    C’est par conséquent un vecteur normal au plan $(AKL)$.
    $\quad$
    b. Une équation cartésienne du plan $(AKL)$ est donc de la forme $6x-3y+2z+d=0$.
    Le point $A(0;0;0)$ appartient à ce plan donc $d=0$.
    Une équation cartésienne du plan $(AKL)$ est alors $6x-3y+2z=0$.
    $\quad$
    c. Le vecteur $\vec{n}$ est un vecteur directeur de la droite $\Delta$.
    Ainsi une représentation paramétrique de la droite $\Delta$ est $$\begin{cases} x=6t\\y=1-3t\\z=2t\end{cases} \quad,t\in \R$$
    $\quad$
    d. En prenant $t=\dfrac{3}{49}$, on constate que le point de coordonnées $\left(\dfrac{18}{49};\dfrac{40}{49};\dfrac{6}{49}\right)$ appartient à la droite $\Delta$.
    De plus
    $\begin{align*} 6\times \dfrac{18}{49}-3\dfrac{40}{49}+2\dfrac{6}{49}&=\dfrac{108}{49}-\dfrac{120}{49}+\dfrac{12}{49} \\
    &=0\end{align*}$
    Le point de coordonnées $\left(\dfrac{18}{49};\dfrac{40}{49};\dfrac{6}{49}\right)$ appartient donc également au plan $(AKL)$.
    Par conséquent $N$ a pour coordonnées $\left(\dfrac{18}{49};\dfrac{40}{49};\dfrac{6}{49}\right)$.
    $\quad$
  3. a. L’aire de la base $ADK$ est
    $\begin{align*} \mathcal{A}&=\dfrac{AD\times DK}{2} \\
    &=\dfrac{1\times \dfrac{1}{2}}{2} \\
    &=\dfrac{1}{4}\end{align*}$
    Ainsi
    $\begin{align*} \mathcal{V}&=\dfrac{\mathcal{A}\times DL}{3} \\
    &=\dfrac{\dfrac{1}{4}\times \dfrac{3}{2}}{3} \\
    &=\dfrac{1}{8}\end{align*}$
    $\quad$
    b. La distance du point $D$ au plan $(AKL)$ est
    $\begin{align*} DN&=\sqrt{\left(\dfrac{18}{49}\right)^2+\left(\dfrac{40}{49}-1\right)^2+\left(\dfrac{6}{49}\right)^2} \\
    &=\sqrt{\dfrac{9}{49}} \\
    &=\dfrac{3}{7}\end{align*}$
    $\quad$
    c. On a
    $\begin{align*} \mathcal{V}=\dfrac{1}{8}&\ssi \dfrac{\mathcal{A}_{AKL}\times DN}{3}=\dfrac{1}{8} \\
    &\ssi \dfrac{3}{7}\mathcal{A}_{AKL}=\dfrac{3}{8} \\
    &\ssi \mathcal{A}_{AKL}=\dfrac{7}{8}\end{align*}$
    L’aire du triangle $AKL$ est donc $\dfrac{7}{8}$.
    $\quad$

 

Ex 3

Exercice 3 (5 points)

  1. Il y a $\dbinom{9}{3}=84$ façons différentes de positionner les trois cœurs.
    $\quad$
  2. Il y a $3$ façons de placer les cœurs sur une ligne pour gagner.
    Il y a $3$ façons de placer les cœurs sur une colonne pour gagner.
    Il y a $2$ façons de placer les cœurs sur une diagonale pour gagner.
    La probabilité qu’un ticket soit gagnant est donc $\dfrac{3+3+2}{84}=\dfrac{2}{21}$.
    $\quad$
  3. On appelle $G$ la variable aléatoire égale au gain algébrique du joeur.
    $G$ ne prend donc que $2$ valeurs $4$ et $-1$.
    $p(G=4)=\dfrac{2}{21}$ et $p(G=-1)=\dfrac{19}{21}$.
    L’espérance de $G$ est :
    $\begin{align*} E(G)&=4\times \dfrac{2}{21}+(-1)\times \dfrac{19}{21} \\
    &=-\dfrac{11}{21}\\
    &<0\end{align*}$
    Le jeu est donc défavorable au joueur.
    $\quad$
  4. a. On effectue $20$ tirages aléatoires, identiques et indépendants. À chaque tirage il n’y a que deux issues : le joueur gagne ou le joueur perd.
    $X$ suit donc la loi binomiale de paramètres $n=20$ et $p=\dfrac{2}{21}$.
    $\quad$
    b. $p(X=5)=\dbinom{20}{5}\left(\dfrac{2}{21}\right)^5\left(\dfrac{19}{21}\right)^{15} \approx 0,027$.
    $\quad$
    c. On a
    $\begin{align*} p(X\pg 1)&=1-p(X=0) \\
    &=1-\left(\dfrac{19}{21}\right)^{20} \\
    & \approx 0,865\end{align*}$
    La probabilité qu’il y ait au moins un gagnant est environ égale à $0,865$.
    $\quad$

 

 

Ex A

Exercice A (5 points)

Partie I : modèle discret

  1. On a
    $\begin{align*} u_1&=u_0+0,05\left(20-u_0\right) \\
    &=1+0,05\times 19\\
    &=1,95\end{align*}$
    $\quad$
  2. a. Pour tout entier naturel $n$ on a
    $\begin{align*} u_{n+1}&=u_n+0,05\left(20-u_n\right) \\
    &=u_n+1-0,05u_n \\
    &=0,95u_n+1\end{align*}$
    $\quad$
    b. Pour tout entier naturel $n$ on a $v_n=20-u_n$ soit $u_n=20-v_n$.
    $\begin{align*} v_{n+1}&=20-u_{n+1} \\
    &=20-0,95u_n-1 \\
    &=19-0,95u_n \\
    &=19-0,95\left(20-v_n\right) \\
    &=19-19+0,95v_n\\
    &=0,95v_n\end{align*}$
    La suite $\left(v_n\right)$ est donc géométrique de raison $0,95$ et de premier terme $v_0=20-1=19$.
    $\quad$
    c. Pour tout entier naturel $n$ on a donc $v_n=19\times 0,95^n$.
    Par conséquent $u_n=20-19\times 0,95^n$.
    $\quad$
  3. $-1<0,95<1$ donc $\lim\limits_{n\to +\infty} 0,95^n=0$ et $\lim\limits_{n\to +\infty}u_n=20$.
    $\quad$

Partie II : modèle continu

  1. La fonction $L$ est dérivable sur $[0;+\infty[$ en tant que somme et composée de fonctions dérivables.
    Pour tout $t\pg 0$ on a d’une part :
    $\begin{align*} L'(t)&=-19\times (-0,05)\e^{-0,05t}\\
    &=0,95\e^{-0,05t}\end{align*}$
    D’autre part :
    $\begin{align*} 0,05\left(20-L(t)\right)&=0,05\left(20-20+19\e^{-0,05t}\right) \\
    &=0,05 \times 19\e^{-0,05t} \\
    &=0,95\e^{-0,05t}\end{align*}$
    Ainsi $L$ est solution de $(E)$.
    De plus $L(0)=20-19=1$.
    $\quad$
  2. a. On a $L'(0)=0,95$ et $L'(5)=0,95\e^{-0,25} \approx 0,74$.
    Ainsi $L'(0)>L'(5)$
    $\quad$
    b. $\lim\limits_{t\to +\infty} -0,05t=-\infty$ et $\lim\limits_{X\to -\infty} \e^X=0$
    Donc $\lim\limits_{t\to +\infty} L'(t)=0$.
    Ce résultat est cohérent avec la description du modèle de croissance exposé au début de l’exercice : le bambou croît de moins en moins rapidement et atteint finalement une taille de $20$ mètres. Au début de l’observation il mesure bien $1$ mètre.
    $\quad$

Ex B

Exercice B (5 points)

Partie I

  1. On a pu saisir la formule $=B2-\ln(B2-1)$.
    $\quad$
  2. Il semblerait que la suite $\left(u_n\right)$ soit décroissante et converge vers $2$.
    $\quad$

Partie II

  1. $\lim\limits_{x\to 1} x-1=0$ et $\lim\limits_{X\to 0} \ln(X)=-\infty$
    Donc $\lim\limits_{x\to 1} f(x)=+\infty$.
    $\quad$
  2. a. $f$ est dérivable sur $]1;+\infty[$ en tant que somme et composée de fonctions dérivables.
    Pour tout $x>1$ on a
    $\begin{align*} f'(x)&=1-\dfrac{1}{x-1} \\
    &=\dfrac{x-1-1}{x-1} \\
    &=\dfrac{x-2}{x-1}\end{align*}$
    $\quad$
    b. Le signe de $f'(x)$ ne dépend que de celui de $x-2$.
    Or $x-2=0 \ssi x=2$ et $x-2>0 \ssi x>2$.
    On obtient donc le tableau de signes suivant :
    $\quad$$\quad$
    c. D’après la question précédente, la fonction $f$ admet $2$ pour minimum atteint pour $x=2$.
    Ainsi, pour tout réel $x\pg 2, ~f(x)\pg 2$.
    $\quad$

