Bac – Spécialité mathématiques – Métropole – sujet 2 – septembre 2021

Métropole – septembre 2021

Spécialité maths – Sujet 2 – Correction

L’énoncé de ce sujet de bac est disponible ici.

Ex 1

Exercice 1 (4 points)

  1. On obtient l’arbre pondéré suivant :
    $\quad$
    $\quad$
  2. a. On veut calculer :
    $\begin{align*} p(S\cap I)&=p(S)\times p_S(I) \\
    &=0,08\times 0,9\\
    &=0,072\end{align*}$
    La probabilité que le courriel choisi soit un message de spam et qu’il soit classé indésirable est égale à $0,072$.
    $\quad$
    b. $\left(S,\conj{S}\right)$ forme un système complet d’événements fini.
    D’après la formule des probabilités totales on a :
    $\begin{align*} p(I)&=p(S)p_S(I)+p\left(\conj{S}\right)p_{\conj{S}}(I) \\
    &=0,08\times 0,9+0,92\times 0,01 \\
    &=0,0812\end{align*}$
    La probabilité que le message soit classé indésirable est $0,0812$.
    $\quad$
    c. On veut calculer :
    $\begin{align*} p_I(S)&=\dfrac{p(S)\times p_S(I)}{p(I)} \\
    &=\dfrac{0,08\times 0,9}{0,0812} \\
    &\approx 0,89\end{align*}$
    La probabilité que le message soit du spam sachant qu’il est classé comme indésirable est environ égale à $0,89$.
    $\quad$
  3. a. On effectue $50$ tirages aléatoires, identiques et indépendants. À chaque tirage il n’y a que deux issues : $S$ et $\conj{S}$.
    Ainsi $Z$ suit la loi binomiale de paramètres $n=50$ et $p=0,08$.
    $\quad$
    b. On a :
    $\begin{align*} p(Z\pg 2)&=1-p(Z=0)-p(Z=1) \\
    &=1-0,92^{50}-\dbinom{50}{1}0,08\times 0,92^{49} \\
    &=1-0,92^{50}-50\times 0,08\times 0,92^{49} \\
    &\approx 0,92\end{align*}$
    La probabilité qu’au moins deux courriels choisis soient du spam est environ égale à $0,92$.
    $\quad$

 

Ex 2

Exercice 2 (5 points)

  1. Si $t=-2$ on obtient alors $\begin{cases} x=-3\\y=-4\\z=6\end{cases}$
    Le point $N(-3;-4;6)$ appartient donc à la droite $\Delta$.
    Réponse B
    $\quad$
  2. $\vect{AB}$ a pour coordonnées $\begin{pmatrix} 2-1\\1-0\\0-2\end{pmatrix}$ soit $\begin{pmatrix} 1\\1\\-2\end{pmatrix}$
    Réponse C
    $\quad$
  3. La droite $(AB)$ passe par le point $B(2;1;0)$ et a pour vecteur directeur $\vect{AB}\begin{pmatrix} 1\\1\\-2\end{pmatrix}$ mais également le vecteur $-\vect{AB}\begin{pmatrix} -1\\-1\\2\end{pmatrix}$
    Ainsi, une représentation paramétrique de $(AB)$ est $\begin{cases} x=2-t\\y=1-t\\z=2t\end{cases}\quad, t\in \R$.
    Réponse B
    $\quad$
  4. Un vecteur directeur de $\Delta$ est $\vec{n}\begin{pmatrix}2\\1\\-1\end{pmatrix}$
    Ainsi une équation cartésienne de ce plan est de la forme $2x+y-z+d=0$.
    Le point $C(0;1;2)$ appartient à ce plan.
    Donc $0+1-2+d=0 \ssi d=1$.
    Une équation cartésienne du plan est $2x+y-z+1=0$.
    Réponse B
    $\quad$
  5. On a
    $\begin{align*} \vect{AD}&=\vect{AO}+\vect{OD} \\
    &=\vect{AO}+3\vect{OA}-\vect{OB}-\vect{OC} \\
    &=2\vect{OA}-\vect{OB}-\vect{OC} \\
    &=\vect{BO}+\vect{OA}+\vect{CO}+\vect{OA} \\
    &=\vect{BA}+\vect{CA}\end{align*}$
    Ainsi les vecteurs $\vect{AD}$, $\vect{AB}$ et $\vect{AC}$ sont coplanaires.
    Réponse A
    $\quad$

 

 

Ex 3

Exercice 3 (6 points)

Partie 1

  1. $\lim\limits_{x\to -\infty} -2x=+\infty$ et $\lim\limits_{X\to +\infty} \e^X=+\infty$ donc $\lim\limits_{x\to -\infty} -\e^{-2x}=-\infty$
    Ainsi $\lim\limits_{x\to -\infty} f(x)=-\infty$
    $\lim\limits_{x\to +\infty} -2x=-\infty$ et $\lim\limits_{X\to -\infty} \e^X=0$ donc $\lim\limits_{x\to +\infty} -\e^{-2x}=0$
    Ainsi $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=+\infty$
    $\quad$
  2. La fonction $f$ est dérivable sur $\R$ en tant que somme et composée de fonctions dérivables sur $\R$.
    Pour tout réel $x$ on a
    $\begin{align*} f'(x)&=1-(-2)\e^{-2x} \\
    &=1+2\e^{-2x}\\
    &>0\end{align*}$
    La fonction $f$ est donc strictement croissante sur $\R$.
    On obtient le tableau de variation suivant :
    $\quad$

    $\quad$
  3. La fonction $f$ est continue (car dérivable) et strictement croissante sur $\R$.
    De plus $\lim\limits_{x\to -\infty} f(x)=-\infty$ et $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=+\infty$
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $f(x)=0$ admet une unique solution sur $\R$.
    D’après la calculatrice $\alpha \approx 0,43$.
    $\quad$
  4. La fonction $f$ est strictement croissante sur $\R$ et s’annule en $\alpha$.
    Donc :
    – $f(x)<0$ sur $]-\infty;\alpha[$;
    – $f(\alpha)=0$;
    – $f(x)>0$ sur $]\alpha;+\infty[$.
    $\quad$

Partie II

  1. a. La fonction $t\mapsto t^2+\e^{-2t}$ est dérivable sur $\R$ en tant que somme de fonctions dérivables sur $\R$. Cette fonction est de plus positive en tant que somme de fonctions positives.
    La fonction $h$ est donc dérivable sur $\R$.
    Pour tout réel $x$ on a
    $\begin{align*} h'(t)&=\dfrac{2t-2\e^{-2t}}{2\sqrt{t^2+\e^{-2t}}} \\
    &=\dfrac{t-\e^{-t}}{\sqrt{t^2+\e^{-2t}}} \\
    &=\dfrac{h(t)}{\sqrt{t^2+\e^{-2t}}}\end{align*}$
    $\quad$
    b. $h'(x)$ a donc le même signe que $f(x)$ pour tout réel $x$.
    D’après la question I.4. on a donc :
    – $h'(x)<0$ sur $]-\infty;\alpha[$;
    – $h'(\alpha)=0$;
    – $h(x)>0$ sur $]\alpha;+\infty[$.
    Ainsi $h$ admet un minimum en $\alpha$.
    Le point $A\left(\alpha,g(\alpha)\right)$, c’est-à-dire $A\left(\alpha,\e^{-\alpha}\right)$, est le point de la courbe $\mathscr{C}$ pour lequel la longueur $OM$ est minimale.
    $\quad$
  2. a. Le coefficient directeur de la tangente $T$ est $g'(\alpha)=-\e^{-\alpha}$.
    $\quad$
    b. Le produit des deux coefficients directeurs est :
    $\begin{align*} -\e^{-\alpha}\times \dfrac{\e^{-\alpha}}{\alpha}&=-\dfrac{\e^{-2\alpha}}{\alpha} \\
    &=-\dfrac{\alpha}{\alpha} \quad \text{car }f(\alpha)=0 \ssi \e^{-2\alpha}=\alpha  \\
    &=-1\end{align*}$
    Les droites $(OA)$ et $T$ sont donc perpendiculaires.
    $\quad$

$\quad$

Ex A

Exercice A (5 points)

  1. On a $u_1=\dfrac{3\times 16+2\times 5}{5}=11,6$.
    et $v_1=\dfrac{16+5}{2}=10,5$
    $\quad$
  2. a. Soit $n\in \N$.
    $\begin{align*} w_{n+1}&=u_{n+1}-v_{n+1} \\
    &=\dfrac{3u_n+2v_n}{5}-\dfrac{u_n+v_n}{2} \\
    &=\dfrac{6u_n+4v_n-5u_n-5v_n}{10} \\
    &=\dfrac{u_n-v_n}{10} \\
    &=0,1 w_n\end{align*}$
    La suite $\left(w_n\right)$ est donc géométrique de raison $0,1$ et de premier terme $w_0=u_0-v_0=11$.
    Ainsi, pour tout $n\in \N$ on a $w_n=11\times 0,1^n$.
    $\quad$
    b. Pour tout $n\in \N$ on a $w_n\pg 0$ en tant que produit de facteurs positifs.
    De plus $-1<0,1<1$ donc $\lim\limits_{n\to +\infty} w_n=0$.
    $\quad$
  3. a. Soit $n\in \N$. On a
    $\begin{align*} u_{n+1}-u_n&=\dfrac{3u_n+2v_n}{5}-u_n \\
    &=\dfrac{3u_n+2v_n-5u_n}{5} \\
    &=\dfrac{-2u_n+2v_n}{5} \\
    &=-\dfrac{2}{5} \times \left(u_n-v_n\right) \\
    &=-0,4w_n\end{align*}$
    $\quad$
    b. $w_n\pg 0$ et $u_{n+1}-u_n=-0,4w_n$ pour tout $n\in \N$.
    Ainsi $u_{n+1}-u_n \pp 0$ pour tout $n\in \N$.
    La suite $\left(u_n\right)$ est donc décroissante.
    On admet que la suite $\left(v_n\right)$ est croissante et on sait que $v_0=5$.
    Ainsi, pour tout $n\in \N$ on a $v_n\pg v_0$ soit $v_n\pg 5$.
    $\quad$
    c. Initialisation : On a $u_0=16$ donc $u_0\pg 5$.
    La propriété est vraie au rang $0$.
    $\quad$
    Hérédité : Soit $n\in \N$. On suppose que la propriété est vraie au rang $n$.
    $\begin{align*} u_{n+1}&=\dfrac{3u_n+2v_n}{5} \\
    &\pg \dfrac{3\times 5+2\times 5}{5} \\
    &\pg 5\end{align*}$
    La propriété est donc vraie au rang $n+1$.
    $\quad$
    Conclusion : La propriété est vraie au rang $0$ et est héréditaire.
    Ainsi, pour tout $n\in \N$ on a $u_n \pg 5$.
    $\quad$
    La suite $\left(u_n\right)$ est donc décroissante et minorée par $5$. Elle est par conséquent convergente.
    $\quad$
  4. a. Pour tout $n\in \N$ on a $w_n=u_n-v_n$ et $\lim\limits_{n\to +\infty} w_n=0$.
    Or $\lim\limits_{n\to +\infty} u_n-v_n=\ell-\ell’$
    Ainsi $\ell-\ell’=0 \ssi \ell=\ell’$.
    $\quad$
    b. Soit $n\in \N$
    $\begin{align*} c_{n+1}&=5u_{n+1}+4v_{n+1} \\
    &=3u_n+2v_n+2\left(u_n+v_n\right) \\
    &=3u_n+2v_n+2u_n+2v_n\\
    &=5u_n+4v_n\\
    &=w_n\end{align*}$
    La suite $\left(c_n\right)$ est donc constante.
    Or $c_0=5u_0+4v_0=100$.
    Ainsi, pour tout $n\in \N$ on a $c_n=100$.
    $\quad$
    c. Or $\lim\limits_{n\to +\infty} c_n=5\ell+4\ell’$ soit $\lim\limits_{n\to +\infty} c_n=9\ell$ puisque $\ell=\ell’$.
    Par conséquent $9\ell=100 \ssi \ell=\dfrac{100}{9}$.
    $\quad$

Remarque : On dit que les suites $\left(u_n\right)$ et $\left(v_n\right)$ sont adjacentes.

Ex B

Exercice B (5 points)

Partie 1

  1. $f(x)=0\ssi 2\ln(x)-1=0 \ssi \ln(x)=\dfrac{1}{2}\ssi x=\e^{1/2}$.
    Ainsi l’équation $f(x)=0$ possède une unique solution $\alpha=\e^{1/2}\approx 1,65$.
    $\quad$
  2. Graphiquement :
    – $f(x)<0$ sur $]0;\alpha[$;
    – $f(\alpha)=0$;
    – $f(x)>0$ sur $]\alpha;+\infty[$
    $\quad$

Partie II

  1. a. Pour tout $x>0$ on a $g(x)=\ln(x)\left(\ln(x)-1\right)$
    Or $\lim\limits_{x\to 0^-} \ln(x)=-\infty$ donc $\lim\limits_{x\to 0^-} \ln(x)-1=-\infty$.
    Ainsi $\lim\limits_{x\to 0^-} g(x)=+\infty$.
    $\quad$
    b. $\lim\limits_{x\to +\infty} \ln(x)=+\infty$ donc $\lim\limits_{x\to +\infty} \ln(x)-1=+\infty$.
    Ainsi $\lim\limits_{x\to +\infty} g(x)=+\infty$.
    $\quad$
  2. La fonction $g$ est dérivable sur $]0;+\infty[$ comme produit et somme de fonctions dérivables sur cet intervalle.
    Pour tout $x>0$ on a
    $\begin{align*} g'(x)&=2\dfrac{1}{x}\times \ln(x)-\dfrac{1}{x} \\
    &=\dfrac{2\ln(x)-1}{x} \\
    &=f(x)\end{align*}$
    $\quad$
  3. On obtient le tableau de variations suivant :
    $\quad$

    On a en effet $\alpha=\e^{1/2}$ donc $g(\alpha)=\dfrac{1}{4}-\dfrac{1}{2}=-\dfrac{1}{4}$
    $\quad$
  4. La fonction $g$ est continue (car dérivable) et strictement décroissante sur $]0;\alpha[$.
    De plus $\lim\limits_{x\to 0^+} g(x)=+\infty$ et $f(\alpha)=-0,25<m$
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $g(x)=m$ possède une unique solution sur $]0;\alpha[$.
    $\quad$
    La fonction $g$ est continue (car dérivable) et strictement croissante sur $]\alpha;+\infty[$.
    De plus $\lim\limits_{x\to +\infty} g(x)=+\infty$ et $f(\alpha)=-0,25<m$
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $g(x)=m$ possède une unique solution sur $]\alpha;+\infty[$.
    $\quad$
    De plus $g(\alpha)\neq m$.
    L’équation $g(x)=m$ possède donc exactement deux solutions sur $\R$ pour tout $m>-0,25$.
    $\quad$
  5. $g(x)=0 \ssi \ln(x)\left(\ln(x)-1\right)=0 \ssi \ln(x)=0$ ou $\ln(x)=1$
    Ainsi $g(x)=0 \ssi x=1$ ou $x=\e$
    Les solutions de l’équation $g(x)=0$ sont donc $1$ et $\e$.
    $\quad$

 

 

 

 

Énoncé

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Bac – Spécialité mathématiques – Asie – sujet 1 – mars 2021

Asie – mars 2021

Spécialité maths – Sujet 1- Correction

L’énoncé de ce sujet de bac est disponible ici.