Partie III

  1. Initialisation : Si $n=0$ alors $u_0=10\pg 2$. La propriété est vraie au rang $0$.
    $\quad$
    Hérédité : On suppose la propriété vraie au rang $n\in \N$.
    Donc $u_n\pg 2$.
    D’après la question précédente $u_{n+1}=f\left(u_n\right) \pg 2$.
    La propriété est vraie au rang $n+1$.
    $\quad$
    Conclusion : La propriété est vraie au rang $0$ et est héréditaire.
    Pour tout entier naturel $n$ on a $u_n\pg 2$.
    $\quad$
  2. Soit $n\in \N$
    $\begin{align*} u_{n+1}-u_n&= u_n-\ln\left(u_n-1\right)-u_n \\
    &=-\ln\left(u_n-1\right)\end{align*}$
    Or $u_n\pg 2$ donc $u_n-1\pg 1$ et $\ln\left(u_n-1\right)\pg 0$.
    Donc $u_{n+1}-u_n \pp 0$ et la suite $\left(u_n\right)$ est décroissante.
    $\quad$
  3. La suite $\left(u_n\right)$ est décroissante et minorée par $2$. Elle converge donc.
    $\quad$
  4. $\ell$ est donc solution de l’équation $f(x)=x$.
    Or
    $\begin{align*} f(x)=x&\ssi x-\ln(x-1)=x\\
    &\ssi -\ln(x-1)=0\\
    &\ssi x-1=1 \\
    &\ssi x=2\end{align*}$
    Par conséquent $\ell=2$.
    $\quad$

 

Énoncé

Exercice 1 (5 points)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM)

Pour chaque question, trois affirmations sont proposées, une seule de ces affirmations est exacte.
Le candidat recopiera sur sa copie le numéro de chaque question et la lettre de la réponse choisie pour celle-ci.
AUCUNE JUSTIFICATION n’est demandée. Une réponse fausse ou l’absence de réponse n’enlève aucun point.

  1. On considère la fonction $f$ définie sur $\R$ par $$f(x) = \left(x^2-2x-1\right)\e^x$$
    A. La fonction dérivée de $f$ est la fonction définie par $f'(x) = (2x-2)\e^x$.
    B. La fonction $f$ est décroissante sur l’intervalle $]-\infty;2]$.
    C. $\ds\lim\limits_{x \to -\infty} f(x) = 0$.
    $\quad$
  2. On considère la fonction $f$ définie sur $\R$ par $f(x) = \dfrac{3}{5 + \e^x}$.
    Sa courbe représentative dans un repère admet :
    A. une seule asymptote horizontale;
    B. une asymptote horizontale et une asymptote verticale;
    C. deux asymptotes horizontales.
    $\quad$
  3. On donne ci-dessous la courbe $\mathcal{C}_{f”}$ représentant la fonction dérivée seconde $f”$ d’une fonction $f$ définie et deux fois dérivable sur l’intervalle $[-3,5;6]$.A. La fonction $f$ est convexe sur l’intervalle $[-3;3]$.B. La fonction $f$ admet trois points d’inflexion.
    C. La fonction dérivée $f’$ de $f$ est décroissante sur l’intervalle $[0;2]$.
    $\quad$
  4. On considère la suite $\left(u_n\right)$ définie pour tout entier naturel $n$ par $u_n = n^2-17n+20$.
    A. La suite $\left(u_n\right)$ est minorée.
    B. La suite $\left(u_n\right)$ est décroissante.
    C. L’un des termes de la suite $\left(u_n\right)$ est égal à $2~021$.
    $\quad$
  5. On considère la suite $\left(u_n\right)$ définie par $u_0 = 2$ et, pour tout entier naturel $n$, $u_{n+1} = 0,75u_n +5$.
    On considère la fonction « seuil » suivante écrite en Python :
    $$\begin{array}{|l|}
    \hline
    \text{def seuil() }:\\
    \quad \text{u} = 2\\
    \quad \text{n} = 0\\
    \quad \text{while u} < 45 :\\
    \qquad \text{u} = 0.75*u + 5\\
    \qquad \text{n} = \text{n} + 1\\
    \quad \text{return n}\\
    \hline
    \end{array}$$
    Cette fonction renvoie :
    A. la plus petite valeur de $n$ telle que $u_n \pg 45$ ;
    B. la plus petite valeur de $n$ telle que $u_n < 45$ ;
    C. la plus grande valeur de $n$ telle que $u_n \pg 45$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 2 (5 points)

On considère un pavé droit $ABCDEFGH$ tel que $AB = AD = 1$ et $AE = 2$, représenté ci- dessous.
Le point $I$ est le milieu du segment $[AE]$. Le point $K$ est le milieu du segment $[DC]$.
Le point $L$ est défini par: $\vect{DL} = \dfrac{3}{2}\vect{AI}$. $N$ est le projeté orthogonal du point $D$ sur le plan $(AKL)$.

 

 

On se place dans le repère orthonormé $\left(A;\vect{AB},\vect{AD},\vect{AI}\right)$.
On admet que le point $L$ a pour coordonnées $\left(0;1;\dfrac{3}{2}\right)$.

  1. Déterminer les coordonnées des vecteurs $\vect{AK}$ et $\vect{AL}$.
    $\quad$
  2. a. Démontrer que le vecteur $\vect{n}$ de coordonnées $(6;-3;2)$ est un vecteur normal au plan $(AKL)$.
    $\quad$
    b. En déduire une équation cartésienne du plan $(AKL)$.
    $\quad$
    c. Déterminer un système d’équations paramétriques de la droite $\Delta$ passant par $D$ et perpendiculaire au plan $(AKL)$.
    $\quad$
    d. En déduire que le point $N$ de coordonnées $\left(\dfrac{18}{49};\dfrac{40}{49};\dfrac{6}{49}\right)$ est le projeté orthogonal du point $D$ sur le plan $(AKL)$.
    $\quad$

On rappelle que le volume $\mathcal{V}$ d’un tétraèdre est donné par la formule : $$\mathcal{V} = \dfrac{1}{3}\times (\text{aire de la base}) \times \text{hauteur}$$

  1. a. Calculer le volume du tétraèdre $ADKL$ en utilisant le triangle $ADK$ comme base.
    $\quad$
    b. Calculer la distance du point $D$ au plan $(AKL)$.
    $\quad$
    c. Déduire des questions précédentes l’aire du triangle $AKL$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 3 (5 points)

Une société de jeu en ligne propose une nouvelle application pour smartphone nommée « Tickets coeurs! ».
Chaque participant génère sur son smartphone un ticket comportant une grille de taille $3 \times 3$ sur laquelle sont placés trois cœurs répartis au hasard, comme par exemple ci-dessous.

 

 

Le ticket est gagnant si les trois cœurs sont positionnés côte à côte sur une même ligne, sur une même colonne ou sur une même diagonale.

  1. Justifier qu’il y a exactement $84$ façons différentes de positionner les trois cœurs sur une grille.
    $\quad$
  2. Montrer que la probabilité qu’un ticket soit gagnant est égale à $\dfrac{2}{21}$.
    $\quad$
  3. Lorsqu’un joueur génère un ticket, la société prélève $1$ € sur son compte en banque. Si le ticket est gagnant, la société verse alors au joueur $5$ €. Le jeu est-il favorable au joueur?
    $\quad$
  4. Un joueur décide de générer $20$ tickets sur cette application. On suppose que les générations des tickets sont indépendantes entre elles.
    a. Donner la loi de probabilité de la variable aléatoire $X$ qui compte le nombre de tickets gagnants parmi les $20$ tickets générés.
    $\quad$
    b. Calculer la probabilité, arrondie à $10^{-3}$, de l’évènement $(X = 5)$.
    $\quad$
    c. Calculer la probabilité, arrondie à $10^{-3}$, de l’évènement $(X \pg 1)$ et interpréter le résultat dans le contexte de l’exercice.
    $\quad$

$\quad$

Exercice au choix du candidat (5 points)

Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B
Il indique sur sa copie l’exercice choisi : exercice A ou exercice B

Exercice A

Principaux domaines abordés :

  • Suites
  • Équations différentielles

Dans cet exercice, on s’intéresse à la croissance du bambou Moso de taille maximale $20$ mètres.
Le modèle de croissance de Ludwig von Bertalanffy suppose que la vitesse de croissance pour un tel bambou est proportionnelle à l’écart entre sa taille et la taille maximale.

Partie I : modèle discret

Dans cette partie, on observe un bambou de taille initiale $1$ mètre.
Pour tout entier naturel $n$, on note $u_n$ la taille, en mètre, du bambou $n$ jours après le début de l’observation. On a ainsi $u_0 = 1$.
Le modèle de von Bertalanffy pour la croissance du bambou entre deux jours consécutifs se traduit par l’égalité : $$u_{n+1} = u_n + 0,05\left(20-u_n\right)~~ \text{pour tout entier naturel } n$$

  1. Vérifier que $u_1 = 1,95$.
    $\quad$
  2. a. Montrer que pour tout entier naturel $n$, $u_{n+1} = 0,95u_n + 1$.
    $\quad$
    b. On pose pour tout entier naturel $n$, $v_n = 20-u_n$.
    Démontrer que la suite $\left(v_n\right)$ est une suite géométrique dont on précisera le terme initial $v_0$ et la raison.
    $\quad$
    c. En déduire que, pour tout entier naturel $n$, $u_n = 20-19 \times 0,95^n$.
    $\quad$
  3. Déterminer la limite de la suite $\left(u_n\right)$.
    $\quad$

Partie II : modèle continu

Dans cette partie, on souhaite modéliser la taille du même bambou Moso par une fonction donnant sa taille, en mètre, en fonction du temps $t$ exprimé en jour.
D’après le modèle de von Bertalanffy, cette fonction est solution de l’équation différentielle $$(E) \qquad y’ = 0,05(20-y)$$ où $y$ désigne une fonction de la variable $t$, définie et dérivable sur $[0;+\infty[$ et $y’$ désigne sa fonction dérivée.
Soit la fonction $L$ définie sur l’intervalle $[0;+\infty[$ par $$L(t) = 20-19\e^{-0,05t}$$

  1. Vérifier que la fonction $L$ est une solution de $(E)$ et qu’on a également $L(0) = 1$.
    $\quad$
  2. On prend cette fonction $L$ comme modèle et on admet que, si on note $L’$ sa fonction dérivée, $L'(t)$ représente la vitesse de croissance du bambou à l’instant $t$.
    a. Comparer $L'(0)$ et $L'(5)$.
    $\quad$
    b. Calculer la limite de la fonction dérivée $L’$ en $+\infty$.
    Ce résultat est-il en cohérence avec la description du modèle de croissance exposé au début de l’exercice ?
    $\quad$

$\quad$

Exercice B

Principaux domaines abordés :

  • Suites, étude de fonction
  • Fonction logarithme

Soit la fonction $f$ définie sur l’intervalle $]1; +\infty[$ par $$f(x) = x-\ln (x-1)$$
On considère la suite $\left(u_n\right)$ de terme initial $u_0 = 10$ et telle que $u_{n+1} = f\left(u_n\right)$ pour tout entier naturel $n$.

Partie I :

La feuille de calcul ci-dessous a permis d’obtenir des valeurs approchées des premiers termes de la suite $\left(u_n\right)$.

$$\begin{array}{|c|c|c|}
\hline
&\phantom{12345}A\phantom{12345} &B\\
\hline
1 &n&u_n\\
\hline
2 &0&10\\
\hline
3& 1&7,802~775~42\\
\hline
4& 2&5,885~444~74\\
\hline
5& 3&4,299~184~42\\
\hline
6& 4&3,105~509~13\\
\hline
7& 5&2,360~951~82\\
\hline
8& 6&2,052~767~5\\
\hline
9& 7&2,001~345~09\\
\hline
10& 8&2,000~000~9\\
\hline
\end{array}$$

  1. Quelle formule a été saisie dans la cellule B3 pour permettre le calcul des valeurs approchées de $\left(u_n\right)$ par recopie vers le bas ?
    $\quad$
  2. À l’aide de ces valeurs, conjecturer le sens de variation et la limite de la suite $\left(u_n\right)$.
    $\quad$

Partie II :

On rappelle que la fonction $f$ est définie sur l’intervalle $]1; +\infty[$ par $$f(x) = x-\ln (x-1)$$

  1. Calculer $\lim\limits_{x \to 1} f(x)$. On admettra que $\lim\limits_{x \to + \infty} f(x) = +\infty$.
    $\quad$
  2. a. Soit $f’$ la fonction dérivée de $f$. Montrer que pour tout $x \in ]1; +\infty[$, $f'(x) = \dfrac{x-2}{x-1}$.
    $\quad$
    b. En déduire le tableau des variations de $f$ sur l’intervalle $]1;+\infty[$, complété par les limites.
    $\quad$
    c. Justifier que pour tout $x\pg 2$, $f(x) \pg 2$.
    $\quad$

Partie III :

  1. En utilisant les résultats de la partie II, démontrer par récurrence que $u_n \pg 2$ pour tout entier naturel $n$.
    $\quad$
  2. Montrer que la suite $\left(u_n\right)$ est décroissante.
    $\quad$
  3. En déduire que la suite $\left(u_n\right)$ est convergente. On note $\ell$ sa limite.
    $\quad$
  4. On admet que $\ell$ vérifie $f(\ell) = \ell$. Donner la valeur de $\ell$.
    $\quad$

$\quad$

Bac – Spécialité mathématiques – Asie – sujet 1 – mars 2021

Asie – mars 2021

Spécialité maths – Sujet 1- Correction

L’énoncé de ce sujet de bac est disponible ici.

Ex 1

Exercice 1 (5 points)

  1. On a
    $\begin{align*} u_1&=\left(1-\dfrac{10}{100}\right)\times u_0+250 \\
    &=0,9\times 1~000+250 \\
    &= 1~150\end{align*}$
    $\quad$
  2. Chaque année elle ne conserve que $90\%$ de ses abonnés soit $0,9u_n$. De plus $250$ nouveaux abonnés s’ajoutent chaque année à ceux conservés.
    Ainsi, pour tout entier naturel $n$ on a $u_{n+1}=0,9u_n+250$.
    $\quad$
  3. L’instruction suite(10) renvoie la valeur de $u_{10}$ c’est-à-dire le nombre d’abonnés à son profil en 2030.
    $\quad$
  4. a. Initialisation : $u_0=1~000 \pp 2~500$
    La propriété est donc vraie au rang $0$.
    $\quad$
    Hérédité : Soit $n\in \N$. On suppose la propriété vraie au rang $n$.
    $\begin{align*} u_{n+1}&=0,9u_n+250 \\
    &\pp 0,9\times 2~500+250 \\
    &\pp 2~250+250\\
    &\pp 2~500\end{align*}$
    La propriété est donc vraie au rang $n+1$.
    $\quad$
    Conclusion : La propriété est vraie au rang $0$ et est héréditaire.
    Pour tout entier naturel $n$ on a $u_n \pp 2~500$.
    $\quad$
    b. Soit $n\in \N$.
    $\begin{align*} u_{n+1}-u_n&=0,9u_n+250-u_n \\
    &=-0,1u_n+250 \\
    &=-0,1\left(u_n-2~500\right) \end{align*}$
    Or $u_n-2~500    \pp 0$ d’après la question précédente.
    Ainsi $u_{n+1}-u_n\pg 0$ et la suite $\left(u_n\right)$ est croissante.
    $\quad$
    c. La suite $\left(u_n\right)$ est croissante et majorée par $2~500$. Elle converge donc.
    $\quad$
  5. a. Soit $n\in \N$. On a $v_n=u_n-2~500$ donc $u_n=v_n+2~500$.
    $\begin{align*} v_{n+1}&=u_{n+1}-2~500 \\
    &=0,9u_n+250-2~500 \\
    &=0,9\left(v_n+2~500\right)-2~250 \\
    &=0,9v_n\end{align*}$
    La suite $\left(v_n\right)$ est donc géométrique de raison $0,9$ et de premier terme $v_0=u_0-2~500=-1~500$.
    $\quad$
    b. Ainsi, pour tout $n\in \N$, on a $v_n=-1~500\times 0,9^n$
    Donc $u_n=v_n+2~500=-1~500\times 0,9^n+2~500$.
    $\quad$
  6. On peut écrire $$\begin{array}{|l|}
    \hline
    \text{u} = 1000 \\
    \text{n} = 2020 \\
    \text{while u} <= 2200 \\
    \quad \text{u} = 0,9 * \text{u} + 250 \\
    \quad \text{n} = \text{n} + 1\\
    \text{disp(n)}\\
    \hline
    \end{array}$$
    $\quad$
    On veut déterminer le plus petit entier naturel $n$ tel que:
    $\begin{align*} u_n > 2~200&\ssi -1~500 \times 0,9^n + 2~500>2~200 \\
    &\ssi -1~500\times 0,9^n > -300 \\
    &\ssi 0,9^n < 0,2 \\
    &\ssi n\ln(0,9) < \ln(0,2) \\
    &\ssi n>\dfrac{\ln(0,2)}{\ln(0,9)}\end{align*}$
    Or $\dfrac{\ln(0,2)}{\ln(0,9)} \approx 15,3$
    C’est donc en 2036 que le nombre d’abonnés dépassera $2~200$.
    $\quad$

Ex 2

Exercice 2 (5 points)

Partie I

  1. On a $P(6;0;0)$ et $Q(0;0;6)$.
    $\quad$
  2. $\vect{PQ}(-6;0;6)$ et $\vect{PR}(2;2;8)$.
    Donc $\vect{PQ}.\vec{n}=-6+0+6=0$ et $\vect{PR}.\vec{n}=2-10+8=0$.
    Par conséquent $\vec{n}$ est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan $(PQR)$.
    C’est un vecteur normal au plan $(PQR)$.
    $\quad$
  3. Une équation cartésienne du plan $(PQR)$ est alors de la forme $x-5y+z+d=0$.
    Le point $P(6;0;0)$ appartient à ce plan.
    Donc $6+d=0 \ssi d=-6$.
    Une équation cartésienne du plan $(PQR)$ est donc $x-5y+z-6=0$.
    $\quad$

Partie II

  1. $\Omega$ est le milieu de $[EC]$
    Or $E(0;0;8)$ et $C(8;8;0)$
    Ainsi $\Omega\left(\dfrac{8+0}{2};\dfrac{0+8}{2};\dfrac{0+8}{2}\right)$ soit $\Omega(4;4;4)$.
    $\quad$
  2. Le vecteur $\vec{n}$ est un vecteur directeur de la droite $d$.
    Une représentation paramétrique de cette droite est $$\begin{cases} x=4+t\\y=4-5t\\z=4+t\end{cases} \quad, t\in \R$$
    $\quad$
  3. Si on prend $t=\dfrac{2}{3}$ on a $4+t=\dfrac{14}{3}$, $4-5t=\dfrac{2}{3}$ donc le point de coordonnées $\left(\dfrac{14}{3};\dfrac{2}{3};\dfrac{14}{3}\right)$ appartient à $d$.
    De plus $\dfrac{14}{3}-\dfrac{5\times 2}{3}+\dfrac{14}{3}-6=\dfrac{18}{3}-6=0$ : le point de coordonnées $\left(\dfrac{14}{3};\dfrac{2}{3};\dfrac{14}{3}\right)$ appartient au plan $(PQR)$.
    Par conséquent $L$ a pour coordonnées $\left(\dfrac{14}{3};\dfrac{2}{3};\dfrac{14}{3}\right)$.
    $\quad$
  4. Cette distance est
    $\begin{align*} L\Omega&=\sqrt{\left(4-\dfrac{14}{3}\right)^2+\left(4-\dfrac{2}{3}\right)^2+\left(4-\dfrac{14}{3}\right)^2} \\
    &=\sqrt{12}\end{align*}$
    $\quad$