Ex 1

Exercice 1 (5 points)

  1. On a
    $\begin{align*} u_1&=\left(1-\dfrac{10}{100}\right)\times u_0+250 \\
    &=0,9\times 1~000+250 \\
    &= 1~150\end{align*}$
    $\quad$
  2. Chaque année elle ne conserve que $90\%$ de ses abonnés soit $0,9u_n$. De plus $250$ nouveaux abonnés s’ajoutent chaque année à ceux conservés.
    Ainsi, pour tout entier naturel $n$ on a $u_{n+1}=0,9u_n+250$.
    $\quad$
  3. L’instruction suite(10) renvoie la valeur de $u_{10}$ c’est-à-dire le nombre d’abonnés à son profil en 2030.
    $\quad$
  4. a. Initialisation : $u_0=1~000 \pp 2~500$
    La propriété est donc vraie au rang $0$.
    $\quad$
    Hérédité : Soit $n\in \N$. On suppose la propriété vraie au rang $n$.
    $\begin{align*} u_{n+1}&=0,9u_n+250 \\
    &\pp 0,9\times 2~500+250 \\
    &\pp 2~250+250\\
    &\pp 2~500\end{align*}$
    La propriété est donc vraie au rang $n+1$.
    $\quad$
    Conclusion : La propriété est vraie au rang $0$ et est héréditaire.
    Pour tout entier naturel $n$ on a $u_n \pp 2~500$.
    $\quad$
    b. Soit $n\in \N$.
    $\begin{align*} u_{n+1}-u_n&=0,9u_n+250-u_n \\
    &=-0,1u_n+250 \\
    &=-0,1\left(u_n-2~500\right) \end{align*}$
    Or $u_n-2~500    \pp 0$ d’après la question précédente.
    Ainsi $u_{n+1}-u_n\pg 0$ et la suite $\left(u_n\right)$ est croissante.
    $\quad$
    c. La suite $\left(u_n\right)$ est croissante et majorée par $2~500$. Elle converge donc.
    $\quad$
  5. a. Soit $n\in \N$. On a $v_n=u_n-2~500$ donc $u_n=v_n+2~500$.
    $\begin{align*} v_{n+1}&=u_{n+1}-2~500 \\
    &=0,9u_n+250-2~500 \\
    &=0,9\left(v_n+2~500\right)-2~250 \\
    &=0,9v_n\end{align*}$
    La suite $\left(v_n\right)$ est donc géométrique de raison $0,9$ et de premier terme $v_0=u_0-2~500=-1~500$.
    $\quad$
    b. Ainsi, pour tout $n\in \N$, on a $v_n=-1~500\times 0,9^n$
    Donc $u_n=v_n+2~500=-1~500\times 0,9^n+2~500$.
    $\quad$
  6. On peut écrire $$\begin{array}{|l|}
    \hline
    \text{u} = 1000 \\
    \text{n} = 2020 \\
    \text{while u} <= 2200 \\
    \quad \text{u} = 0,9 * \text{u} + 250 \\
    \quad \text{n} = \text{n} + 1\\
    \text{disp(n)}\\
    \hline
    \end{array}$$
    $\quad$
    On veut déterminer le plus petit entier naturel $n$ tel que:
    $\begin{align*} u_n > 2~200&\ssi -1~500 \times 0,9^n + 2~500>2~200 \\
    &\ssi -1~500\times 0,9^n > -300 \\
    &\ssi 0,9^n < 0,2 \\
    &\ssi n\ln(0,9) < \ln(0,2) \\
    &\ssi n>\dfrac{\ln(0,2)}{\ln(0,9)}\end{align*}$
    Or $\dfrac{\ln(0,2)}{\ln(0,9)} \approx 15,3$
    C’est donc en 2036 que le nombre d’abonnés dépassera $2~200$.
    $\quad$

Ex 2

Exercice 2 (5 points)

Partie I

  1. On a $P(6;0;0)$ et $Q(0;0;6)$.
    $\quad$
  2. $\vect{PQ}(-6;0;6)$ et $\vect{PR}(2;2;8)$.
    Donc $\vect{PQ}.\vec{n}=-6+0+6=0$ et $\vect{PR}.\vec{n}=2-10+8=0$.
    Par conséquent $\vec{n}$ est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan $(PQR)$.
    C’est un vecteur normal au plan $(PQR)$.
    $\quad$
  3. Une équation cartésienne du plan $(PQR)$ est alors de la forme $x-5y+z+d=0$.
    Le point $P(6;0;0)$ appartient à ce plan.
    Donc $6+d=0 \ssi d=-6$.
    Une équation cartésienne du plan $(PQR)$ est donc $x-5y+z-6=0$.
    $\quad$

Partie II

  1. $\Omega$ est le milieu de $[EC]$
    Or $E(0;0;8)$ et $C(8;8;0)$
    Ainsi $\Omega\left(\dfrac{8+0}{2};\dfrac{0+8}{2};\dfrac{0+8}{2}\right)$ soit $\Omega(4;4;4)$.
    $\quad$
  2. Le vecteur $\vec{n}$ est un vecteur directeur de la droite $d$.
    Une représentation paramétrique de cette droite est $$\begin{cases} x=4+t\\y=4-5t\\z=4+t\end{cases} \quad, t\in \R$$
    $\quad$
  3. Si on prend $t=\dfrac{2}{3}$ on a $4+t=\dfrac{14}{3}$, $4-5t=\dfrac{2}{3}$ donc le point de coordonnées $\left(\dfrac{14}{3};\dfrac{2}{3};\dfrac{14}{3}\right)$ appartient à $d$.
    De plus $\dfrac{14}{3}-\dfrac{5\times 2}{3}+\dfrac{14}{3}-6=\dfrac{18}{3}-6=0$ : le point de coordonnées $\left(\dfrac{14}{3};\dfrac{2}{3};\dfrac{14}{3}\right)$ appartient au plan $(PQR)$.
    Par conséquent $L$ a pour coordonnées $\left(\dfrac{14}{3};\dfrac{2}{3};\dfrac{14}{3}\right)$.
    $\quad$
  4. Cette distance est
    $\begin{align*} L\Omega&=\sqrt{\left(4-\dfrac{14}{3}\right)^2+\left(4-\dfrac{2}{3}\right)^2+\left(4-\dfrac{14}{3}\right)^2} \\
    &=\sqrt{12}\end{align*}$
    $\quad$

 

Ex 3

Exercice 3 (5 points)

  1. a. Il y a $\dbinom{8}{2}=28$ tirages possibles .
    $\quad$
    b. Il y a $\dbinom{6}{1}\times \dbinom{2}{1}=12$ tirages permettant de gagner.
    La probabilités de gagner à ce jeu est donc $\dfrac{12}{28}=\dfrac{3}{7}$.
    $\quad$
  2. a. La variable aléatoire $G$ ne peut prendre que deux valeurs : $10-k$ et $-k$.
    $P(G=10-k)=\dfrac{3}{7}$ et $P(G=-k)=\dfrac{4}{7}$.
    $\quad$
    b. Le jeu est favorable au joueur si son espérance est positive.
    $\begin{align*} E(G)>0&\ssi \dfrac{3}{7}(10-k)-\dfrac{4}{7}k>0 \\
    &\ssi \dfrac{30}{7}-k>0 \\
    &\ssi k<\dfrac{30}{7}\end{align*}$
    Or $\dfrac{30}{7}\approx 4,2857$
    La somme maximale à payer est donc $4,28$ € pour que le jeu reste favorable au joueur.
    $\quad$
  3. a. On effectue $10$ tirages aléatoires, identiques et indépendants.
    À chaque tirage, il n’y a que deux issues : le joueur gagne ou le joueur perd.
    Ainsi $X$ suit la loi binomiale de paramètres $n=10$ et $p=\dfrac{3}{7}$.
    $\quad$
    b. On veut calculer
    $\begin{align*}P(X=4)&=\dbinom{10}{4}\left(\dfrac{3}{7}\right)^4\left(\dfrac{4}{7}\right)^6\\
    &\approx 0,247\end{align*}$
    La probabilité qu’il y ait exactement quatre joueurs gagnants est environ égale à $0,247$.
    $\quad$
    c. $P(X\pp5)=1-P(X\pp 4) \approx 0,440$
    La probabilité qu’il y ait au moins $5$ gagnants est environ égale à $0,440$.
    $\quad$
    d. D’après la calculatrice on a $P(X\pp 5) \approx 0,78$ et $P(X\pp 6) \approx 0,92$.
    Ainsi le plus petit entier naturel $n$ tel que $P(X\pp n) \pg 0,9$ est $6$.
    $\quad$

 

Ex A

Exercice A (5 points)

Partie I – lectures graphiques

  1. Le coefficient directeur de la tangente à la courbe de la fonction $f$ en $0$ est $f'(0)$.
    Graphiquement $f'(0)=0,4$.
    Le coefficient directeur de la tangente à la courbe de la fonction $f$ en $0$ est graphiquement égal à $0,4$.
    $\quad$
  2. a. La fonction $f’$ semble décroissante sur $]-\infty;-2[$ et sur $[1;+\infty[$ et croissante sur $[-2;1]$.
    $\quad$
    b. La fonction $f$ semble donc convexe sur $[-2;1]$.
    $\quad$

 

Partie II : étude de fonction

  1. D’après la limite des termes de plus haut degré, $\lim\limits_{x\to +\infty} x^2+x+\dfrac{5}{2}=\lim\limits_{x\to +\infty} x^2=+\infty$ et $\lim\limits_{x\to -\infty} x^2+x+\dfrac{5}{2}=\lim\limits_{x\to -\infty} x^2=+\infty$
    Or $\lim\limits_{X\to +\infty} \ln(X)=+\infty$
    Par conséquent $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=+\infty$ et $\lim\limits_{x\to -\infty} f(x)=+\infty$
    $\quad$
  2. Pour tout réel $x$ on a $f'(x)=\dfrac{2x+1}{x^2+x+\dfrac{5}{2}}$.
    $\quad$
  3. Le signe de $f'(x)$ ne dépend que de celui de $2x+1$.
    Or $2x+1=0 \ssi x=-\dfrac{1}{2}$ et $2x+1>0 \ssi x>-\dfrac{1}{2}$.
    On obtient alors le tableau de variations suivant :
    $\quad$
  4. a. La fonction $f$ est continue (car dérivable) et strictement croissante sur $\left[-\dfrac{1}{2};+\infty\right[$.
    De plus $f\left(-\dfrac{1}{2}\right)=\ln\left(\dfrac{9}{4}\right)\approx 0,81<2$ et $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=+\infty$.
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $f(x)=2$ possède une unique solution dans $\left[-\dfrac{1}{2};+\infty\right[$.
    $\quad$
    b. D’après la calculatrice $\alpha \approx 1,8$.
    $\quad$
  5. Le signe de $f\dsec(x)$ ne dépend que de celui de $-2x^2-2x+4$.
    Il s’agit d’un polynôme du second degré dont le discriminant est $\Delta=36>0$ et les racines sont $1$ et $-2$.
    Ainsi $f\dsec(x)$ s’annule en changeant de signe en $-2$ et $1$.
    La courbe représentative de $f$ possède donc deux points d’inflexion d’abscisse $-2$ et $1$.
    $\quad$

 

Ex B

Exercice B (5 points)

Partie I

  1. a. La fonction $f$ définie sur $\R$ par $f(t)=1$ est solution de cette équation.
    En effet $f'(t)=0$ pour tout réel $t$ et $-0,4\times 1+0,4=0$.
    Donc $f'(t)=-0,4f(t)+0,4$ pour tout réel $t$.
    $\quad$
    b. Soit $f$ une autre solution de cette équation différentielle.
    Ainsi, la fonction $g$ définie pour tout réel $t$ par $g(t)=f(t)+1$ est également solution de cette équation différentielle.
    Par conséquent :
    $f'(t)=-0,4\left(f(t)+1\right)+0,4 \ssi f'(t)=-0,4f(t)$
    Les solutions de l’équation différentielle $y=-0,4y$ sont les fonctions définies par $t\mapsto C\e^{-0,4t}$ où $C\in \R$.
    Les solutions de l’équation différentielle initiale sont donc les fonctions définies par $t\mapsto C\e^{-0,4t}+1$ pour tout $C\in \R$
    $\quad$
    c. $g(0)=10 \ssi C+1=10 \ssi C=9$
    Ainsi $g$ est la fonction définie sur $\R$ par $t\mapsto 9\e^{-0,4t}+1$.
    $\quad$

Partie II

  1. $\lim\limits_{t\to +\infty} -0,4t=-\infty$ or $\lim\limits_{X\to -\infty} \e^{X}=0$
    Par conséquent $\lim\limits_{t\to +\infty} p(t)=1$.
    $\quad$
  2. Pour tout réel $t\pg 0$ on a
    $\begin{align*} p'(t)&=\dfrac{9\times -0,4\e^{-0,4t}}{\left(1+9\e^{-0,4t}\right)^2} \\
    &=\dfrac{-3,6\e^{-0,4}}{\left(1+9\e^{-0,4t}\right)^2} \end{align*}$
    $\quad$
  3. a. On a
    $\begin{align*} p(t)=\dfrac{1}{2} &\ssi \dfrac{1}{1+9\e^{-0,4t}}=\dfrac{1}{2} \\
    &\ssi 2=1+9\e^{-0,4t} \\
    &\ssi \e^{-0,4t}=\dfrac{1}{9} \\
    &\ssi -0,4t=-\ln(9) \qquad \text{car } \ln\left(\dfrac{1}{9}\right)=-\ln(9)\\
    &\ssi t=\dfrac{\ln(9)}{0,4}\end{align*}$
    Or $\dfrac{\ln(9)}{0,4}>0$ car $9>1$
    L’équation $p(t)=\dfrac{1}{2}$ admet donc une unique solution solution sur $[0;+\infty[$.
    Remarque : On pouvait également utiliser le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (ou théorème de la bijection)
    $\quad$
    b. D’après la calculatrice $\alpha=\dfrac{\ln(9)}{0,4}\approx 5,5$.
    $\quad$

Partie III

  1. Soit $t\pg 0$
    $\begin{align*} 0,4p(t)\left(1-p(t)\right)&=\dfrac{0,4}{1+9\e^{-0,4t}}\left(1-\dfrac{1}{1+9\e^{-0,4t}}\right) \\
    &=\dfrac{0,4}{1+9\e^{-0,4t}}\times \dfrac{-9\e^{-0,4t}}{1+9\e^{-0,4t}} \\
    &=\dfrac{-3,6\e^{-0,4t}}{1+9\e^{-0,4t}} \\
    &=p'(t)\end{align*}$
    Par conséquent $p$ est solution de l’équation différentielle $y’=0,4y(1-y)$.
    De plus $p(0)=\dfrac{1}{1+9}=\dfrac{1}{10}$.
    $\quad$
  2. $\lim\limits_{t\to +\infty} p(t)=1$ signifie que sur le long terme toutes les écoles auront accès à internet.
    $p(\alpha)=\dfrac{1}{2}$ avec $\alpha\approx 5,5$ signifie qu’au milieu de l’année 2026, la moitié des écoles auront accès à internet.
    $p(0)=\dfrac{1}{10}$ signifie qu’en 2020 seulement $10\%$ des écoles ont accès à internet.
    $\quad$

 

Énoncé

Exercice 1 (5 points)

En 2020, une influenceuse sur les réseaux sociaux compte $1~000$ abonnés à son profil. On modélise le nombre d’abonnés ainsi: chaque année, elle perd $10\%$ de ses abonnés auxquels s’ajoutent $250$ nouveaux abonnés.
Pour tout entier naturel $n$, on note $u_n$ le nombre d’abonnés à son profil en l’année (2020 $+n$), suivant cette modélisation. Ainsi $u_0 = 1~000$.