 

Ex 3

Exercice 3 (5 points)

  1. a. Il y a $\dbinom{8}{2}=28$ tirages possibles .
    $\quad$
    b. Il y a $\dbinom{6}{1}\times \dbinom{2}{1}=12$ tirages permettant de gagner.
    La probabilités de gagner à ce jeu est donc $\dfrac{12}{28}=\dfrac{3}{7}$.
    $\quad$
  2. a. La variable aléatoire $G$ ne peut prendre que deux valeurs : $10-k$ et $-k$.
    $P(G=10-k)=\dfrac{3}{7}$ et $P(G=-k)=\dfrac{4}{7}$.
    $\quad$
    b. Le jeu est favorable au joueur si son espérance est positive.
    $\begin{align*} E(G)>0&\ssi \dfrac{3}{7}(10-k)-\dfrac{4}{7}k>0 \\
    &\ssi \dfrac{30}{7}-k>0 \\
    &\ssi k<\dfrac{30}{7}\end{align*}$
    Or $\dfrac{30}{7}\approx 4,2857$
    La somme maximale à payer est donc $4,28$ € pour que le jeu reste favorable au joueur.
    $\quad$
  3. a. On effectue $10$ tirages aléatoires, identiques et indépendants.
    À chaque tirage, il n’y a que deux issues : le joueur gagne ou le joueur perd.
    Ainsi $X$ suit la loi binomiale de paramètres $n=10$ et $p=\dfrac{3}{7}$.
    $\quad$
    b. On veut calculer
    $\begin{align*}P(X=4)&=\dbinom{10}{4}\left(\dfrac{3}{7}\right)^4\left(\dfrac{4}{7}\right)^6\\
    &\approx 0,247\end{align*}$
    La probabilité qu’il y ait exactement quatre joueurs gagnants est environ égale à $0,247$.
    $\quad$
    c. $P(X\pp5)=1-P(X\pp 4) \approx 0,440$
    La probabilité qu’il y ait au moins $5$ gagnants est environ égale à $0,440$.
    $\quad$
    d. D’après la calculatrice on a $P(X\pp 5) \approx 0,78$ et $P(X\pp 6) \approx 0,92$.
    Ainsi le plus petit entier naturel $n$ tel que $P(X\pp n) \pg 0,9$ est $6$.
    $\quad$

 

Ex A

Exercice A (5 points)

Partie I – lectures graphiques

  1. Le coefficient directeur de la tangente à la courbe de la fonction $f$ en $0$ est $f'(0)$.
    Graphiquement $f'(0)=0,4$.
    Le coefficient directeur de la tangente à la courbe de la fonction $f$ en $0$ est graphiquement égal à $0,4$.
    $\quad$
  2. a. La fonction $f’$ semble décroissante sur $]-\infty;-2[$ et sur $[1;+\infty[$ et croissante sur $[-2;1]$.
    $\quad$
    b. La fonction $f$ semble donc convexe sur $[-2;1]$.
    $\quad$

 

Partie II : étude de fonction

  1. D’après la limite des termes de plus haut degré, $\lim\limits_{x\to +\infty} x^2+x+\dfrac{5}{2}=\lim\limits_{x\to +\infty} x^2=+\infty$ et $\lim\limits_{x\to -\infty} x^2+x+\dfrac{5}{2}=\lim\limits_{x\to -\infty} x^2=+\infty$
    Or $\lim\limits_{X\to +\infty} \ln(X)=+\infty$
    Par conséquent $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=+\infty$ et $\lim\limits_{x\to -\infty} f(x)=+\infty$
    $\quad$
  2. Pour tout réel $x$ on a $f'(x)=\dfrac{2x+1}{x^2+x+\dfrac{5}{2}}$.
    $\quad$
  3. Le signe de $f'(x)$ ne dépend que de celui de $2x+1$.
    Or $2x+1=0 \ssi x=-\dfrac{1}{2}$ et $2x+1>0 \ssi x>-\dfrac{1}{2}$.
    On obtient alors le tableau de variations suivant :
    $\quad$
  4. a. La fonction $f$ est continue (car dérivable) et strictement croissante sur $\left[-\dfrac{1}{2};+\infty\right[$.
    De plus $f\left(-\dfrac{1}{2}\right)=\ln\left(\dfrac{9}{4}\right)\approx 0,81<2$ et $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=+\infty$.
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $f(x)=2$ possède une unique solution dans $\left[-\dfrac{1}{2};+\infty\right[$.
    $\quad$
    b. D’après la calculatrice $\alpha \approx 1,8$.
    $\quad$
  5. Le signe de $f\dsec(x)$ ne dépend que de celui de $-2x^2-2x+4$.
    Il s’agit d’un polynôme du second degré dont le discriminant est $\Delta=36>0$ et les racines sont $1$ et $-2$.
    Ainsi $f\dsec(x)$ s’annule en changeant de signe en $-2$ et $1$.
    La courbe représentative de $f$ possède donc deux points d’inflexion d’abscisse $-2$ et $1$.
    $\quad$

 

Ex B

Exercice B (5 points)

Partie I

  1. a. La fonction $f$ définie sur $\R$ par $f(t)=1$ est solution de cette équation.
    En effet $f'(t)=0$ pour tout réel $t$ et $-0,4\times 1+0,4=0$.
    Donc $f'(t)=-0,4f(t)+0,4$ pour tout réel $t$.
    $\quad$
    b. Soit $f$ une autre solution de cette équation différentielle.
    Ainsi, la fonction $g$ définie pour tout réel $t$ par $g(t)=f(t)+1$ est également solution de cette équation différentielle.
    Par conséquent :
    $f'(t)=-0,4\left(f(t)+1\right)+0,4 \ssi f'(t)=-0,4f(t)$
    Les solutions de l’équation différentielle $y=-0,4y$ sont les fonctions définies par $t\mapsto C\e^{-0,4t}$ où $C\in \R$.
    Les solutions de l’équation différentielle initiale sont donc les fonctions définies par $t\mapsto C\e^{-0,4t}+1$ pour tout $C\in \R$
    $\quad$
    c. $g(0)=10 \ssi C+1=10 \ssi C=9$
    Ainsi $g$ est la fonction définie sur $\R$ par $t\mapsto 9\e^{-0,4t}+1$.
    $\quad$

Partie II

  1. $\lim\limits_{t\to +\infty} -0,4t=-\infty$ or $\lim\limits_{X\to -\infty} \e^{X}=0$
    Par conséquent $\lim\limits_{t\to +\infty} p(t)=1$.
    $\quad$
  2. Pour tout réel $t\pg 0$ on a
    $\begin{align*} p'(t)&=\dfrac{9\times -0,4\e^{-0,4t}}{\left(1+9\e^{-0,4t}\right)^2} \\
    &=\dfrac{-3,6\e^{-0,4}}{\left(1+9\e^{-0,4t}\right)^2} \end{align*}$
    $\quad$
  3. a. On a
    $\begin{align*} p(t)=\dfrac{1}{2} &\ssi \dfrac{1}{1+9\e^{-0,4t}}=\dfrac{1}{2} \\
    &\ssi 2=1+9\e^{-0,4t} \\
    &\ssi \e^{-0,4t}=\dfrac{1}{9} \\
    &\ssi -0,4t=-\ln(9) \qquad \text{car } \ln\left(\dfrac{1}{9}\right)=-\ln(9)\\
    &\ssi t=\dfrac{\ln(9)}{0,4}\end{align*}$
    Or $\dfrac{\ln(9)}{0,4}>0$ car $9>1$
    L’équation $p(t)=\dfrac{1}{2}$ admet donc une unique solution solution sur $[0;+\infty[$.
    Remarque : On pouvait également utiliser le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (ou théorème de la bijection)
    $\quad$
    b. D’après la calculatrice $\alpha=\dfrac{\ln(9)}{0,4}\approx 5,5$.
    $\quad$

Partie III

  1. Soit $t\pg 0$
    $\begin{align*} 0,4p(t)\left(1-p(t)\right)&=\dfrac{0,4}{1+9\e^{-0,4t}}\left(1-\dfrac{1}{1+9\e^{-0,4t}}\right) \\
    &=\dfrac{0,4}{1+9\e^{-0,4t}}\times \dfrac{-9\e^{-0,4t}}{1+9\e^{-0,4t}} \\
    &=\dfrac{-3,6\e^{-0,4t}}{1+9\e^{-0,4t}} \\
    &=p'(t)\end{align*}$
    Par conséquent $p$ est solution de l’équation différentielle $y’=0,4y(1-y)$.
    De plus $p(0)=\dfrac{1}{1+9}=\dfrac{1}{10}$.
    $\quad$
  2. $\lim\limits_{t\to +\infty} p(t)=1$ signifie que sur le long terme toutes les écoles auront accès à internet.
    $p(\alpha)=\dfrac{1}{2}$ avec $\alpha\approx 5,5$ signifie qu’au milieu de l’année 2026, la moitié des écoles auront accès à internet.
    $p(0)=\dfrac{1}{10}$ signifie qu’en 2020 seulement $10\%$ des écoles ont accès à internet.
    $\quad$

 

Énoncé

Exercice 1 (5 points)

En 2020, une influenceuse sur les réseaux sociaux compte $1~000$ abonnés à son profil. On modélise le nombre d’abonnés ainsi: chaque année, elle perd $10\%$ de ses abonnés auxquels s’ajoutent $250$ nouveaux abonnés.
Pour tout entier naturel $n$, on note $u_n$ le nombre d’abonnés à son profil en l’année (2020 $+n$), suivant cette modélisation. Ainsi $u_0 = 1~000$.