  1. Calculer $u_1$.
    $\quad$
  2. Justifier que pour tout entier naturel $n$, $u_{n+1} = 0,9u_n + 250$.
    $\quad$
  3. La fonction Python nommée « suite » est définie ci-dessous. Dans le contexte de l’exercice, interpréter la valeur renvoyée par suite(10).
    $$\begin{array}{|l|}
    \hline
    \text{def suite( n) }:\\
    \quad \text{u} = 1000\\
    \quad \text{for i in range(n)} :\\
    \qquad \text{u} = 0,9*\text{u} + 250\\
    \quad \text{return u}\\
    \hline
    \end{array}$$
    $\quad$
  4. a. Montrer, à l’aide d’un raisonnement par récurrence, que pour tout entier naturel $n$, $u_n \pp 2~500$.
    $\quad$
    b. Démontrer que la suite $\left(u_n\right)$ est croissante.
    $\quad$
    c. Déduire des questions précédentes que la suite $\left(u_n\right)$ est convergente.
    $\quad$
  5. Soit $\left(v_n\right)$ la suite définie par $v_n = u_n – 2~500$ pour tout entier naturel $n$.
    a. Montrer que la suite $\left(v_n\right)$ est une suite géométrique de raison $0,9$ et de terme initial $v_0 = -1~500$.
    $\quad$
    b. Pour tout entier naturel $n$, exprimer $v_n$ en fonction de $n$ et montrer que : $$u_n = – 1~500 \times 0,9^n + 2~500$$
    $\quad$
    c. Déterminer la limite de la suite $\left(u_n\right)$ et interpréter dans le contexte de l’exercice.
    $\quad$
  6. Écrire un programme qui permet de déterminer en quelle année le nombre d’abonnés dépassera $2~200$.
    Déterminer cette année.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 2 (5 points)

On considère un cube $ABCDEFGH$ d’arête $8$ cm et de centre $\Omega$.
Les points $P$, $Q$ et $R$ sont définis par $\vect{AP} = \dfrac{3}{4}\vect{AB}$, $ \vect{AQ} = \dfrac{3}{4}\vect{AE}$ et $\vect{FR} = \dfrac{1}{4}\vect{FG}$.
On se place dans le repère orthonormé  $\left(\text{A};\vec{i},\vec{j},\vec{k}\right)$ avec : $\vec{i} = \dfrac{1}{8}\vect{AB}$, $\vec{j}= \dfrac{1}{8}\vect{AD}$ et $\vec{k} = \dfrac{1}{8}\vect{AE}$.

 

 

Partie I

  1. Dans ce repère, on admet que les coordonnées du point $R$ sont $(8;2;8)$.
    Donner les coordonnées des points $P$ et $Q$.
    $\quad$
  2. Montrer que le vecteur $\vec{n}(1;-5;1)$ est un vecteur normal au plan $(PQR)$.
    $\quad$
  3. Justifier qu’une équation cartésienne du plan $(PQR)$ est $x-5y+z-6 = 0$.
    $\quad$

Partie II

On note $L$ le projeté orthogonal du point $\Omega$ sur le plan $(PQR)$.

  1. Justifier que les coordonnées du point $\Omega$ sont $(4;4;4)$.
    $\quad$
  2. Donner une représentation paramétrique de la droite $d$ perpendiculaire au plan $(PQR)$ et passant par $\Omega$.
    $\quad$
  3. Montrer que les coordonnées du point $L$ sont $\left(\dfrac{14}{3}; \dfrac{2}{3};\dfrac{14}{3}\right)$
    $\quad$
  4. Calculer la distance du point $\Omega$ au plan $(PQR)$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 3 (5 points)

Un sac contient les huit lettres suivantes: A B C D E F G H ($2$ voyelles et $6$ consonnes).
Un jeu consiste à tirer simultanément au hasard deux lettres dans ce sac.
On gagne si le tirage est constitué d’une voyelle et d’une consonne.

  1. Un joueur extrait simultanément deux lettres du sac.
    a. Déterminer le nombre de tirages possibles.
    $\quad$
    b. Déterminer la probabilité que le joueur gagne à ce jeu.
    $\quad$

Les questions 2 et 3 de cet exercice sont indépendantes.
Pour la suite de l’exercice, on admet que la probabilité que le joueur gagne est égale à $\dfrac{3}{7}$.

  1. Pour jouer, le joueur doit payer $k$ euros, $k$ désignant un entier naturel non nul.
    Si le joueur gagne, il remporte la somme de $10$ euros, sinon il ne remporte rien.
    On note $G$ la variable aléatoire égale au gain algébrique d’un joueur (c’est-à-dire la somme remportée à laquelle on soustrait la somme payée).
    a. Déterminer la loi de probabilité de $G$.
    $\quad$
    b. Quelle doit être la valeur maximale de la somme payée au départ pour que le jeu reste favorable au joueur ?
    $\quad$
  2. Dix joueurs font chacun une partie. Les lettres tirées sont remises dans le sac après chaque partie.
    On note $X$ la variable aléatoire égale au nombre de joueurs gagnants.
    a. Justifier que $X$ suit une loi binomiale et donner ses paramètres.
    $\quad$
    b. Calculer la probabilité, arrondie à $10^{-3}$, qu’il y ait exactement quatre joueurs gagnants.
    $\quad$
    c. Calculer $P(X \pg 5)$ en arrondissant à $10^{-3}$. Donner une interprétation du résultat obtenu.
    $\quad$
    d. Déterminer le plus petit entier naturel $n$ tel que $P(X \pp  n) \pg 0,9$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice au choix du candidat (5 points)

Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B
Il indique sur sa copie l’exercice choisi: exercice A ou exercice B

Exercice A

Principaux domaines abordés :

  • convexité
  • fonction logarithme

Partie I : lectures graphiques

$f$ désigne une fonction définie et dérivable sur $\R$.
On donne ci-dessous la courbe représentative de la fonction dérivée $f’$.

 

 

Avec la précision permise par le graphique, répondre aux questions suivantes

  1. Déterminer le coefficient directeur de la tangente à la courbe de la fonction $f$ en $O$.
    $\quad$
  2. a. Donner les variations de la fonction dérivée $f’$.
    $\quad$
    b. En déduire un intervalle sur lequel $f$ est convexe.
    $\quad$

Partie II : étude de fonction

La fonction $f$ est définie sur $\R$ par $$f(x) = \ln \left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right)$$

  1. Calculer les limites de la fonction $f$ en $+\infty$ et en $-\infty$.
    $\quad$
  2. Déterminer une expression $f'(x)$ de la fonction dérivée de $f$ pour tout $x \in \R$.
    $\quad$
  3. En déduire le tableau des variations de $f$. On veillera à placer les limites dans ce tableau.
    $\quad$
  4. a. Justifier que l’équation $f(x) = 2$ a une unique solution $\alpha$ dans l’intervalle $\left[-\dfrac{1}{2};+ \infty\right[$.
    $\quad$
    b. Donner une valeur approchée de $\alpha$ à $10^{-1}$ près.
    $\quad$
  5. La fonction $f’$ est dérivable sur $\R$. On admet que, pour tout $x \in \R$, $f”(x) = \dfrac{-2x^2-2x+4}{\left(x^2+x+\dfrac{5}{2}\right)^2}$.
    Déterminer le nombre de points d’inflexion de la courbe représentative de $f$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice B

Principaux domaines abordés :

  • Étude de fonction, fonction exponentielle
  • Équations différentielles

Partie I

Considérons l’équation différentielle $$y’= -0,4y + 0,4$$ où $y$ désigne une fonction de la variable $t$, définie et dérivable sur $[0; + \infty[$.

  1. a. Déterminer une solution particulière constante de cette équation différentielle.
    $\quad$
    b. En déduire l’ensemble des solutions de cette équation différentielle.
    $\quad$
    c. Déterminer la fonction $g$, solution de cette équation différentielle, qui vérifie $g(0) = 10$.
    $\quad$

$\quad$

Partie II

Soit $p$ la fonction définie et dérivable sur l’intervalle $[0;+ \infty[$ par $$p(t) = \dfrac{1}{g(t)} = \dfrac{1}{1 + 9\e^{-0,4t}}$$

  1. Déterminer la limite de $p$ en $+ \infty$.
    $\quad$
  2. Montrer que $p'(t) = \dfrac{3,6\e^{-0,4t}}{ \left(1 + 9\e^{-0,4t}\right)^2}$ pour tout $t \in [0;+ \infty[$.
    $\quad$
  3. a. Montrer que l’équation $p(t) = \dfrac{1}{2}$ admet une unique solution $\alpha$ sur $[0;+ \infty[$.
    $\quad$
    b. Déterminer une valeur approchée de $\alpha$ à $10^{-1}$ près à l’aide d’une calculatrice.
    $\quad$

Partie III

  1. $p$ désigne la fonction de la partie II.
    Vérifier que $p$ est solution de l’équation différentielle $y’ = 0,4y(1-y)$ avec la condition initiale $y(0) = \dfrac{1}{10}$ où $y$ désigne une fonction définie et dérivable sur $[0; + \infty[$.
    $\quad$
  2. Dans un pays en voie de développement, en l’année 2020, $10\%$ des écoles ont accès à internet.
    Une politique volontariste d’équipement est mise en œuvre et on s’intéresse à l’évolution de la proportion des écoles ayant accès à internet.
    On note $t$ le temps écoulé, exprimé en année, depuis l’année 2020.
    La proportion des écoles ayant accès à internet à l’instant $t$ est modélisée par $p(t)$.
    Interpréter dans ce contexte la limite de la question II.1 puis la valeur approchée de $\alpha$ de la question II 3. b. ainsi que la valeur $p(0)$.
    $\quad$

$\quad$

 

 

 

Bac – Spécialité mathématiques – Polynésie – sujet 2 – mars 2021

Polynésie – mars 2021

Spécialité maths – Sujet 2- Correction

L’énoncé de ce sujet de bac est disponible ici.

Ex 1

Exercice 1

  1. On a
    $\begin{align*} u_1&=0,95\times 10~000+200 \\
    &=9~700\end{align*}$
    $\quad$
    et
    $\begin{align*} u_2&=0,95\times 9~700+200 \\
    &=9~415\end{align*}$
    $\quad$
  2. a. Initialisation : Si $n=0$ alors $u_0=10~000>4~000$.
    La propriété est vraie au rang $0$.
    $\quad$
    Hérédité : On suppose la propriété vraie au rang $n$.
    $\begin{align*}
    u_{n+1}&=0,95u_n+200 \\
    &>0,95 \times 4~000+200\\
    &>3~800+200\\
    &>4~000\end{align*}$
    La propriété est vraie au rang $n+1$.
    $\quad$
    Conclusion : La propriété est vraie au rang $0$ et est héréditaire.
    Par conséquent, pour tout $n\in \N$ on a $u_n>4~000$.
    $\quad$
    b. La suite $\left(u_n\right)$ est décroissante et minorée par $4~000$. Elle converge donc.
    $\quad$
  3. a. $v_0=10~000-4~000=6~000$.
    $\quad$
    b. Soit $n\in \N$. $v_n=u_n-4~000 \ssi u_n=v_n+4~000$
    $\begin{align*} v_{n+1}&=u_{n+1}-4~000\\
    &=0,95u_n+200-4~000\\
    &=0,95u_n-3~800 \\
    &=0,95\left(v_n+4~000\right)-3~800\\
    &=0,95v_n+3~800-3~800\\
    &=0,95v_n\end{align*}$
    La suite $\left(v_n\right)$ est donc géométrique de raison $0,95$ et de premier terme $v_0=6~000$.
    $\quad$
    c. Pour tout $n\in \N$ on a donc $v_n=6~000\times 0,95^n$.
    Par conséquent :
    $\begin{align*} u_n&=v_n+4~000 \\
    &=6~000\times 0,95^n+4~000\end{align*}$
    $\quad$
    d. $-1<0,95<1$ donc $\lim\limits_{n\to +\infty} 6~000\times 0,95^n=0$
    Par conséquent $\lim\limits_{n\to +\infty} u_n=4~000$.
    $\quad$
  4. La population de cette espèce baisse de $5\%$ chaque année. Il reste donc $95\%$ de la population d’une année sur l’autre.
    $200$ individus sont réintroduit chaque année.
    En 2020, il y avait $10~000$ individus.
    Par conséquent, la population de cette espèce peut être modélisée par la suite $\left(u_n\right)$ étudiée dans les questions précédentes.
    Sur le long terme, il restera $4~000$ individus.
    Or $4~000<\dfrac{10~000}{2}$
    L’affirmation est donc vraie.
    $\quad$