  1. Calculer $u_1$.
    $\quad$
  2. Justifier que pour tout entier naturel $n$, $u_{n+1} = 0,9u_n + 250$.
    $\quad$
  3. La fonction Python nommée « suite » est définie ci-dessous. Dans le contexte de l’exercice, interpréter la valeur renvoyée par suite(10).
    $$\begin{array}{|l|}
    \hline
    \text{def suite( n) }:\\
    \quad \text{u} = 1000\\
    \quad \text{for i in range(n)} :\\
    \qquad \text{u} = 0,9*\text{u} + 250\\
    \quad \text{return u}\\
    \hline
    \end{array}$$
    $\quad$
  4. a. Montrer, à l’aide d’un raisonnement par récurrence, que pour tout entier naturel $n$, $u_n \pp 2~500$.
    $\quad$
    b. Démontrer que la suite $\left(u_n\right)$ est croissante.
    $\quad$
    c. Déduire des questions précédentes que la suite $\left(u_n\right)$ est convergente.
    $\quad$
  5. Soit $\left(v_n\right)$ la suite définie par $v_n = u_n – 2~500$ pour tout entier naturel $n$.
    a. Montrer que la suite $\left(v_n\right)$ est une suite géométrique de raison $0,9$ et de terme initial $v_0 = -1~500$.
    $\quad$
    b. Pour tout entier naturel $n$, exprimer $v_n$ en fonction de $n$ et montrer que : $$u_n = – 1~500 \times 0,9^n + 2~500$$
    $\quad$
    c. Déterminer la limite de la suite $\left(u_n\right)$ et interpréter dans le contexte de l’exercice.
    $\quad$
  6. Écrire un programme qui permet de déterminer en quelle année le nombre d’abonnés dépassera $2~200$.
    Déterminer cette année.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 2 (5 points)

On considère un cube $ABCDEFGH$ d’arête $8$ cm et de centre $\Omega$.
Les points $P$, $Q$ et $R$ sont définis par $\vect{AP} = \dfrac{3}{4}\vect{AB}$, $ \vect{AQ} = \dfrac{3}{4}\vect{AE}$ et $\vect{FR} = \dfrac{1}{4}\vect{FG}$.
On se place dans le repère orthonormé  $\left(\text{A};\vec{i},\vec{j},\vec{k}\right)$ avec : $\vec{i} = \dfrac{1}{8}\vect{AB}$, $\vec{j}= \dfrac{1}{8}\vect{AD}$ et $\vec{k} = \dfrac{1}{8}\vect{AE}$.

 

 

Partie I

  1. Dans ce repère, on admet que les coordonnées du point $R$ sont $(8;2;8)$.
    Donner les coordonnées des points $P$ et $Q$.
    $\quad$
  2. Montrer que le vecteur $\vec{n}(1;-5;1)$ est un vecteur normal au plan $(PQR)$.
    $\quad$
  3. Justifier qu’une équation cartésienne du plan $(PQR)$ est $x-5y+z-6 = 0$.
    $\quad$

Partie II

On note $L$ le projeté orthogonal du point $\Omega$ sur le plan $(PQR)$.

  1. Justifier que les coordonnées du point $\Omega$ sont $(4;4;4)$.
    $\quad$
  2. Donner une représentation paramétrique de la droite $d$ perpendiculaire au plan $(PQR)$ et passant par $\Omega$.
    $\quad$
  3. Montrer que les coordonnées du point $L$ sont $\left(\dfrac{14}{3}; \dfrac{2}{3};\dfrac{14}{3}\right)$
    $\quad$
  4. Calculer la distance du point $\Omega$ au plan $(PQR)$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 3 (5 points)

Un sac contient les huit lettres suivantes: A B C D E F G H ($2$ voyelles et $6$ consonnes).
Un jeu consiste à tirer simultanément au hasard deux lettres dans ce sac.
On gagne si le tirage est constitué d’une voyelle et d’une consonne.

  1. Un joueur extrait simultanément deux lettres du sac.
    a. Déterminer le nombre de tirages possibles.
    $\quad$
    b. Déterminer la probabilité que le joueur gagne à ce jeu.
    $\quad$

Les questions 2 et 3 de cet exercice sont indépendantes.
Pour la suite de l’exercice, on admet que la probabilité que le joueur gagne est égale à $\dfrac{3}{7}$.

  1. Pour jouer, le joueur doit payer $k$ euros, $k$ désignant un entier naturel non nul.
    Si le joueur gagne, il remporte la somme de $10$ euros, sinon il ne remporte rien.
    On note $G$ la variable aléatoire égale au gain algébrique d’un joueur (c’est-à-dire la somme remportée à laquelle on soustrait la somme payée).
    a. Déterminer la loi de probabilité de $G$.
    $\quad$
    b. Quelle doit être la valeur maximale de la somme payée au départ pour que le jeu reste favorable au joueur ?
    $\quad$
  2. Dix joueurs font chacun une partie. Les lettres tirées sont remises dans le sac après chaque partie.
    On note $X$ la variable aléatoire égale au nombre de joueurs gagnants.
    a. Justifier que $X$ suit une loi binomiale et donner ses paramètres.
    $\quad$
    b. Calculer la probabilité, arrondie à $10^{-3}$, qu’il y ait exactement quatre joueurs gagnants.
    $\quad$
    c. Calculer $P(X \pg 5)$ en arrondissant à $10^{-3}$. Donner une interprétation du résultat obtenu.
    $\quad$
    d. Déterminer le plus petit entier naturel $n$ tel que $P(X \pp  n) \pg 0,9$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice au choix du candidat (5 points)

Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B
Il indique sur sa copie l’exercice choisi: exercice A ou exercice B

Exercice A

Principaux domaines abordés :

  • convexité
  • fonction logarithme

Partie I : lectures graphiques

$f$ désigne une fonction définie et dérivable sur $\R$.
On donne ci-dessous la courbe représentative de la fonction dérivée $f’$.

 

 

Avec la précision permise par le graphique, répondre aux questions suivantes

  1. Déterminer le coefficient directeur de la tangente à la courbe de la fonction $f$ en $O$.
    $\quad$
  2. a. Donner les variations de la fonction dérivée $f’$.
    $\quad$
    b. En déduire un intervalle sur lequel $f$ est convexe.
    $\quad$

Partie II : étude de fonction

La fonction $f$ est définie sur $\R$ par $$f(x) = \ln \left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right)$$

  1. Calculer les limites de la fonction $f$ en $+\infty$ et en $-\infty$.
    $\quad$
  2. Déterminer une expression $f'(x)$ de la fonction dérivée de $f$ pour tout $x \in \R$.
    $\quad$
  3. En déduire le tableau des variations de $f$. On veillera à placer les limites dans ce tableau.
    $\quad$
  4. a. Justifier que l’équation $f(x) = 2$ a une unique solution $\alpha$ dans l’intervalle $\left[-\dfrac{1}{2};+ \infty\right[$.
    $\quad$
    b. Donner une valeur approchée de $\alpha$ à $10^{-1}$ près.
    $\quad$
  5. La fonction $f’$ est dérivable sur $\R$. On admet que, pour tout $x \in \R$, $f”(x) = \dfrac{-2x^2-2x+4}{\left(x^2+x+\dfrac{5}{2}\right)^2}$.
    Déterminer le nombre de points d’inflexion de la courbe représentative de $f$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice B

Principaux domaines abordés :

  • Étude de fonction, fonction exponentielle
  • Équations différentielles

Partie I

Considérons l’équation différentielle $$y’= -0,4y + 0,4$$ où $y$ désigne une fonction de la variable $t$, définie et dérivable sur $[0; + \infty[$.

  1. a. Déterminer une solution particulière constante de cette équation différentielle.
    $\quad$
    b. En déduire l’ensemble des solutions de cette équation différentielle.
    $\quad$
    c. Déterminer la fonction $g$, solution de cette équation différentielle, qui vérifie $g(0) = 10$.
    $\quad$

$\quad$

Partie II

Soit $p$ la fonction définie et dérivable sur l’intervalle $[0;+ \infty[$ par $$p(t) = \dfrac{1}{g(t)} = \dfrac{1}{1 + 9\e^{-0,4t}}$$

  1. Déterminer la limite de $p$ en $+ \infty$.
    $\quad$
  2. Montrer que $p'(t) = \dfrac{3,6\e^{-0,4t}}{ \left(1 + 9\e^{-0,4t}\right)^2}$ pour tout $t \in [0;+ \infty[$.
    $\quad$
  3. a. Montrer que l’équation $p(t) = \dfrac{1}{2}$ admet une unique solution $\alpha$ sur $[0;+ \infty[$.
    $\quad$
    b. Déterminer une valeur approchée de $\alpha$ à $10^{-1}$ près à l’aide d’une calculatrice.
    $\quad$

Partie III

  1. $p$ désigne la fonction de la partie II.
    Vérifier que $p$ est solution de l’équation différentielle $y’ = 0,4y(1-y)$ avec la condition initiale $y(0) = \dfrac{1}{10}$ où $y$ désigne une fonction définie et dérivable sur $[0; + \infty[$.
    $\quad$
  2. Dans un pays en voie de développement, en l’année 2020, $10\%$ des écoles ont accès à internet.
    Une politique volontariste d’équipement est mise en œuvre et on s’intéresse à l’évolution de la proportion des écoles ayant accès à internet.
    On note $t$ le temps écoulé, exprimé en année, depuis l’année 2020.
    La proportion des écoles ayant accès à internet à l’instant $t$ est modélisée par $p(t)$.
    Interpréter dans ce contexte la limite de la question II.1 puis la valeur approchée de $\alpha$ de la question II 3. b. ainsi que la valeur $p(0)$.
    $\quad$

$\quad$

 

 

 

Bac – Spécialité mathématiques – sujet 1 – Métropole – Mars 2021

Métropole – Mars 2021

Spécialité maths – Sujet 1 – Correction

L’énoncé de ce sujet de bac est disponible ici.

Ex 1

Exercice 1

Partie I

  1. On obtient l’arbre pondéré suivant :


    $\quad$

  2. On veut calculer
    $\begin{align*} p(D\cap A)&=p(D)\times p_D(A)\\
    &=0,1\times 0,6\\
    &=0,06\end{align*}$
    La probabilité que le candidat soit sélectionné sur dossier et admis à l’école est égale à $0,06$.
    $\quad$
  3. $\left(D,\conj{D}\right)$ forme un système complet d’événements fini.
    D’après la formule des probabilités totales on a :
    $\begin{align*} p(A)&=p(D)\times p_D(A)+p\left(\conj{D}\right)p_{\conj{D}}(A)\\
    &=0,06+0,9\times 0,2\\
    &=0,06+0,18\\
    &=0,24\end{align*}$
    La probabilité de l’événement $A$ est égale à $0,24$.
    $\quad$
  4. On veut calculer
    $\begin{align*} p_A\left(\conj{D}\right)&=\dfrac{p\left(A\cap \conj{D}\right)}{p(A)} \\
    &=\dfrac{0,18}{0,24} \\
    &=0,75\end{align*}$
    La probabilité que le dossier du candidat n’ait pas été sélectionné sachant qu’il a été admis à l’école est égale à $0,75$.
    $\quad$

Partie II

  1. a. $X$ suit la loi binomiale de paramètres $n=7$ et $p=0,24$.
    $\quad$
    b. On a
    $\begin{align*} P(X=1)&=\dbinom{7}{1}0,24\times (1-,24)^6 \\
    &\approx 0,32\end{align*}$
    La probabilité qu’un seul des sept candidats tirés au sort soit admis à l’école est environ égale à $0,32$.
    $\quad$
    c. On a
    $\begin{align*} P(X\pg 2)&=1-P(X\pp 1)\\
    &\approx 0,53\end{align*}$
    La probabilité qu’au moins deux des sept candidats tirés au sort soient admis à cette école est environ égale à $0,53$.
    $\quad$
  2. a. La probabilité qu’un candidat ne soit pas admis est égale à $1-0,24=0,76$.
    Les résultats des candidats sont indépendants les uns des autres.
    Par conséquent la probabilité qu’aucun candidat issu de ce lycée ne soit admis à l’école est égale à $0,76^n$.
    $\quad$
    b. La probabilité qu’au moins un élève de ce lycée soit admis à l’école est $1-0,76^n$.
    On doit donc déterminer le plus petit entier naturel $n$ tel que
    $\begin{align*} 1-0,76^n \pg 0,99 &\ssi -0,76^n \pg -0,01 \\
    &\ssi 0,76^n\pp 0,01\\
    &\ssi n\ln(0,76) \pp \ln(0,01)\\
    &\ssi n\pg \dfrac{\ln(0,01)}{\ln(0,76)}\end{align*}$
    Car $\ln(0,76)<0$
    Or $\dfrac{\ln(0,01)}{\ln(0,76)} \approx 16,8$.
    Le lycée doit donc présenter au moins $17$ candidats dans cette école pour que la probabilité qu’au moins un élève de ce lycée soit admis à l’école soit supérieure ou égale à $0,99$.
    $\quad$

Ex 2

Exercice 2

  1. a. Par croissances comparées, $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{\e^x}{x}=+\infty$.
    $\quad$
    b. $\lim\limits_{x\to 0^+} \dfrac{1}{x}=+\infty$ et $\lim\limits_{x\to 0^+} \e^x=1$ donc $\lim\limits_{x\to 0^+} f(x)=+\infty$.
    L’axe des ordonnées est donc asymptote à la courbe $C_f$.
    $\quad$
  2. La fonction $f$ est dérivable sur $]0;+\infty[$ en tant que quotient de fonctions dérivables sur cet intervalle dont le dénominateur ne s’annule pas.
    Pour tout réel $x>0$ on a
    $\begin{align*} f'(x)&=\dfrac{\e^x\times x-\e^x \times 1}{x^2} \\
    &=\dfrac{(x-1)\e^x}{x^2}\end{align*}$
    $\quad$
  3. La fonction exponentielle est strictement positive sur $\R$.
    Le signe de $f'(x)$ ne dépend donc que de celui de $x-1$.
    Or $x-1=0 \ssi x=1$ et $x-1>0 \ssi x>1$.
    On obtient donc le tableau de variations suivant :

    $\quad$
  4. $\bullet $ Pour tout réel $x>0$ on a donc $f(x)\pg \e$.
    Ainsi si $m<\e$ alors l’équation $f(x)=m$ ne possède pas de solution.
    $\bullet$ Soit $m>\e$.
    La fonction $f$ est continue (car dérivable) strictement décroissante sur l’intervalle $]0;1[$.
    $\lim\limits_{x\to 0^+} f(x)=+\infty$ et $f(1)=\e$
    Or $m\in ]\e;+\infty[$
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $f(x)=m$ possède une unique solution sur l’intervalle $]0;1[$.
    $\quad$
    La fonction $f$ est continue (car dérivable) strictement croissante sur l’intervalle $]1;+\infty[$.
    $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=+\infty$ et $f(1)=\e$
    Or $m\in ]\e;+\infty[$
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $f(x)=m$ possède une unique solution sur l’intervalle $]0;1[$.
    $\quad$
    Par conséquent l’équation $f(x)=m$ possède exactement deux solutions sur $]0;+\infty[$.
    $\bullet$ Si $m=\e$ La fonction $f$ atteint une seule fois son minimum en $1$ et celui-ci vaut $\e$.
    L’équation $f(x)=m$ possède alors une unique solution sur $]0;+\infty[$.
    $\quad$
  5. a. Le coefficient directeur de la droite $\Delta$ est $-1$.
    Deux droites non parallèles à l’axe des ordonnées sont parallèles si, et seulement si, leur coefficients directeurs sont égaux.
    Le coefficient directeur d’une tangente à la courbe $C_f$ au point d’abscisse $a$ est $f'(a)$.
    Ainsi $a$ est solution, dans $]0;+\infty[$ de l’équation
    $\begin{align*} f'(x)=-1&\ssi \dfrac{\e^x(x-1)}{x^2}=-1\\
    &\ssi \e^x(x-1)=-x^2\\
    &\ssi \e^x(x-1)+x^2=0\end{align*}$
    $\quad$
    b. La fonction $g$ est dérivable sur $[0;+\infty[$ d’après l’énoncé.
    Pour tout réel $x\pg 0$ on a
    $\begin{align*} g'(x)&=\e^x(x-1)+\e^x+2x \\
    &=x\e^x+2x\\
    &=x\left(\e^x+2\right)\end{align*}$
    La fonction exponentielle est strictement positive sur $\R$ donc $\e^x+2>0$ sur $\R$
    De plus sur $[0;+\infty[$ on a $x\pg 0$ et ne s’annule qu’en $0$.
    Par conséquent $g'(x)\pg 0$ et $g'(x)$ ne s’annule qu’en $0$.
    On obtient ainsi le tableau de variations suivant :

    $\lim\limits_{x\to +\infty} \e^x=+\infty$, $\lim\limits_{x\to +\infty} x-1=+\infty$ et $\lim\limits_{x\to +\infty} x^2$
    Donc $\lim\limits_{x\to +\infty} g(x)=+\infty$.
    $\quad$
    c. La fonction $g$ est continue (car dérivable) et strictement croissante sur $[0;+\infty[$.
    $g(0)=-1<0$ et $\lim\limits_{x\to +\infty} g(x)=+\infty$.
    Or $0\in ]-1;+\infty[$
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $g(x)=0$ admet une unique solution sur $[0;+\infty[$.
    De plus $g(0)\neq 0$.
    Il existe par conséquent un unique point $A$ en lequel la tangente à $\mathscr{C}_f$ est parallèle à la droite $\Delta$.
    $\quad$