Ex 2

Exercice 2

  1. On obtient l’arbre pondéré suivant :
    $\quad$
    $\quad$
  2. a. On veut calculer
    $\begin{align*} p(M\cap T)&=p(M)\times p_M(T) \\
    &=0,07\times 0,8\\
    &=0,056\end{align*}$
    La probabilité pour que la personne soit infectée par la maladie et que son test soit positif est $0,056$.
    $\quad$
    b. $M$ et $\conj{M}$ forment un système complet d’événements fini.
    D’après la formule des probabilités totales on a
    $\begin{align*}
    p(T)&=p(M\cap T)+p\left(\conj{M}\cap T\right)\\
    &=0,056+0,93\times 0,01 \\
    &=0,0653\end{align*}$
    La probabilité que son test soit positif est de $0,0653$.
    $\quad$
  3. On veut calculer
    $\begin{align*} p_T(M)&=\dfrac{p(T\cap M)}{p(T)} \\
    &=\dfrac{0,056}{0,0653} \\
    &\approx 0,86\end{align*}$
    La probabilité que la personne soit infectée sachant que son test est positif est environ égale à $0,86$.
    $\quad$
  4. a. On effectue $10$ tirages aléatoires, indépendants et identiques.
    À chaque tirage, il n’y a que deux issues  : $T$ et $\conj{T}$.
    La variable aléatoire $X$ suit donc la loi binomiale de paramètres $n=10$ et $p=0,0653$.
    $\quad$
    b. On a
    $\begin{align*} p(X=2)&=\dbinom{10}{2}0,0653^2 \times (1-0,653)^8 \\
    &\approx 0,11\end{align*}$
    La probabilité pour qu’exactement deux personnes aient un test positif est environ égale à $0,11$.
    $\quad$
  5. On effectue $n$ tirages aléatoires, indépendants et identiques.
    À chaque tirage, il n’y a que deux issues  : $T$ et $\conj{T}$.
    On note $Y$ la variable aléatoire qui comptabilise le nombre d’individus ayant un test positif parmi les $n$ personnes.
    La variable aléatoire $Y$ suit donc la loi binomiale de paramètres $n$ et $p=0,0653$.
    On veut
    $\begin{align*} p(Y\pg 1)> 0,99 &\ssi 1-p(Y=0)>0,99 \\
    &\ssi p(Y=0)<0,01 \\
    &\ssi (1-0,0653)^n<0,01 \\
    &\ssi 0,9347^n<0,01 \\
    &\ssi n\ln(0,9347)<\ln(0,01) \\
    &\ssi n>\dfrac{\ln(0,01)}{\ln(0,9347)} \end{align*}$
    Or $\dfrac{\ln(0,01)}{\ln(0,9347)} \approx 63,2$.
    Il faut donc tester au minimum $64$ personnes pour que la probabilité qu’au moins une de ces personnes ait un test positif soit supérieure à $99\%$.
    $\quad$

Ex 3

Exercice 3

  1. On a $B(1;0;0)$, $D(0;1;0)$, $E(0;0;1)$, $G(1;1;1)$ et $H(0;1;1)$.
    $\quad$
  2. a. $[EG]$, $[ED]$ et $[GD]$ sont des diagonales de carrés dont les côtés ont la même longueur.
    Par conséquent $EG=ED=GD$.
    Le triangle $EGD$ est donc équilatéral.
    $\quad$
    b. Dans le triangle $EGH$ rectangle en $H$ on applique le théorème de Pythagore.
    $\begin{align*} EG^2&=EH^2+GH^2 \\
    &=1+1\\
    &=2\end{align*}$
    Par conséquent l’aire du triangle $EGD$ est
    $\begin{align*} \mathscr{A}&=\dfrac{\sqrt{3}}{4}EG^2 \\
    &=\dfrac{\sqrt{3}}{4}\times 2\\
    &=\dfrac{\sqrt{3}}{2}\end{align*}$
    $\quad$
  3. On a $\vect{BH}\begin{pmatrix} -1\\1\\1\end{pmatrix}$.
    $\begin{align*} \vect{BM}=\dfrac{1}{3}BH&\ssi \begin{cases} x_M-1=\dfrac{1}{3}\times (-1) \\
    y_M=\dfrac{1}{3}\times 1\\
    z_M=\dfrac{1}{3}\times 1\end{cases} \\
    &\ssi \begin{cases} x_M=\dfrac{2}{3} \\y_M=\dfrac{1}{3}\\z_M=\dfrac{1}{3}\end{cases}\end{align*}$
    Ainsi les coordonnées de $M$ sont bien $\left(\dfrac{2}{3};\dfrac{1}{3};\dfrac{1}{3}\right)$.
    $\quad$
  4. a. On a $\vect{EG}\begin{pmatrix}1\\1\\0\end{pmatrix}$ et $\vect{ED}\begin{pmatrix}0\\1\\-1\end{pmatrix}$
    Par conséquent :
    $\begin{align*} \vec{n}.\vect{EG}&=-1+1+0\\
    &=0\end{align*}$
    $\begin{align*} \vec{n}.\vect{ED}&=0+1-1\\
    &=0\end{align*}$
    Le vecteur $\vec{n}$ est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan $(EGD)$.
    Ainsi $\vec{n}$ est normal au plan $(EGD)$.
    $\quad$
    b. Une équation cartésienne du plan $(EGD)$ est de la forme $-x+y+z+d=0$.
    Le point $E$ appartient au plan $(EGD)$ donc
    $0+0+1+d=0 \ssi d=-1$.
    Une équation cartésienne du plan $(EGD)$ est donc $-x+y+z-1=0$.
    $\quad$
    c. $\vec{n}$ est un vecteur directeur de la droite $\mathcal{D}$.
    Une représentation paramétrique de cette droite est donc :
    $\begin{cases} x=\dfrac{2}{3}-t\\y=\dfrac{1}{3}+t\\z=\dfrac{1}{3}+t\end{cases}\quad, t\in \R$.
    $\quad$
  5. a. Si on prend $t=\dfrac{1}{3}$ dans la représentation paramétrique de la droite $\mathcal{D}$ on obtient les coordonnées $\left(\dfrac{1}{3};\dfrac{2}{3};\dfrac{2}{3}\right)$.
    $-\dfrac{1}{3}+\dfrac{2}{3}+\dfrac{2}{3}-1=0$
    Le point de coordonnées $\left(\dfrac{1}{3};\dfrac{2}{3};\dfrac{2}{3}\right)$ appartient donc au plan $(EGD)$ et à la droite $\mathcal{D}$.
    Il s’agit par conséquent du point $K$.
    $\quad$
    b. On a
    $\begin{align*} MK^2&=\left(-\dfrac{1}{3}\right)^2+\left(\dfrac{1}{3}\right)^2+\left(\dfrac{1}{3}\right)^2 \\
    &=\dfrac{1}{3} \end{align*}$
    Le volume de la pyramide $GEDM$ est donc
    $\begin{align*} V&=\dfrac{\mathscr{A}\times MK}{3} \\
    &=\dfrac{\dfrac{\sqrt{3}}{2}\times \dfrac{1}{\sqrt{3}}}{3} \\
    &=\dfrac{1}{6}\end{align*}$
    $\quad$

Ex A

Exercice A

Partie 1

  1. $A(0;2)$ appartient à $\mathcal{C}$ donc $f(0)=2$.
    $f'(0)$ est le coefficient directeur de la droite $(AB)$.
    Donc $f'(0)=\dfrac{0-2}{2-0}=-1$.
    $\quad$
  2. La fonction $f$ semble convexe sur l’intervalle $[0;3]$.
    $\quad$

Partie 2

  1. Les solutions de l’équation $(H)$ sont les fonctions $f$ définies sur $\R$ par $f(x)=k\e^{-x}$ où $k\in \R$.
    $\quad$
  2. Soit $f$ une solution de l’équation $(E)$.
    On a donc $f’=-f+\e^{-x}$ et $g’=-g+\e^{-x}$.
    Ainsi, par différence $(f-g)’=-(f-g)$
    Il existe donc $k\in \R$ tel que, pour tout réel $x$ on ait $(f-g)(x)=k\e^{-x}$ soit $f(x)=g(x)+k\e^{-x}$
    Les solutions de l’équation $(E)$ sont donc les fonctions $f$ définies sur $\R$ par $f(x)=x\e^{-x}+k\e^{-x}$.
    $\quad$
  3. $f(0)=2 \ssi k=2$
    Ainsi $f(x)=(x+2)\e^{-x}$ pour tout réel $x$.
    $\quad$

Partie 3

  1. a. La fonction $f$ est dérivable sur $\R$ en tant que produit de fonctions dérivables sur $\R$.
    Pour tout réel $x$ on a
    $\begin{align*} f'(x)&=\e^{-x}+(x+2)\times \left(-\e^{-x}\right)\\
    &=(1-x-2)\e^{-x} \\
    &=(-x-1)\e^{-x}\end{align*}$
    $\quad$
    b. La fonction exponentielle est strictement positive.
    Le signe de $f'(x)$ ne dépend donc que de celui de $-x-1$.
    Or $-x-1=0 \ssi x=-1$ et $-x-1>0 \ssi -x>1\ssi x<-1$
    On obtient donc le tableau de variations suivant :
    $\quad$

    $\quad$
  2. a. La fonction $f’$ est dérivable sur $\R$ en tant que produit de fonctions dérivables sur $\R$.
    Pour tout réel $x$ on a
    $\begin{align*} f\dsec(x)&=-\e^{-x}+(-x-1)\left(-\e^{-x}\right) \\
    &=(-1+x+1)\e^{-x} \\
    &=x\e^{-x}\end{align*}$
    $\quad$
    b. La fonction exponentielle est strictement positive sur $\R$.
    Le signe de $f\dsec(x)$ ne dépend donc que de celui de $x$.
    Ainsi $f\dsec(x)\pg 0 \ssi x\pg 0$.
    La fonction $f$ est donc convexe sur l’intervalle $[0;+\infty[$.
    $\quad$

Ex B

Exercice B

Partie 1 : Étude d’une fonction auxiliaire

  1. a. La fonction $f$ est dérivable sur $[1;4]$ en tant que somme de fonctions dérivables sur cet intervalle.
    Pour tout $x\in [1;4]$ on a
    $\begin{align*} f'(x)&=-30+\dfrac{35}{x} \\
    &=\dfrac{-30x+35}{x} \\
    &=\dfrac{35-30x}{x}\end{align*}$
    $\quad$
    b. $35-30x=0 \ssi 30x=35 \ssi x=\dfrac{7}{6}$
    $35-30x>0 \ssi -30x>-35 \ssi x<\dfrac{7}{6}$
    On obtient le tableau de signes et de variations suivant :
    $\quad$$\quad$
    c. La fonction $f$ est donc strictement croissante sur l’intervalle $\left[1;\dfrac{7}{6}\right]$ et strictement décroissante sur l’intervalle $\left[\dfrac{7}{6};4\right]$.
    $\quad$
  2. Sur l’intervalle $\left[1;\dfrac{7}{6}\right]$ on a $f(x)\pg 20$.
    L’équation $f(x)=0$ ne possède donc pas de solution sur cet intervalle.
    $\quad$
    La fonction $f$ est continue (car dérivable) et strictement décroissante sur l’intervalle $\left[\dfrac{7}{6};4\right]$.
    De plus $f\left(\dfrac{7}{6}\right) \approx 20,4 >0$ et $f(4)\approx -21,5<0$.
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $f(x)=0$ possède donc une unique solution sur $\left[\dfrac{7}{6};4\right]$.
    $\quad$
    L’équation $f(x)=0$ possède donc une unique solution $\alpha$ sur l’intervalle $[1;4]$.
    D’après la calculatrice $\alpha \approx 2,915$.
    $\quad$
  3. D’après les questions précédentes on a donc le tableau de signes suivant :
    $\quad$

 

Partie 2 : Optimisation

  1. On a $B(2,5) \approx 23,925$
    Lorsque l’entreprise vend $2~500$ litres de jus de fruits son bénéfice est environ égal à $23~925$ euros.
    $\quad$
  2. La fonction $B$ est dérivable sur $[1;4]$ en  tant que somme et produits de fonctions dérivables sur cet intervalle.
    Pour tout réel $x$ on a
    $\begin{align*} B'(x)&=-15\times 2x+15+35\ln(x)+35x\times \dfrac{1}{x} \\
    &=-30x+15+35\ln(x)+35 \\
    &=-30x+50+35\ln(x)\\
    &=f(x)\end{align*}$
    $\quad$
  3. a. D’après la question 1.3. $B$ est donc strictement croissante sur l’intervalle $[1;\alpha]$ et strictement décroissante sur l’intervalle $[\alpha;4]$.
    $\quad$
    b. La fonction $B$ atteint donc son maximum en $\alpha$.
    L’entreprise doit donc vendre environ $2~915$ litres de jus de fruits pour réaliser un bénéfice maximal.
    $\quad$

 

Énoncé

Exercice 1 (5 points)

On considère la suite $\left(u_{n}\right)$ définie par $u_{0}=10~000$ et pour tout entier naturel $n$ :
$$u_{n+1}=0,95 u_{n}+200$$

  1. Calculer $u_{1}$ et vérifier que $u_{2}=9415$.
    $\quad$
  2. a. Démontrer, à l’aide d’un raisonnement par récurrence, que pour tout entier naturel $n$ :
    $$u_{n}>4000$$
    $\quad$
    b. On admet que la suite $\left(u_{n}\right)$ est décroissante. Justifier qu’elle converge.
    $\quad$
  3. Pour tout entier naturel $n$, on considère la suite $\left(v_{n}\right)$ définie par : $v_{n}=u_{n}-4~000$.
    a. Calculer $v_{0}$.
    $\quad$
    b. Démontrer que la suite $\left(v_{n}\right)$ est géométrique de raison égale à $0,95$.
    $\quad$
    c. En déduire que pour tout entier naturel $n$ :
    $$u_{n}=4~000+6~000 \times 0,95^{n} $$
    $\quad$
    d. Quelle est la limite de la suite $\left(u_{n}\right)$ ? Justifier la réponse.
    $\quad$
  4. En 2020, une espèce animale comptait 10000 individus. L’évolution observée les années précédentes conduit à estimer qu’à partir de l’année 2021, cette population baissera de $5 \%$ chaque début d’année.
    Pour ralentir cette baisse, il a été décidé de réintroduire $200$ individus à la fin de chaque année, à partir de 2021.
    Une responsable d’une association soutenant cette stratégie affirme que : « l’espèce ne devrait pas s’éteindre, mais malheureusement, nous n’empêcherons pas une disparition de plus de la moitié de la population ». Que pensez-vous de cette affirmation ? Justifier la réponse.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 2 (5 points)

Un test est mis au point pour détecter une maladie dans un pays.
Selon les autorités sanitaires de ce pays, $7 \%$ des habitants sont infectés par cette maladie. Parmi les individus infectés, $20 \%$ sont déclarés négatifs.
Parmi les individus sains, $1 \%$ sont déclarés positifs.
Une personne est choisie au hasard dans la population.
On note :

  • $M$ l’évènement: « la personne est infectée par la maladie » ;
  • $T$ l’évènement : « le test est positif ».
  1. Construire un arbre pondéré modélisant la situation proposée.
    $\quad$
  2. a. Quelle est la probabilité pour que la personne soit infectée par la maladie et que son test soit positif?
    $\quad$
    b. Montrer que la probabilité que son test soit positif est de $0,0653$.
    $\quad$
  3. On sait que le test de la personne choisie est positif.
    Quelle est la probabilité qu’elle soit infectée ?
    On donnera le résultat sous forme approchée à $10^{-2}$ près.
    $\quad$
  4. On choisit dix personnes au hasard dans la population. La taille de la population de ce pays permet d’assimiler ce prélèvement à un tirage avec remise.
    On note $X$ la variable aléatoire qui comptabilise le nombre d’individus ayant un test positif parmi les dix personnes.
    a. Quelle est la loi de probabilité suivie par $X$ ? Préciser ses paramètres.
    $\quad$
    b. Déterminer la probabilité pour qu’exactement deux personnes aient un test positif.
    On donnera le résultat sous forme approchée à $10^{-2}$ près.
    $\quad$
  5. Déterminer le nombre minimum de personnes à tester dans ce pays pour que la probabilité qu’au moins une de ces personnes ait un test positif, soit supérieure à $99 \%$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 3 (5 points)

Dans l’espace, on considère le cube $ABCDEFGH$ d’arête de longueur égale à $1$
On munit l’espace du repère orthonormé $\left(A;\vect{AB},\vect{AD},\vect{AE}\right)$. On considère le point $M$ tel que $\vect{BM}=\dfrac{1}{3} \vect{BH}$.

 

  1. Par lecture graphique, donner les coordonnées des points $B$, $D$, $E$, $G$ et $H$.
    $\quad$
  2. a. Quelle est la nature du triangle $EGD$ ? Justifier la réponse.
    $\quad$
    b. On admet que l’aire d’un triangle équilatéral de côté $c$ est égale à $\dfrac{\sqrt{3}}{4} c^{2}$.
    Montrer que l’aire du triangle $EGD$ est égale à $\dfrac{\sqrt{3}}{2}$.
    $\quad$
  3. Démontrer que les coordonnées de M sont $\left(\dfrac{2}{3} ; \dfrac{1}{3} ; \dfrac{1}{3}\right)$.
    $\quad$
  4. a. Justifier que le vecteur $\vec{n}(-1 ; 1 ; 1)$ est normal au plan $(EGD)$.
    $\quad$
    b. En déduire qu’une équation cartésienne du plan $(EGD)$ est : $-x+y+z-1=0$.
    $\quad$
    c. Soit $\mathcal{D}$ la droite orthogonale au plan $(EGD)$ et passant par le point $M$.
    Montrer qu’une représentation paramétrique de cette droite est :
    $$\mathcal{D}:\begin{cases} x=\dfrac{2}{3}-t\\y=\dfrac{1}{3}+t\\z=\dfrac{1}{3}+t\end{cases}, \quad t\in \R$$
    $\quad$
  5. Le cube $ABCDEFGH$ est représenté ci-dessus selon une vue qui permet de mieux percevoir la pyramide $GEDM$, en gris sur la figure :Le but de cette question est de calculer le volume de la pyramide $GEDM$.
    a. Soit K, le pied de la hauteur de la pyramide $GEDM$ issue du point $M$.
    Démontrer que les coordonnées du point $K$ sont $\left(\dfrac{1}{3} ; \dfrac{2}{3} ; \dfrac{2}{3}\right)$.
    $\quad$
    b. En déduire le volume de la pyramide $GEDM$.
    On rappelle que le volume $V$ d’une pyramide est donné par la formule $V=\dfrac{b \times h}{3}$ $b$ désigne l’aire d’une base et $h$ la hauteur associée.
    $\quad$

$\quad$

Exercice au choix du candidat (5 points)

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.
Il indique sur sa copie l’exercice choisi : exercice A ou exercice B.
Pour éclairer son choix, les principaux domaines abordés par chaque exercice sont indiqués dans un encadré.

Exercice A

Principaux domaines abordés :

  • Fonction exponentielle,
  • convexité,
  • dérivation,
  • équations différentielles.

Cet exercice est composé de trois parties indépendantes.
On a représenté ci-dessous, dans un repère orthonormé, une portion de la courbe représentative $\mathcal{C}$ d’une fonction $f$ définie sur $\R$ :

On considère les points $A(0 ; 2)$ et $B(2 ; 0)$.

Partie 1

Sachant que la courbe $\mathcal{C}$ passe par $A$ et que la droite $(AB)$ est la tangente à la courbe $\mathcal{C}$ au point $A$, donner par lecture graphique :

  1. La valeur de $f(0)$ et celle de $f'(0)$.
    $\quad$
  2. Un intervalle sur lequel la fonction $f$ semble convexe.
    $\quad$

Partie 2

On note $(E)$ l’équation différentielle $y’=-y+\e^{-x}$.
On admet que $g: x \mapsto 𝑥x\e^{-x}$ est une solution particulière de $(E)$.

  1. Donner toutes les solutions sur $\R$ de l’équation différentielle $(H) ∶ y’ = -y$.
    $\quad$
  2. En déduire toutes les solutions sur $\R$ de l’équation différentielle $(E)$.
    $\quad$
  3. Sachant que la fonction $f$ est la solution particulière de $(E)$ qui vérifie $f(0) = 2$, déterminer une expression de $f(x)$ en fonction de $x$.
    $\quad$

Partie 3

On admet que pour tout nombre réel $x$, $f(x) = (x + 2) \e^{-𝑥}$.

  1. On rappelle que $f’$ désigne la fonction dérivée de la fonction $f$.
    a. Montrer que pour tout $x\in \R$, $f'(x)=(-x-1)\e^{-x}$.
    $\quad$
    b. Étudier le signe de $f'(x)$ pour tout $x\in \R$ et dresser le tableau des variations de $f$ sur $\R$.
    On ne précisera ni la limite de $f$ en $-\infty$ ni la limite de $f$ en $+\infty$.
    On calculera la valeur exacte de l’extremum de $f$ sur $\R$.
    $\quad$
  2. On rappelle que $d\dsec$ désigne la fonction dérivée seconde de la fonction $f$.
    a. Calculer pour tout $x\in \R$, $f\dsec(x)$.
    $\quad$
    b. Peut-on affirmer que $f$ est convexe sur l’intervalle $[0 ; +\infty[$ ?
    $\quad$

$\quad$

Exercice B

Principaux domaines abordés :

  • Fonction logarithme népérien,
  • dérivation.

Cet exercice est composé de deux parties.
Certains résultats de la première partie seront utilisés dans la deuxième

Partie 1 : Étude d’une fonction auxiliaire

Soit la fonction $f$ définie sur l’intervalle $[1 ; 4]$ par $: f(x)=-30 x+50+35 \ln (x)$.

  1. On rappelle que $f’$ désigne la fonction dérivée de la fonction $f$.
    a. Pour tout nombre réel $x$ de l’intervalle $[1 ; 4]$, montrer que :
    $$f'(x)=\frac{35-30 x}{x}$$
    $\quad$
    b. Dresser le tableau de signe de $f'(x)$ sur l’intervalle $[1 ; 4]$.
    $\quad$
    c. En déduire les variations de $f$ sur ce même intervalle.
    $\quad$
  2. Justifier que l’équation $f(x)=0$ admet une unique solution, notée $\alpha$, sur l’intervalle $[1 ; 4]$ puis donner une valeur approchée de $\alpha$ à $10^{-3}$ près.
    $\quad$
  3. Dresser le tableau de signe de $f(x)$ pour $x \in[1 ; 4]$.
    $\quad$

$\quad$

Partie 2: Optimisation

Une entreprise vend du jus de fruits. Pour $x$ milliers de litres vendus, avec $x$ nombre réel de l’intervalle $[1;4]$, l’analyse des ventes conduit à modéliser le bénéfice $B(x)$ par l’expression donnée en milliers d’euros par :
$$B(x)=-15 x^{2}+15 x+35 x \ln (x) $$

  1. D’après le modèle, calculer le bénéfice réalisé par l’entreprise lorsqu’elle vend $2~500$ litres de jus de fruits.
    On donnera une valeur approchée à l’euro près de ce bénéfice.
    $\quad$
  2. Pour tout 𝑥 de l’intervalle $[1 ; 4]$, montrer que $B'(x)=f(x)$ où $B’$ désigne la fonction dérivée de $B$.
    $\quad$
  3. a. À l’aide des résultats de la partie 1, donner les variations de la fonction $B$ sur l’intervalle $[1 ; 4]$.
    $\quad$
    b. En déduire la quantité de jus de fruits, au litre près, que l’entreprise doit vendre afin de réaliser un bénéfice maximal.
    $\quad$

$\quad$

 

 

 

 

 

Bac – Spécialité mathématiques – Centres étrangers – sujet 2 – mars 2021

Centres étrangers – mars 2021

Spécialité maths – Sujet 2- Correction

L’énoncé de ce sujet de bac est disponible ici.

Ex 1

Exercice 1

Question 1 : La fonction $g$ est dérivable sur $]0;+\infty[$ en tant que somme de fonctions dérivables sur cet intervalle.
Pour tout réel $x\pg 0$, $g'(x)= 2x+2+\dfrac{3}{x^2}$.
Une équation de cette tangente est de la forme $y=g'(1)(x-1)+g(1)$.
Or $g(1)=0$ et $g'(1)=7$.
Une équation de cette tangente est donc $y=7(x-1)$.
Réponse a
$\quad$

Question 2 : Pour tout entier naturel $n$ on a $v_n=\dfrac{3}{1+\dfrac{2}{n}}$
Or $\lim\limits_{n\to +\infty} \dfrac{2}{n}=0$ donc $\lim\limits_{n\to +\infty} v_n=3$.
Remarque : On pouvait également utiliser la limite des termes de plus haut degré.
Réponse b
$\quad$

Question 3 : On appelle $X$ la variable comptant le nombre de boules noires tirées. On effectue $10$ tirages aléatoires, indépendants et identiques. À chaque tirage il n’y a que deux issues $N$ « La boule tirée est noire » et $\conj{N}$. De plus $p(N)=0,6$.
$X$ suit donc la loi binomiale de paramètres $n=10$ et $p=0,6$.
Ainsi $P(X=4) = \dbinom{10}{4} 0,6^4 \times 0,4^6 \approx 0,111~5$
Réponse c
$\quad$

Question 5 : Pour tout réel $x$ on a $f(x)=\e^{x}\left(3-\dfrac{x}{\e^x}\right)$.
Or, par croissances comparées, $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{e^x}{x}=+\infty$ donc $\lim\limits_{x\to +\infty} {x}\dfrac{e^x}=0$
De plus $\lim\limits_{x\to +\infty} \e^x=+\infty$
Donc $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=+\infty$
Réponse b
$\quad$

Question 5 : Il y a $36^8$ combinaisons possibles.
Il faut donc au maximum $\dfrac{36^8}{10^8} \approx 28~211$ secondes pour découvrir le code.
Cela correspond à environ $8$ heures.
Réponse b
$\quad$

 

 

Ex 2

Exercice 2

Partie A – Modélisation à l’aide d’une suite

  1. a. Si $2\%$ des panneaux se sont détériorés cela signifie que $98\%$ sont en état de fonctionner. Pour tout entier naturel $n$, cela correspond donc à $0,98u_n$ panneaux.
    Chaque année $250$ nouveaux panneaux sont installés.
    Par conséquent $u_{n+1}=0,98u_n+250$.
    En 2020, la société possédait $10~560$ panneaux. Donc $u_0=10~560$.
    $\quad$
    b. D’après la calculatrice, c’est-à-partir du rang $68$ que $u_n\pg 12~000$.
    Il faut $68$ ans pour que le nombre de panneaux solaires soit strictement supérieur à $12~000$.
    $\quad$
    c.
    $$\begin{array}{|l|}
    \hline
    \text{u = 10560} \\
    \text{n = 0} \\
    \textbf{while }\text{u  < 12000 :} \\
    \quad \text{u =  0.98 * u + 250}\\
    \quad \text{n = n + 1}\\
    \hline
    \end{array}$$
    $\quad$
  2. Initialisation : On a $u_0 = 10~560 < 12~500$
    La propriété est vraie au rang $0$.
    $\quad$
    Hérédité : Soit $n \in \N$. On suppose la propriété vraie au rang $n$.
    $\begin{align*} u_{n+1} &= 0,98u_n +250 \\
    &\pp 0,98 \times 12~500+250 \\
    &\pp 12~250+250\\
    &\pp 12~500\end{align*}$
    La propriété est vraie au rang $n+1$.
    $\quad$
    Conclusion : La propriété est vraie au rang $0$ et est héréditaire.
    Par conséquent, pour tout entier naturel $n$ on a $u_n \pp 12~500$.
    $\quad$
  3. Pour tout entier naturel $n$ on a
    $\begin{align*} u_{n+1}-u_n&=0,98u_n+250-u_n \\
    &=-0,02u_n+250 \\
    &=0,02\left(-u_n+12~500\right)\end{align*}$
    Or, pour tout entier naturel $n$, on a $u_n\pp 12~500$.
    Par conséquent $u_{n+1}-u_n\pg 0$.
    La suite $\left(u_n\right)$ est croissante.
    $\quad$
  4. La suite $\left(u_n\right)$ est croissante et majorée par $12~500$. Elle converge donc.
    $\quad$
  5. a. Pour tout entier naturel $n$,
    $\begin{align*} v_{n+1}&=u_{n+1}-12~500 \\
    &=0,98u_n+250-12~500 \\
    &=0,98u_n-12~250 \\
    &=0,98\left(u_n-12~500\right)\\
    &=0,98v_n\end{align*}$
    La suite $\left(v_n\right)$ est donc géométrique de raison $q=0,98$ et de premier terme $v_0=u_0-12~500=-1~940$.
    $\quad$
    b. Ainsi, pour tout entier naturel $n$ on a $v_n=-1~940\times 0,98^n$.
    $\quad$
    c. Donc, pour tout entier naturel $n$, $u_n=v_n+12~500=12~500-1~940\times 0,98^n$.
    $\quad$
    d. $-1<0,98<1$ donc $\lim\limits_{n\to +\infty} -1~940\times 0,98^n=0$.
    Donc $\lim\limits_{n\to +\infty} u_n=12~500$.
    Sur le long terme, la centra solaire Big Sun possèdera $12~500$ panneaux solaires.
    $\quad$