Ex 3

Exercice 3

  1. Le point $K$ appartient à $(SD)$ donc $(DK)$ et $(SD)$ sont coplanaires.
    $S$ est le sommet de la pyramide et $I$ est le centre du carré $ABCD$ donc $(AS)$ et $(IC)$ sont coplanaires.
    D’après le théorème des milieux (ou du théorème de Thalès) la droite $(LM)$ est parallèle à la droite $(BC)$, elle-même parallèle à la droite $(AD)$. Par conséquent $(LM)$ et $(AD)$ sont coplanaires.
    Réponse c
    $\quad$
  2. $K$ est le milieu de $[SD]$. Ses coordonnées sont donc $\left(0;-\dfrac{1}{2};\dfrac{1}{2}\right)$.
    $L$ est le milieu de $[SC]$. Ses coordonnées sont donc $\left(\dfrac{1}{2};0;\dfrac{1}{2}\right)$
    Ainsi $N$ milieu de $[KL]$ a pour coordonnées $\left(\dfrac{1}{4};-\dfrac{1}{4};\dfrac{1}{2}\right)$.
    Réponse b
    $\quad$
  3. Les coordonnées du vecteur $\vect{AS}$ sont $\begin{pmatrix} 0-(-1)\\0-0\\1-0\end{pmatrix}$ soit $\begin{pmatrix}1\\0\\1\end{pmatrix}$.
    Réponse b
    $\quad$
  4. Un vecteur directeur de la droite $(AS)$ est $\vect{AS}\begin{pmatrix}1\\0\\1\end{pmatrix}$.
    On exclut donc les propositions a. et d., dont un vecteur directeur a pour coordonnées $\begin{pmatrix}-1\\1\\-1\end{pmatrix}$.
    En prenant $t=0$ dans la propositions c. on retrouve les coordonnées du point $S$ et en prenant $t=-1$ on retrouve les coordonnées du point $A$.
    Réponse c
    $\quad$
  5. Si on remplace $x, y$ et $z$ par les coordonnées des points $S$, $C$ et $B$ on constate que seule l’équation $x+y+z-1=0$ convient.
    Réponse b
    $\quad$

Ex A

Exercice A

  1. On a $u_1=\dfrac{3}{4}\times 1+0+1=\dfrac{7}{4}$
    $u_2=\dfrac{3}{4}\times \dfrac{7}{4}+\dfrac{1}{4}+1=\dfrac{41}{16}$
    $\quad$
  2. a. On a pu écrire $=3/4*\text{B2}+1/4*\text{A2}+1$
    $\quad$
    b. Il semblerait que la suite $\left(u_n\right)$ soit strictement croissante.
    $\quad$
  3. a. Initialisation : Si $n=0$ alors $u_0=1$ et $0\pp u_0 \pp 0+1$
    La propriété est donc vraie au rang $0$.
    $\quad$
    Hérédité : Soit $n\in N$. On suppose la propriété vraie au rang $n$.
    $\begin{align*} n\pp u_n\pp n+1&\ssi \dfrac{3}{4}n \pp \dfrac{3}{4}u_n \pp \dfrac{3}{4}n+\dfrac{3}{4} \\
    &\ssi n\pp \dfrac{3}{4}u_n+\dfrac{1}{4}n\pp n+\dfrac{3}{4} \\
    &\ssi n+1\pp u_{n+1} \pp n+1+\dfrac{3}{4}\end{align*}$
    Or $n+2> n+1+\dfrac{3}{4}$
    Ainsi $n+1\pp u_{n+1}\pp n+2$
    La propriété est vraie au rang $n+1$.
    $\quad$
    Conclusion : La propriété est vraie au rang $0$ et est héréditaire.
    Par conséquent, pour tout entier naturel $n$ on a $n\pp u_n \pp n+1$.
    $\quad$
    b. Pour tout $n\in \N$ on a
    $\begin{align*} u_{n+1}-u_n&=\dfrac{3}{4}u_n+\dfrac{1}{4}n+1-u_n\\
    &=-\dfrac{1}{4}u_n+\dfrac{1}{4}n+1 \\
    &=\dfrac{1}{4}\left(n-u_n\right)+1\\
    &\pg \dfrac{1}{4}\left(n-(n+1)\right)+1\\
    &\pg -\dfrac{1}{4}+1\\
    &\pg \dfrac{3}{4}\\
    &> 0\end{align*}$
    La suite $\left(u_n\right)$ est donc strictement croissante.
    $\quad$
    c. Pour tout $n\in \N^*$ on a $n\pp u_n \pp n+1$ donc $1\pp \dfrac{u_n}{n}\pp 1+\dfrac{1}{n}$
    Or $\lim\limits_{n\to +\infty} 1+\dfrac{1}{n}=1$
    D’après le théorème des gendarmes, $\lim\limits_{n\to +\infty} \dfrac{u_n}{n}=1$.
    $\quad$
  4. a. Pour tout $n\in \N$ on a
    $\begin{align*} v_{n+1}&=u_{n+1}-(n+1) \\
    &=\dfrac{3}{4}u_n+\dfrac{1}{4}n+1-n-1\\
    &=\dfrac{3}{4}u_n-\dfrac{3}{4}n\\
    &=\dfrac{3}{4}\left(u_n-n\right)\\
    &=\dfrac{3}{4}v_n\end{align*}$
    La suite $\left(v_n\right)$ est donc géométrique de raison $\dfrac{3}{4}$ et de premier terme $v_0=u_0-0=1$.
    $\quad$
    b. Pour tout $n\in \N$ on a donc $v_n=\left(\dfrac{3}{4}\right)^n$.
    Ainsi $u_n=v_n+n=\left(\dfrac{3}{4}\right)^n+n$.
    $\quad$

 

Ex B

Exercice B

  1. Pour tout réel $x>0$ on a $f(x)=x\left(1+\dfrac{4}{x}-\dfrac{4\ln(x)}{x}-\dfrac{3}{x^2}\right)$.
    Or $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{4}{x}=0$, $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{3}{x^2}=0$ et, par croissances comparées $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{\ln(x)}{x}=0$.
    Ainsi $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=+\infty$.
    $\quad$
  2. Pour tout réel $x>0$ on a
    $\begin{align*} f'(x)&=1-\dfrac{4}{x}+\dfrac{3}{x^2} \\
    &=\dfrac{x^2-4x+3}{x^2}\end{align*}$
    $\quad$
  3. a. Le signe de $f'(x)$ ne dépend que de celui de $x^2-4x+3$.
    $\Delta=16-12=4>0$
    Le polynôme du second degré possède donc deux racines :
    $x_1=\dfrac{4-2}{2}=1$ et $x_2=\dfrac{4+2}{2}=3$
    Le coefficient principal est $a=1>0$.
    On obtient donc le tableau de variations suivant :
    b. On a $6-4\ln(3)\approx 1,61$ et $\dfrac{5}{3} \approx 1,67$.
    Ainsi, par lecture du tableau de variations, l’équation $f(x)=\dfrac{5}{3}$ possède exactement $3$ solutions (une dans chaque intervalle du tableau).
    $\quad$
  4. La fonction $f’$ est dérivable sur $]0;+\infty[$ en tant que quotient de fonctions dérivables sur $]0;+\infty[$ dont le dénominateur ne s’annule pas.
    On reprend l’expression de $f'(x)=1-\dfrac{4}{x}+\dfrac{3}{x^2}$
    Par conséquent, pour tout réel $x>0$ on a
    $\begin{align*} f\dsec(x)&=\dfrac{4}{x^2}-\dfrac{6}{x^3} \\
    &=\dfrac{4x-6}{x^3} \end{align*}$
    Sur $]0;+\infty$, on a $x^3>0$ donc $f\dsec(x)$ est du signe de $4x-6$ sur $]0;+\infty[$.
    $4x-6=0 \ssi x=\dfrac{3}{2}$ et $4x-6>0 \ssi x>\dfrac{3}{2}$
    La fonction $f$ est donc concave sur $\left]0;\dfrac{3}{2}\right]$ et convexe sur $\left[\dfrac{3}{2};+\infty\right[$.
    La fonction $f$ ne change qu’une seule fois de convexité sur $]0;+\infty[$. La courbe $\mathcal{C}$ possède donc un unique point d’inflexion d’abscisse $\dfrac{3}{2}$ et d’ordonnées $f\left(\dfrac{3}{2}\right)=\dfrac{7}{2}-4\ln\left(\dfrac{3}{2}\right)$.
    $\quad$

Énoncé

Exercice 1     5 points

Dans une école de statistique, après étude des dossiers des candidats, le recrutement se fait de deux façons :

  • $10 \%$ des candidats sont sélectionnés sur dossier. Ces candidats doivent ensuite passer un oral à l’issue duquel $60 \%$ d’entre eux sont finalement admis à l’école.
  • Les candidats n’ayant pas été sélectionnés sur dossier passent une épreuve écrite à l’issue de laquelle $20 \%$ d’entre eux sont admis à l’école.