Partie B

  1. La fonction $f$ est dérivable sur $[0;+\infty[$ en tant que composée et somme de fonctions dérivables.
    Pour tout réel $x\pg 0$
    $\begin{align*} f'(x)&=-500\times (-0,02)\e^{-0,02x+1,4} \\
    &=10\e^{-0,02x+1,4}\end{align*}$
    La fonction exponentielle est strictement positive sur $\R$ donc $f'(x)>0$.
    La fonction $f$ est par conséquent strictement croissante sur $[0;+\infty[$.
    $\quad$
  2. $\lim\limits_{x\to +\infty} -0,02x+1,4=-\infty$ or $\lim\limits_{X\to -\infty} \e^X=0$
    Donc $\lim\limits_{x\to +\infty} \e^{-0,02x+1,4}=0$ et $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=12~500$.
    $\quad$
  3. On veut résoudre l’inéquation :
    $\begin{align*} f(x)>12~000 &\ssi 12~500-500\e^{-0,02x+1,4} > 12~000 \\
    &\ssi -500\e^{-0,02x+1,4} > -500 \\
    &\ssi \e^{-0,02x+1,4} < 1 \\
    &\ssi -0,02x+1,4< 0\\
    &\ssi -0,02x<-1,4 \\
    &\ssi x> 70\end{align*}$
    C’est donc au bout de $70$ ans, selon ce modèle, que le nombre de panneaux solaires dépassera $12~000$.
    $\quad$

 

 

 

Ex 3

Exercice 3

Partie A

  1. On a $F(1;0;1)$, $I(0;0,5;0,5)$ et $J\left(1;1;\dfrac{2}{3}\right)$
    $\quad$
  2. Ainsi $\vect{FJ}\begin{pmatrix} 0\\1\\-\dfrac{1}{3}\end{pmatrix}$
    Une représentation paramétrique de la droite $(d)$ est par conséquent $$\begin{cases} x=0\\y=0,5+t\\z=0,5-\dfrac{1}{3}t\end{cases} \quad, t\in \R$$
    $\quad$
  3. a. Le point de coordonnées $\left(0;0;\dfrac{2}{3}\right)$ appartient bien à la droite $(AE)$.
    En prenant $t=-0,5$, dans la représentation paramétrique de $(d)$, on trouve $\begin{cases} x=0\\y=0\\z=\dfrac{2}{3}\end{cases}$.
    Le point de coordonnées $\left(0;0;\dfrac{2}{3}\right)$ appartient aux droites $(d)$ et $(AE)$. C’est donc le point $K$.
    $\quad$
    b. Le point $L$ appartient à la droite $(DH)$. Ses coordonnées sont donc de la forme $(0;1;\gamma)$.
    En prenant $t=0,5$, dans la représentation paramétrique de (d)$, on trouve $\begin{cases} x=0\\y=1\\z=\dfrac{1}{3}\end{cases}$.
    Ainsi, le point $L$ a pour coordonnées $\left(0;1;\dfrac{1}{3}\right)$.
    $\quad$
  4. a. On a $\vect{LK}\begin{pmatrix} 0\\1\\-\dfrac{1}{3}\end{pmatrix}$.
    Par conséquent $\vect{LK}=\vect{FJ}$ et $FJLK$ est un paralélogramme.
    $\quad$
    b. $FJ=\sqrt{1+\dfrac{1}{9}}=\sqrt{\dfrac{10}{9}}$
    $\vect{FK}\begin{pmatrix} -1\\0\\-\dfrac{1}{3}\end{pmatrix}$ donc $FK=\sqrt{1+\dfrac{1}{9}}=\sqrt{\dfrac{10}{9}}$
    Le parallélogramme $FJLK$ possède deux côtés consécutifs de même longueur. C’est donc un losange.
    $\quad$
    c. $\vect{FJ}.\vect{FK}=0+0+\dfrac{1}{9}\neq 0$
    Ces deux vecteurs ne sont pas orthogonaux. Par conséquent $FJLK$ n’est pas un carré.
    $\quad$

Partie B : Cas général

  1. On a $\vect{CG}\begin{pmatrix}0\\0\\1\end{pmatrix}$
    Donc
    $\begin{align*} \vect{CJ}=a\vect{CG}&\ssi \begin{cases} x_J-1=0\\y_J=1=0\\z_J-0=a\end{cases} \\
    &\ssi \begin{cases} x_j=1\\y_J=1\\z_J=a\end{cases}\end{align*}$
    $\quad$
  2. Ainsi $\vect{FJ}\begin{pmatrix} 0\\1\\a-1\end{pmatrix}$ et $\vect{KL}\begin{pmatrix} 0\\1\\a-1\end{pmatrix}$
    Donc $\vect{FJ}=\vect{KL}$ et $FJKL$ est un parallélogramme.
    $\quad$
  3. D’après la question A.4.b. si $a=\dfrac{2}{3}$ alors $FJKL$ est un losange.
    $\quad$
  4. On a $\vect{FK}\begin{pmatrix} -1\\0\\-\dfrac{a}{2}\end{pmatrix}$
    $\begin{align*} \vect{FK}.\vect{FJ}=0&\ssi 0+0-\dfrac{a}{2}(a-1)=0 \\
    &\ssi a=0\text{ ou } a=1\end{align*}$
    Ainsi, les deux seules valeurs de $a$ pour lesquelles $\vect{FK}$ et $\vect{FJ}$ soient orthogonaux sont $0$ et $1$.
    Or si $a=0$ alors $FJ=FC=\sqrt{2}$ (d’après le théorème de Pythagore) et $FK=FE=1$. $FJLK$ n’est pas un losange et donc pas un carré.
    Si $a=1$ alors $FJ=FG=1$ et $FK=FA=\sqrt{2}$ et ce n’est toujours pas un carré.
    Il n’existe donc pas de valeurs de $a$ telles que le quadrilatère $FJLK$ soit un carré.
    $\quad$

 

 

Ex A

Exercice A

Partie A

  1. Si le test du mélange est négatif alors on n’a fait qu’un seul test et $X_n$ prend la valeur $1$.
    Si le test est positif alors on teste tous les individus. On a donc fait $1+n$ tests au total et $X$ prend la valeur $n+1$.
    $\quad$
  2. Si l’événement $\left[X_n=1\right]$  est réalisé alors aucun individu n’est positif. La probabilité qu’un individu ne soit pas malade est égale à $0,95$.
    Par conséquent, la probabilité que tous les individus ne soient pas malade est $0,95^n$.
    Donc $P\left(X_n=n+1\right)=1-0,95^n$.
    On obtient le tableau suivant :
    $$\begin{array}{|c|c|c|}
    \hline
    x_i&1&n+1\\
    \hline
    P\left(X_n=x_i\right)&0,95^n&1-0,95^n\\
    \hline
    \end{array}$$
    $\quad$
  3. L’espérance de $X_n$ indique le nombre moyen qu’on va réaliser.
    $\begin{align*}
    E\left(X_n\right)&=1\times 0,95^n+(n+1)\times \left(1-0,95^n\right)\\
    &=0,95^n +n+1 -(n+1)\times 0,95^n \\
    &=n+1-n\times 0,95^n\end{align*}$
    $\quad$

Partie B

  1. La fonction $f$ est dérivable sur $[20;+\infty[$ en tant que somme de fonctions dérivables sur cet intervalle.
    Pour tout réel $x\pg 20$, $f'(x)=\dfrac{1}{x}+\ln(0,95)$
    $\begin{align*} f(x)<0 &\ssi \dfrac{1}{x} < -\ln(0,95)\\
    &\ssi x>-\dfrac{1}{\ln(0,95)}\end{align*}$
    Or $-\dfrac{1}{\ln(0,95)} \approx 19,5<20$
    Donc $f'(x)<0$ sur $[20;+\infty[$.
    $f$ est strictement décroissante sur $[20;+\infty[$.
    $\quad$
  2. Pour tout réel $x$ on a $f(x)=x\left(\dfrac{\ln(x)}{x}+\ln(0,95)\right)$
    Or, par croissance comparées, $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{\ln(x)}{x}=0$ donc $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{\ln(x)}{x}+\ln(0,95)=\ln(0,95)<0$
    Ainsi, $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=-\infty$.
    $\quad$
  3. La fonction $f$ est strictement décroissante et continue (car dérivable) sur $[20;+\infty[$.
    De plus $f(20) \approx 4,02>0$ et $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=-\infty$.
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $f(x)=0$ admet une unique solution sur $[20;+\infty[$.
    D’après la calculatrice, $87<\alpha \approx< 87,1$.
    $\quad$
  4. La fonction $f$ est strictement décroissante sur $[20;+\infty[$ et s’annule en $\alpha$.
    Par conséquent :
    $\bullet f(x)>0$ sur $[20;\alpha[$;
    $\bullet f(\alpha)=0$;
    $\bullet f(x)<0$ sur $]\alpha;+\infty[$.
    $\quad$

Partie C

$\begin{align*} E\left(X_n\right)<n &\ssi n+1-n\times 0,95^n < n\\
&\ssi -n\times 0,95^n <-1 \\
&\ssi 0,95^n > \dfrac{1}{n} \\
&\ssi n\ln(0,95) > \ln\left(\dfrac{1}{n}\right) \\
&\ssi n\ln(0,95)> -\ln(n) \\
&\ssi n\ln(0,95)+\ln(n)>0\\
&\ssi f(n)>0\end{align*}$

D’après la partie B, cela signifie que $n<\alpha$.
La première méthode diminue le nombre d’analysés pour des échantillons comportant au maximum $87$ personnes.
$\quad$

 

 

 

Ex B

Exercice B

Partie A : : Détermination d’une fonction $\boldsymbol{f}$ et résolution d’une équation différentielle

  1. Graphiquement $f(0)=3$ et $f'(0)=-2$.
    $\quad$
  2. On a $f(0)=1+b$.
    Donc $1+b=3 \ssi b=2$.
    $\quad$
  3. a. Pour tout réel $x$ on a $f'(x)=\e^x+a-b\e^{-x}$.
    Soit $f'(x)=\e^x+a-2\e^{-x}$
    $\quad$
    b. Par conséquent $f'(0)=1+a-2=a-1$.
    $\quad$
    c. $f'(0)=-2 \ssi a-1=-2 \ssi a=-1$.
    Par conséquent, pour tout réel $x$, $f(x)=\e^x-x+2\e{-x}$.
    $\quad$
  4. a. La fonction $g$ est dérivable sur $\R$ en tant que somme de fonction dérivables sur $\R$.
    Pour tout réel $x$ on a
    $\begin{align*}
    g'(x)+g(x)&=\left(e^x-1-2\e^{-x}\right)+\left(\e^x-x+2\e^{-x}\right)\\
    &=2e^x-1-x\end{align*}$
    La fonction $g$ est donc solution de l’équation $(E)$.
    $\quad$
    b. $y’+y=0 \ssi y’=-y$
    Les solutions de cette équation sont les fonctions $h$ définies sur $\R$ par $h(x)=K\e^{-x}$ où $K\in \R$.
    $\quad$
    c. Soit $j$ une solution de l’équation $(E)$.
    Ainsi $j-g$ est solution de l’équation différentielle homogène $y’-y=0$.
    Par conséquent, pour tout réel $x$ on a $j(x)-g(x)=K\e^{-x}$.
    Soit $j(x)=\e^x-x+(2+K)\e^{-x}$
    Les solutions de l’équation $(E)$ sont les fonctions $j$ définies sur $\R$ par $j(x)=\e^x-x+(2+K)\e^{-x}$ où $K\in \R$.
    $\quad$

Partie B : Étude de la fonction $\boldsymbol{g} sur $\boldsymbol{[1;+\infty[}$

  1. Pour tout réel $x$ on a
    $\begin{align*} \left(\e^x-2\right)\left(\e^x+1\right) &=\e^{2x}+\e^x-2\e^x-2 \\
    &=\e^{2x}-\e^x-2\end{align*}$
    $\quad$
  2. Pour tout réel $x$ on a
    $\begin{align*}
    g'(x)&=\e^x-2\e^{-x} \\
    &=\e^{-x}\left(\e^{2x}-2\e^x-2\right) \\
    &=\e^{-x}\left(\e^x-2\right)\left(\e^x+1\right)\end{align*}$
    $\quad$
  3. Pour tout réel $x$ on a $\e^x>0$ donc $e^x+1>0$.
    Par conséquent $g'(x)>0$ sur $[1;+\infty[$.
    La fonction $g$ est donc strictement croissante sur $[1;+\infty[$.
    $\quad$

 

Énoncé

Exercice 1     5 points

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des cinq questions, quatre réponses sont proposées ; une seule de ces réponses est exacte.

Indiquer sur la copie le numéro de la question et recopier la réponse exacte sans justifier le choix effectué.

Barème : une bonne réponse rapporte un point. Une réponse inexacte ou une absence de réponse n’apporte ni n’enlève aucun point.

Question 1 :

On considère la fonction $g$ définie sur $]0;+\infty[$ par $g(x)=x^2+2x-\dfrac{3}{x}$.
Une équation de la tangente à la courbe représentative de $g$ au point d’abscisse $1$ est :

a. $y=7(x-1)$
b. $y=x-1$
c. $y=7x+7$
d. $y=x+1$
$\quad$

Question 2 :

On considère la suite $\left(v_n\right)$ définie sur $\N$ par $v_n=\dfrac{3n}{n+2}$. On cherche à déterminer la limite de $v_n$ lorsque $n$ tend vers $+\infty$.

a. $\lim\limits_{n\to +\infty} v_n=1$
b. $\lim\limits_{n\to +\infty} v_n=3$
c. $\lim\limits_{n\to +\infty} v_n=\dfrac{3}{2}$
d. On ne peut pas la déterminer
$\quad$

Question 3 :

Dans une urne il y a $6$ boules noires et $4$ boules rouges. On effectue successivement $10$ tirages aléatoires avec remise. Quelle est la probabilité (à $10^{-4}$ près) d’avoir $4$ boules noires et $6$ boules rouges ?

a. $0,166~2$
b. $0,4$
c. $0,111~5$
d. $0,888~6$
$\quad$

Question 4 :

On considère la fonction $f$ définie sur $\R$ par $f(x)=3\e^x-x$.

a. $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=3$
b. $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=+\infty$
c. $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=-\infty$
d. On ne peut pas déterminer la limite de la fonction $f$ lorsque $x$ tend vers $+\infty$.
$\quad$

Question 5 :

On code inconnu est constitué de $8$ signes. Chaque signe peut être une lettre ou un chiffre. Il y a donc $36$ signes utilisables pour chacune des positions.
Un logiciel de cassage de code teste environ cent millions de codes par seconde.
En combien de temps au maximum le logiciel peut-il découvrir le code ?

a. environ $0,3$ seconde
b. environ $8$ heures
c. environ $3$ heures
d. environ $470$ heures
$\quad$

$\quad$

Exercice 2     5 points

Au 1$\ier$ janvier 2020, la centrale solaire de Big Sun possédait $10~560$ panneaux solaires. On observe, chaque année, que $2 \%$ des panneaux se sont détériorés et nécessitent d’être retirés tandis que $250$ nouveaux panneaux solaires sont installés.

Partie A – Modélisation à l’aide d’une suite

On modélise l’évolution du nombre de panneaux solaires par la suite $\left(u_n\right)$ définie par $u_0 = 10~560$ et, pour tout entier naturel $n$, $u{n+1}= 0,98u_n + 250$, où $u_n$ est le nombre de panneaux solaires au 1er janvier de l’année 2020 $+ n$.

  1. a. Expliquer en quoi cette modélisation correspond à la situation étudiée.
    $\quad$
    b. On souhaite savoir au bout de combien d’années le nombre de panneaux solaires sera strictement supérieur à $12~000$. À l’aide de la calculatrice, donner la réponse à ce problème.
    $\quad$
    c. Recopier et compléter le programme en Python ci-dessous de sorte que la valeur cherchée à la question précédente soit stockée dans la variable $\text{n}$ à l’issue de l’exécution de ce dernier.
    $$\begin{array}{|l|}
    \hline
    \text{u = 10560} \\
    \text{n = 0} \\
    \textbf{while } \text{……….} \\
    \quad \text{u = ……….}\\
    \quad \text{n = ……….}\\
    \hline
    \end{array}$$
  2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel $n$, on a $u_n < 12~500$.
    $\quad$
  3. Démontrer que la suite $\left(u_n\right)$ est croissante.
    $\quad$
  4. En déduire que la suite $\left(u_n\right)$ converge. Il n’est pas demandé, ici, de calculer sa limite.
    $\quad$
  5. On définit la suite $\left(v_n\right)$ par $v_n=u_n-12~500$, pour tout entier naturel $n$.
    a. Démontrer que la suite $\left(v_n\right)$ est une suite géométrique de raison $0,98$ dont in précisera le premier terme.
    $\quad$
    b. Exprimer, pour tout entier naturel $n$, $v_n$ en fonction de $n$.
    $\quad$
    c. En déduire, pour tout entier naturel $n$, $u_n$ en fonction de $n$.
    $\quad$
    d. Déterminer la limite de la suite $\left(u_n\right)$. Interpréter ce résultat dans le contexte du modèle.
    $\quad$

Partie B – Modélisation à l’aide d’une fonction

Une modélisation plus précise a permis d’estimer le nombre de panneaux solaires de la centrale à l’aide de la fonction $f$ définie pour tout $x \in [0 ; +\infty[$ par $f(x) = 12~500-500\e^{-0,02x+1,4}$, où $x$ représente le nombre d’années écoulées depuis le 1$\ier$ janvier 2020.

  1. Étudier le sens de variation de la fonction $f$.
    $\quad$
  2. Déterminer la limite de la fonction $f$ en $+\infty$.
    $\quad$
  3. En utilisant ce modèle, déterminer au bout de combien d’années le nombre de panneaux solaires dépassera $12~000$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 3     5 points

$ABCDEFGH$ est un cube. $I$ est le centre de la face $ADHE$ et $J$ est un point du segment $[CG]$. Il existe donc $a \in [0 ; 1] $tel que $\vect{CJ}=a\vect{CG}$.

On note $(d)$ la droite passant par $I$ et parallèle à $(FJ)$.

On note $K$ et $L$ les points d’intersection de la droite $(d)$ et des droites $(AE)$ et $(DH)$.

On se place dans le repère $\left(A;\vect{AB};\vect{AD};\vect{AE}\right)$.

Partie A : Dans cette partie $a=\dfrac{2}{3}$

 

 

  1. Donner les coordonnées des points $F$, $I$ et $J$.
    $\quad$
  2. Déterminer une représentation paramétrique de la droite $(d)$.
    $\quad$
  3. a. Montrer que le point de coordonnées $\left(0;0;\dfrac{2}{3}\right)$ est le point $K$.
    $\quad$
    b. Déterminer les coordonnées du point $L$, intersection des droites $(d)$ et $(DH)$.
    $\quad$
  4. a. Démontrer que le quadrilatère $FJLK$ est un parallélogramme.
    $\quad$
    b. Démontrer que le quadrilatère $FJLK$ est un losange.
    $\quad$
    c. Le quadrilatère $FJLK$ est-il un carré?
    $\quad$

Partie B : Cas général

On admet que les coordonnées des points $K$ et $L$ sont : $K\left(o; 0; 1-\dfrac{a}{2}\right)$ et $L\left(0; 1; \dfrac{a}{2}\right)$.
On rappelle que $a \in [0 ; 1]$.

  1. Déterminer les coordonnées de $J$ en fonction de $a$.
    $\quad$
  2. Montrer que le quadrilatère $FJLK$ est un parallélogramme.
    $\quad$
  3. Existe-t-il des valeurs de $a$ telles que le quadrilatère $FJLK$ soit un losange ? Justifier.
    $\quad$
  4. Existe-t-il des valeurs de $a$ telles que le quadrilatère $FJLK$ soit un carré ? Justifier.
    $\quad$

$\quad$

Exercice au choix du candidat     5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B Il indique sur sa copie l’exercice choisi : exercice A ou exercice B.

Exercice A

Fonction $\boldsymbol{\ln}$

Partie A

Dans un pays, une maladie touche la population avec une probabilité de $0,05$. On possède un test de dépistage de cette maladie.
On considère un échantillon de $n$ personnes $(n \pg 20)$ prises au hasard dans la population assimilé à un tirage avec remise.

On teste l’échantillon suivant cette méthode : on mélange le sang de ces $n$ individus, on teste le mélange. Si le test est positif, on effectue une analyse individuelle de chaque personne.
Soit $X_n$ la variable aléatoire qui donne le nombre d’analyses effectuées.

  1.  Montrer $X_n$ prend les valeurs $1$ et $(n + 1)$.
    $\quad$
  2. Prouver que $P\left(X_n = 1\right) = 0,95^n$.
    Établir la loi de $X_n$ en recopiant sur la copie et en complétant le tableau suivant :
    $$\begin{array}{|c|c|c|}
    \hline
    x_i&1&n+1\\
    \hline
    P\left(X_n=x_i\right)&\phantom{123456}&\phantom{123456}\\
    \hline
    \end{array}$$
    $\quad$
  3.  Que représente l’espérance de $X_n$ dans le cadre de l’expérience ?
    Montrer que $E\left(X_ n\right) = n + 1-n \times 0,95^n$.
    $\quad$

Partie B

  1. On considère la fonction $f$ définie sur $[20;+\infty[$ par $f(x)=\ln(x)+x\ln(0,95)$.
    Montrer que $f$ est décroissante sur $[20;+\infty[$.
    $\quad$
  2. On rappelle que $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{\ln(x)}{x}=0$. Montrer que $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=-\infty$.
    $\quad$
  3. Montrer que $f(x)=0$ admet une unique solution $\alpha$ sur $[20;+\infty[$.
    Donner un encadrement à $0,1$ près de cette solution.
    $\quad$
  4. En déduire le signe de $f$ sur $[20;+\infty[$.
    $\quad$

Partie C

On cherche à comparer deux types de dépistages. La première méthode est décrite dans la partie A, la seconde, plus classique, consiste à tester tous les individus.
La première méthode permet de diminuer le nombre d’analyses dès que $E\left(X_n\right) < n$.

En utilisant la partie B, montrer que la première méthode diminue le nombre d’analyses pour des échantillons comportant $87$ personnes maximum.
$\quad$

$\quad$

Exercice B

Équation différentielle

Partie A : Détermination d’une fonction $\boldsymbol{f}$ et résolution d’une équation différentielle

On considère la fonction $f$ définie sur $\R$ par : $$f(x)=\e^x+ax+b\e^{-x}$$
où $a$ et $b$ sont des nombres réels que l’on propose de déterminer dans cette partie.

Dans le plan muni d’un repère d’origine $O$, on a représenté ci-dessous la courbe $\mathcal{C}$, représentant la fonction $f$, et la tangente $(T)$ à la courbe $\mathcal{C}$ au point d’abscisse $0$.

  1.  Par lecture graphique, donner les valeurs de $f(0)$ et de $f'(0)$.
    $\quad$
  2. En utilisant l’expression de la fonction $f$, exprimer $f(0)$ en fonction de $b$ et en déduire la valeur de $b$.
    $\quad$
  3. On admet que la fonction $f$ est dérivable sur $\R$ et on note $f’$ sa fonction dérivée.
    a. Donner, pour tout réel $x$, l’expression de $f'(x)$.
    $\quad$
    b. Exprimer $f'(0)$ en fonction de $a$.
    $\quad$
    c. En utilisant les questions précédentes, déterminera, puis en déduire l’expression de $f(x)$.
    $\quad$
  4. On considère l’équation différentielle : $$(E) : y’ + y = 2\e^x-x-1$$
    a. Vérifier que la fonction $g$ définie sur $\R$ par : $$g(x) = \e^x-x+2\e^{-x}$$
    est solution de l’équation $(E)$.
    $\quad$
    b. Résoudre l’équation différentielle $y’ + y = 0$.
    $\quad$
    c. En déduire toutes les solutions de l’équation $(E)$.
    $\quad$

Partie B : Étude de la fonction $\boldsymbol{[g}$ sur $\boldsymbol{[1 ; +oo[}$

  1. Vérifier que pour tout réel $x$, on a $$\e^{2x}-\e^x-2=\left(\e^x-2\right)\left(\e^x+1\right)$$
    $\quad$
  2. En déduire une epression factorisée de $g'(x)$, pour tout réel $x$.
    $\quad$
  3. On admettra que, pour tout $x\in [1;+\infty[$, $\e^x-2>0$.
    Étudier le sens de variation de la fonction $g$ sur $[1 ; +\infty[$.
    $\quad$

$\quad$

 

Bac – Spécialité mathématiques – Centres étrangers – sujet 1 – mars 2021

Centres étrangers – mars 2021

Spécialité maths – Sujet 1- Correction

L’énoncé de ce sujet de bac est disponible ici.

Ex 1

Exercice 1

  1. La fonction $f$ est dérivable sur $\R$ en tant que produit de fonctions dérivables sur $\R$.
    Pour tout réel $x$ on a :
    $\begin{align*} f'(x)&=\e^{-2x}+x\times \left(-2\e^{-2x}\right)\\
    &=(1-2x)\e^{-2x}\end{align*}$
    La fonction $f’$ est dérivable sur $\R$ en tant que produit de fonctions dérivables sur $\R$.
    Pour tout réel $x$ on a :
    $\begin{align*} f\dsec(x)&=-2\e^{-2x}+(1-2x)\times \left(-2\e^{-2x}\right)\\
    &=\left(-2-2(1-2x)\right)\e^{-2x} \\
    &=(-4+4x)\e^{-2x} \\
    &=4(x-1)\e^{-2x}\end{align*}$
    Réponse b
    $\quad$
  2. Le nombre de combinaisons possibles est :
    $\begin{align*} N&=\dbinom{12}{3} \\
    &=220\end{align*}$
    Réponse c
    $\quad$
  3. $f'(x)>0$ sur $[2;5]$.
    Réponse b
    $\quad$
  4. On appelle $A$ l’événement « La puce possède le défaut A » et $B$ l’événement « La puce possède le défaut B ».
    Ainsi $p(A)=0,028$, $p(B)=0,022$ et $p\left(\conj{A\cup B}\right)=0,954$.
    Par conséquent $p(A\cup B)=1-0,954=0,046$.
    Or
    $\begin{align*} p(A\cap B)&=p(A)+p(B)-p(A\cap B) \\
    &=0,028+0,022-0,046\\
    &=0,004\end{align*}$
    Réponse b
    $\quad$
  5. La fonction $f$ est strictement croissante sur $]-\infty;-1]$ donc $f’$ est positive sur cet intervalle.
    Réponse b
    $\quad$

Ex 2

Exercice 2

Partie A

  1. On obtient l’arbre pondéré suivant :

    $\quad$

  2. On a
    $\begin{align*} P(R\cap J)&=P(R)\times P_R(J) \\
    &=0,17\times 0,32\\
    &=0,0544\end{align*}$
    $\quad$
  3. $\left(R,\conj{R}\right)$ forme un système complet d’événements fini.
    D’après la formule des probabilités totales :
    $\begin{align*} &P(J)=P(R)\times P_R(J)+P\left(\conj{R}\cap J\right) \\
    \ssi&0,11=0,0544+P\left(\conj{R}\cap J\right) \\
    \ssi&0,0556=P\left(\conj{R}\cap J\right) \end{align*}$
    La probabilité que la personne interrogée soit un jeune de 18 à 24 ans n’utilisant pas régulièrement les transports en commun est $0,056$ à $10^{-3}$ près.
    $\quad$
  4. Ainsi :
    $\begin{align*} P_{\conj{R}}(J)&=\dfrac{P\left(\conj{R}\cap J\right) }{P\left(\conj{R}\right)} \\
    &\approx \dfrac{0,056}{1-0,17} \\
    &\approx 0,067\end{align*}$
    La proportion de jeunes de 18 à 24 ans parmi les utilisateurs non réguliers des transports en commun est environ égale à $0,067$.
    $\quad$