Partie I

On choisit au hasard un candidat à ce concours de recrutement.
On notera :

  • $D$ l’événement « le candidat a été sélectionné sur dossier » ;
  • $A$ l’événement « le candidat a été admis à l’école » ;
  • $\conj{D}$ et $\conj{A}$ les événements contraires des événements $D$ et $A$ respectivement.
  1. Traduire la situation par un arbre pondéré.
    $\quad$
  2. Calculer la probabilité que le candidat soit sélectionné sur dossier et admis à l’école.
    $\quad$
  3. Montrer que la probabilité de l’événement $A$ est égale à $0,24$.
    $\quad$
  4. On choisit au hasard un candidat admis à l’école. Quelle est la probabilité que son dossier n’ait pas été sélectionné ?
    $\quad$

Partie II

  1. On admet que la probabilité pour un candidat d’être admis à l’école est égale à $0,24$.
    On considère un échantillon de sept candidats choisis au hasard, en assimilant ce choix à un tirage au sort avec remise. On désigne par $X$ la variable aléatoire dénombrant les candidats admis à l’école parmi les sept tirés au sort.
    a. On admet que la variable aléatoire $X$ suit une loi binomiale. Quels sont les paramètres de cette loi ?
    $\quad$
    b. Calculer la probabilité qu’un seul des sept candidats tirés au sort soit admis à l’école. On donnera une réponse arrondie au centième.
    $\quad$
    c. Calculer la probabilité qu’au moins deux des sept candidats tirés au sort soient admis à cette école. On donnera une réponse arrondie au centième.
    $\quad$
  2. Un lycée présente $n$ candidats au recrutement dans cette école, où $n$ est un entier naturel non nul.
    On admet que la probabilité pour un candidat quelconque du lycée d’être admis à l’école est égale à $0,24$ et que les résultats des candidats sont indépendants les uns des autres.
    a. Donner l’expression, en fonction de $n$, de la probabilité qu’aucun candidat issu de ce lycée ne soit admis à l’école.
    $\quad$
    b. À partir de quelle valeur de l’entier $n$ la probabilité qu’au moins un élève de ce lycée soit admis à l’école est-elle supérieure ou égale à $0,99$ ?
    $\quad$

$\quad$

Exercice 2     5 points

Soit $f$ la fonction définie sur l’intervalle $]0;+\infty[$ par : $$f(x)=\dfrac{\e^x}{x}$$
On note $C_f$ la courbe représentative de la fonction $f$ dans un repère orthonormé.

  1. a. Préciser la limite de la fonction $f$ en $+\infty$.
    $\quad$
    b. Justifier que l’axe des ordonnées est asymptote à la courbe $C_f$.
    $\quad$
  2. Montrer que, pour tout nombre réel $x$ de l’intervalle $]0;+\infty[$, on a : $$f'(x)=\dfrac{\e^x(x-1)}{x^2}$$
    où $f’$ désigne la fonction dérivée de la fonction $f$.
    $\quad$
  3. Déterminer les variations de la fonction $f$  sur l’intervalle $]0;+\infty[$. On établira un tableau de variations de la fonction $f$ dans lequel apparaîtront les limites.
    $\quad$
  4. Soit $m$ un nombre réel. Préciser, en fonction des valeurs du nombre réel $m$, le nombre de solutions de l’équation $f(x)=m$.
    $\quad$
  5. On note $\Delta$ la droite d’équation $y=-x$.
    On note $A$ un éventuel point de $C_f$ d’abscisse $a$ en lequel la tangente à la courbe $C_f$ est parallèle à la droite $\Delta$.
    a. Montrer que $a$ est solution de l’équation $\e^x(x-1)+x^2=0$.
    On note $g$ la fonction définie sur $[0;+\infty[$ par $g(x)=\e^x(x-1)+x^2$.
    On admet que la fonction $g$ est dérivable et on note $g’$ sa fonction dérivée.
    $\quad$
    b. Calculer $g'(x)$ pour tout nombre réel $x$ de l’intervalle $[0;+\infty[$ , puis dresser le tableau de variations de $g$ sur $[0;+\infty[$.
    $\quad$
    c. Montrer qu’il existe un unique point $A$ en lequel la tangente à $C_f$ est parallèle à la droite $\Delta$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 3     5 points

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l’absence de réponse à une question ne rapporte ni n’enlève de point. Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie. Aucune justification n’est demandée.

$SABCD$ est une pyramide régulière à base carrée $ABCD$ dont toutes les arêtes ont la même longueur.
Le point $I$ est le centre du carré $ABCD$. On suppose que : $IC=IB=IS=1$.
Les points $K$, $L$ et $M$ sont les milieux respectifs des arêtes $[SD]$, $[SC]$ et $[SB]$.

  1. Les droites suivantes ne sont pas coplanaires :
    a. $(DK)$ et $(SD)$
    b. $(AS)$ et $(IC)$
    c. $(AC)$ et $(SB)$
    d. $(LM)$ et $(AD)$
    $\quad$

Pour les questions suivantes, on se place dans le repère orthonormé de l’espace $\left(I;\vect{IC},\vect{IB},\vect{IS}\right)$.
Dans ce repère, on donne les coordonnées des points suivants :
$I(0 ;0 ;0)$ ; $A(-1 ;0 ;0)$ ; $B(0 ;1 ;0)$ ; $C(1 ;0 ;0)$ ; $D(0 ;-1 ;0)$ ; $S(0 ;0 ;1)$.

  1. Les coordonnées du milieu $N$ de $[KL]$ sont :
    a. $\left(\dfrac{1}{4};\dfrac{1}{4};\dfrac{1}{2}\right)$
    b. $\left(\dfrac{1}{4};-\dfrac{1}{4};\dfrac{1}{2}\right)$
    c. $\left(-\dfrac{1}{4};\dfrac{1}{4};\dfrac{1}{2}\right)$
    d. $\left(\dfrac{1}{2};-\dfrac{1}{2};1\right)$
    $\quad$
  2. Les coordonnées du vecteur $\vect{AS}$ sont :
    a. $\begin{pmatrix}1\\1\\0\end{pmatrix}$
    b. $\begin{pmatrix}1\\0\\1\end{pmatrix}$
    c. $\begin{pmatrix}2\\1\\-1\end{pmatrix}$
    d. $\begin{pmatrix}1\\1\\1\end{pmatrix}$
    $\quad$
  3. Une représentation paramétrique de la droite $(AS)$ est :
    a. $\begin{cases} x=-1-t\\y=t\\z=-t\end{cases} \quad (t\in\R)$
    b. $\begin{cases} x=-1+2t\\y=0\\z=1+2t\end{cases} \quad (t\in\R)$
    c. $\begin{cases} x=t\\y=0\\z=1+t\end{cases} \quad (t\in\R)$
    d. $\begin{cases} x=-1-t\\y=1+t\\z=1-t\end{cases} \quad (t\in\R)$
    $\quad$
  4. Une équation cartésienne du plan $(SCB)$ est :
    a. $y+z-1=0$
    b. $x+y+z-1=0$
    c. $x-y+z=0$
    d. $x+z-1=0$
    $\quad$

$\quad$

EXERCICE au choix du candidat (5 points)

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.
Il indique sur sa copie l’exercice choisi : exercice A ou exercice B.
Pour éclairer son choix, les principaux domaines abordés par chaque exercice sont indiqués dans un encadré.

Exercice A

Principaux domaines abordés : Suites numériques; raisonnement par récurrence ; suites géométriques.

La suite $\left(u_n\right)$ est définie sur $\N$ par $u_0=1$ et pour tout entier naturel $n$, $$u_{n+1}=\dfrac{3}{4}u_n+\dfrac{1}{4}n+1$$

  1. Calculer, en détaillant les calculs, $u_1$ et $u_2$ sous forme de fraction irréductible.
    $\quad$

L’extrait, reproduit ci-dessous, d’une feuille de calcul réalisée avec un tableur présente les valeurs des premiers termes de la suite $\left(u_n\right)$.

  1. a. Quelle formule, étirée ensuite vers le bas, peut-on écrire dans la cellule $\text{B3}$ de la feuille de calcul pour obtenir les termes successifs de $\left(u_n\right)$ dans la colonne B ?
    $\quad$
    b. Conjecturer le sens de variation de la suite $\left(u_n\right)$.
    $\quad$
  2. a. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel $n$, on a : $n \pp u_n \pp n+1$.
    $\quad$
    b. En déduire, en justifiant la réponse, le sens de variation et la limite de la suite $\left(u_n\right)$.
    $\quad$
    c. Démontrer que : $$\lim\limits_{n\to +\infty} \dfrac{u_n}{n}=1$$
    $\quad$
  3. On désigne par $\left(v_n\right)$ la suite définie sur $\N$ par $v_n=u_n-n$.
    a. Démontrer que la suite $\left(v_n\right)$ est géométrique de raison $\dfrac{3}{4}$.
    $\quad$
    b. En déduire que, pour tout entier naturel $n$, on a : $u_n=\left(\dfrac{3}{4}\right)^n+n$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice B

Principaux domaines abordés : Fonction logarithme ; convexité.

On considère la fonction $f$ définie sur l’intervalle $]0;+\infty[$[ par : $$f(x)=x+4-4\ln(x)-\dfrac{3}{x}$$
où ln désigne la fonction logarithme népérien.
On note $\mathcal{C}$ la représentation graphique de $f$ dans un repère orthonormé.

  1. Déterminer la limite de la fonction $f$ en $+\infty$.
    $\quad$
  2. On admet que la fonction $f$ est dérivable sur $]0;+\infty[$ et on note $f’$ sa fonction dérivée.
    Démontrer que, pour tout nombre réel $x>0$, on a : $$f'(x)=\dfrac{x^2-4x+3}{x^2}$$
    $\quad$
  3. a. Donner le tableau de variations de la fonction $f$ sur l’intervalle $]0;+\infty[$. On y fera figurer les valeurs exactes des extremums et les limites de $f$ en $0$ et en $+\infty$. On admettra que $\lim\limits_{x\to 0} f(x)=-\infty$.
    $\quad$
    b. Par simple lecture du tableau de variations, préciser le nombre de solutions de l’équation $f(x)=\dfrac{5}{3}$.
    $\quad$
  4. Étudier la convexité de la fonction $f$, c’est-à-dire préciser les parties de l’intervalle $]0;+\infty[$ sur lesquelles $f$ est convexe, et celles sur lesquelles $f$ est concave. On justifiera que la courbe $\mathcal{C}$ admet un unique point d’inflexion, dont on précisera les coordonnées.
    $\quad$

$\quad$