Partie B

  1. On réalise $50$ tirages aléatoires, identiques et indépendants. À chaque tirage il n’y a que deux issues $R$ et $\conj{R}$.
    Ainsi $X$ suit la loi binomiale de paramètres $n=50$ et $p=0,17$.
    $\quad$
  2. On a
    $\begin{align*} P(X=5)&=\dbinom{50}{5}\times 0,17^5 \times 0,83^{45} \\
    &\approx 0,069\end{align*}$
    La probabilité d’avoir $5$ personnes utilisant les transports en commun parmi les $50$ interrogées est environ égale à $0,069$.
    $\quad$
  3. D’après la calculatrice $P(X\pp 13)\approx 0,964>0,95$
    L’affirmation est donc vraie.
    $\quad$
  4. L’espérance de $X$ est $E(X)=np=8,5$.
    Il y a donc en moyenne $8,5$ personnes utilisant régulièrement les transports en commun parmi les $50$ personnes interrogées.
    $\quad$

Ex 3

Exercice 3

Partie A

  1. On a
    $\begin{align*} a_1&=0,85\times 5~000+450 \\
    &=4~700\end{align*}$
    $\quad$
  2. Soit $n\in \N$.
    Chaque mois, depuis la mise en place de cette mesure, les dirigeants de l’entreprise constatent que $85 \%$ de ceux qui avaient choisi le télétravail le mois précédent choisissent de continuer. Cela représente donc $0,85a_n$.
    Chaque mois, $450$ collaborateurs supplémentaires choisissent le télétravail.
    Par conséquent $a_{n+1}=0,85a_n+450$.
    $\quad$
  3. a. Pour tout entier naturel $n$ on a $v_n=a_n-3~000 \ssi a_n=v_n+3~000$.
    $\begin{align*} v_{n+1}&=a_{n+1}-3~000\\
    &=0,85a_n+450-3~000\\
    &=0,85a_n-2~550\\
    &=0,85\left(v_n+3~000\right)-2~550 \\
    &=0,85v_n+2~550-2~550\\
    &=0,85v_n\end{align*}$
    La suite $\left(v_n\right)$ est donc géométrique de raison $0,85$ et de premier terme $v_0=200-3~000=-2~800$.
    $\quad$
    b. Pour tout entier naturel $n$, $v_n=-2~800\times 0,85^n$.
    $\quad$
    c. Par conséquent, pour tout entier naturel $n$ on a
    \begin{align*} a_n&=v_n+3~000 \\
    &=-2~800\times 0,85^n+3~000\end{align*}$
    $\quad$
  4. On veut déterminer le plus petit entier naturel $n$ tel que :
    $\begin{align*} a_n>2~500 &\ssi -2~800\times 0,85^n+3~000>2~500 \\
    &\ssi -2~800 \times 0,85^n >-500 \\
    &\ssi 0,85^n <\dfrac{5}{28} \\
    &\ssi n\ln(0,85)<\ln\left(\dfrac{5}{28}\right) \\
    &\ssi n > \dfrac{\ln\left(\dfrac{5}{28}\right)}{\ln(0,85)} \end{align*}$
    Or $\dfrac{\ln\left(\dfrac{5}{28}\right)}{\ln(0,85)} \approx 10,6$
    C’est donc au bout du $11$ème mois que le nombre de télétravailleurs sera strictement supérieur à $2~500$, après la mise en place de cette mesure dans l’entreprise.
    $\quad$

Partie B

  1. La fonction $f$ est dérivable sur $[0;+\infty[$ en tant que quotient de fonctions dérivables dont le dénominateur ne s’annule pas sur cet intervalle.
    Pour tout réel $x>0$
    $\begin{align*} f'(x)&=\dfrac{5(x+2)-(5x+4)}{(x+2)^2} \\
    &=\dfrac{5x+10-5x-4}{(x+2)^2} \\
    &=\dfrac{6}{(x+2)^2} \\
    &>0\end{align*}$
    La fonction $f$ est donc strictement croissante sur $[0;+\infty[$.
    $\quad$
  2. a. Initialisation : $u_0=1$ et $u_1=3$
    Ainsi $0\pp u_0 \pp u_1 \pp 4$ et la propriété est vraie au rang $0$.
    $\quad$
    Hérédité : Soit $n\in \N$. On suppose la propriété vraie au rang $n$.
    Donc $0\pp u_n \pp u_{n+1} \pp 4$
    La fonction $f$ est strictement croissante sur $[0;+\infty[$.
    Par conséquent $f(0) \pp f\left(u_n\right) \pp f\left(u_{n+1}\right) \pp f(4)$
    Soit $0\pp 2 \pp u_{n+1} \pp u_{n+2} \pp 4$
    La propriété est vraie au rang $n+1$.
    $\quad$
    Conclusion : La propriété est vraie au rang $0$ et est héréditaire.
    Par conséquent, pour tout entier naturel $n$, $0\pp u_n\pp _{n+1} \pp 4$.
    $\quad$
    b. La suite $\left(u_n\right)$ est donc croissante et majorée par $4$. Elle converge.
    $\quad$
  3. $-1< \dfrac{1}{2}<1$ donc $\lim\limits_{n\to +\infty} 3\times \left(\dfrac{1}{2}\right)^n=0$.
    D’après le théorème des gendarmes, $\lim\limits_{n\to +\infty} 4-u_n=0$ soit $\lim\limits_{n\to +\infty} u_n=4$.
    Sur le long terme, $4~000$ collaborateurs seront satisfaits par cette mesure.
    $\quad$

Ex A

Exercice A

  1. $\vect{AB}\begin{pmatrix} 1\\0\\2\end{pmatrix}$ et $\vect{AC}\begin{pmatrix}-2\\5\\1\end{pmatrix}$
    Par conséquent $\vect{AB}.\vect{AC}=-2+0+2=0$.
    Ces deux vecteurs sont donc orthogonaux et le triangle $ABC$ est rectangle en $A$.
    $\quad$
  2. a. $\vec{n}.\vect{AB}=2+0-2=0$ et $\vec{n}.\vect{AC}=-4+5-1=0$
    Le vecteur $\vec{n}$ est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan $(ABC)$. Il est par conséquent normal au plan $(ABC)$.
    $\quad$
    b. Une équation cartésienne du plan $(ABC)$ est donc de la forme $2x+y-z+d=0$.
    Le point $A$ appartient au plan $(ABC)$
    Par conséquent $4-1+d=0 \ssi d=-3$.
    Une équation cartésienne du plan $(ABC)$ est donc $2x+y-z-3=0$.
    $\quad$
    c. $2\times 0+1-4-3=-6\neq 0$.
    Le point $S$ n’appartient donc pas au plan $(ABC)$.
    Les points $A$, $B$, $C$ et $S$ ne sont, par conséquent, pas coplanaires.
    $\quad$
  3. a. $\vec{n}$ est un vecteur directeur de $(d)$.
    Une représentation paramétrique de la droite $(d)$ est donc $\begin{cases} x=2t\\y=1+t\\z=4-t\end{cases} \quad t\in \R$.
    $\quad$
    b. $2\times 2\times 2+2-3-3=0$ : le point de coordonnées $(2;2;3)$ appartient au plan $(ABC)$
    En prenant $t=1$ dans la représentation paramétrique de $(d)$ on retrouve le point de coordonnées $(2;2;3)$. Il appartient ainsi à la droite $(d)$.
    Les coordonnées du point $H$ sont donc $(2;2;3)$.
    $\quad$
  4. Aire de la base :
    $\begin{align*} \mathscr{A}&=\dfrac{AB\times AC}{2}\\
    &=\dfrac{\sqrt{1^2+0^2+2^2}\times \sqrt{(-2)^2+5^2+1^2}}{2} \\
    &=\dfrac{\sqrt{5}\times \sqrt{30}}{2} \\
    &=\dfrac{\sqrt{150}}{2}\end{align*}$
    Hauteur :
    $\begin{align*} SH&=\sqrt{2^2+(2-1)^2+(3-4)$2} \\
    &=\sqrt{6}\end{align*}$
    Le volume du tétraèdre est donc
    $\begin{align*} V&=\dfrac{\dfrac{\sqrt{150}}{2}\times \sqrt{6}}{3}\\
    &=5\end{align*}$
    $\quad$
  5. a. $SA\begin{pmatrix}2\\-2\\-4\end{pmatrix}$
    $\begin{align*} SA&=\sqrt{2^2+(-2)^2+(-4)^2} \\
    &=\sqrt{24}\end{align*}$
    $\quad$
    b. $SB\begin{pmatrix}3\\-2\\-2\end{pmatrix}$
    D’une part $\vect{SA}.\vect{SB}=6+4+8=18$;
    D’autre part $\vect{SA}.\vect{SB}=SA\times SB\times \cos\widehat{ASB}$

    Donc $\sqrt{24}\times \sqrt{17} \cos\widehat{ASB}=18$
    D’où $ \cos\widehat{ASB}=\dfrac{18}{\sqrt{408}}$
    Donc $ \widehat{ASB} \approx 27,0$°
    $\quad$

 

Ex B

Exercice B

Partie A

  1. Pour tout réel $x$ on a
    $\begin{align*} g'(x)&=2\times \left(-\dfrac{1}{3}\e^{\frac{-1}{3}x}\right)+\dfrac{2}{3} \\
    &=-\dfrac{2}{3}\e^{\frac{-1}{3}x}+\dfrac{2}{3}\end{align*}$
    $\quad$
  2. On a $g'(x)=\dfrac{2}{3}\left(1-\e^{\frac{-1}{3}x}\right)$
    Ainsi $g'(x)=0 \ssi 1-\e^{\frac{-1}{3}x}=0 \ssi \dfrac{-1}{3}x=0 \ssi x=0$
    $g'(x)>0 \ssi 1-\e^{\frac{-1}{3}x}>0 \ssi \e^{\frac{-1}{3}x}<1 \ssi x<0$
    La fonction $g$ est donc strictement croissante sur $]-\infty;0]$ et strictement décroissante sur $[0;+\infty[$.
    $\quad$
  3. Or $g(0)=2-2=0$.
    Ainsi $g(x)<0$ pour tout réel $x$ non nul et $g(0)=0$.
    $\quad$

Partie B

  1. $3y’+y=0 \ssi y’=-\dfrac{1}{3}y$
    Les solutions de cette équation sont donc les fonctions $f$ définies sur $\R$ par $f(x)=K\e^{\frac{-1}{3}x}$ où $K\in \R$.
    $\quad$
  2. On veut que $f(0)=2$ soit $K=2$.
    Par conséquent la fonction $f$ est définie sur $\R$ par $f(x)=2\e^{\frac{-1}{3}x}$.
    $\quad$
  3. a. Pour tout réel $x$ on a $f'(x)=-\dfrac{2}{3}\e^{\frac{-1}{3}x}$.
    Ainsi $f'(0)=-\dfrac{2}{3}$ et $f(0)=2$.
    Une équation de $\left(\Delta_0\right)$ est donc $y=-\dfrac{2}{3}x+2$.
    $\quad$
    b. Pour tout réel $x$ on a
    $\begin{align*} f(x)-\left(-\dfrac{2}{3}x+2\right) &=g(x) \\
    &\pp 0\end{align*}$
    La courbe $\mathcal{C}_f$ est donc toujours située sous la droite $\left(\Delta_0\right)$.
    $\quad$

Partie B

  1. Une équation de $\left(\Delta_a\right)$ est $y=-\dfrac{2}{3}\e^{\frac{-a}{3}}(x-a)+2\e^{\frac{-a}{3}}$
    Soit $y=2\e^{\frac{-a}{3}}\left(-\dfrac{1}{3}(x-a)+1\right)$.
    L’abscisse du point d’intersection de cette droite avec l’axe des abscisses vérifie donc
    $-\dfrac{1}{3}(x-a)+1=0\ssi x-a=3 \ssi x=a+3$.
    La tangente $\left(\Delta_a\right)$ coupe l’axe des abscisses au point $P$ d’abscisse $a+3$.
    $\quad$
  2. La droite $\left(\Delta_{-2}\right)$ coupe donc l’axe des abscisses au point d’abscisse $1$.
    Ainsi la droite $\left(\Delta_{-2}\right)$ passe par le point $B$ et le point de coordonnées $(1;0)$.
    $\quad$

 

Énoncé

Exercice 1     5 points

Ceci est un questionnaire à choix multiples (QCM). Pour chacune des questions, une
seule des quatre affirmations est exacte. Le candidat recopiera sur sa copie le numéro de la question et la réponse correspondante. Aucune justification n’est demandée.

Une réponse exacte rapporte un point, une réponse fausse ou une absence de réponse
ne rapporte ni n’enlève aucun point.

  1. On considère la fonction définie sur $\R$ par $f(x)=x\e^{-2x}$. On note $f\dsec$ la dérivée seconde de la fonction $f$.
    Quel que soit le réel $x$, $f\dsec(x)$ est égal à :
    a. $(1-2x)\e^{-2x}$
    b. $4(x-1)\e^{-2x}$
    c. $4\e^{-2x}$
    d. $(x+2)\e^{-2x}$
    $\quad$
  2. Un élève de première générale choisit trois spécialités parmi les douze proposées.
    Le nombre de combinaisons possibles est :
    a. $1~728$
    b. $1~320$
    c. $220$
    d. $33$
    $\quad$
  3. On donne ci-dessous la représentation graphique de $f’$ fonction dérivée d’une fonction $f$ définie sur $[0 ; 7]$.


    Le tableau de variations de $f$ sur l’intervalle $[0;7]$ est :


    $\quad$

  4. Une entreprise fabrique des cartes à puces. Chaque puce peut présenter deux défauts notés A et B.
    Une étude statistique montre que $2,8 \%$ des puces ont le défaut A, $2,2 \%$ des puces ont le défaut B et, heureusement, $95,4 \%$ des puces n’ont aucun des deux défauts.
    La probabilité qu’une puce prélevée au hasard ait les deux défauts est :
    a. $0,05$
    b. $0,004$
    c. $0,046$
    d. On ne peut pas le savoir
    $\quad$
  5. On se donne une fonction $f$, supposée dérivable sur $\R$, et on note $f’$ sa fonction dérivée.
    On donne ci-dessous le tableau de variation de $f$ :

    D’après ce tableau de variation :
    a. $f’$ est positive sur $\R$
    b. $f’$ est positive sur $]-\infty;-1[$
    c. $f’$ est négative sur $\R$
    d. $f’$ est positive sur $[-1;+\infty[$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 2     5 points

Dans tout cet exercice, les probabilités seront arrondies, si nécessaire, à $10^{-3}$.

D’après une étude, les utilisateurs réguliers de transports en commun représentent $17 \%$ de la population française. Parmi ces utilisateurs réguliers, $32 \%$ sont des jeunes âgés de 18 à 24 ans.

(Source : TNS-Sofres)

Partie A

On interroge une personne au hasard et on note :

  • $R$ l’événement : « La personne interrogée utilise régulièrement les transports en commun ».
  • $J$ l’événement : « La personne interrogée est âgée de 18 à 24 ans ».
  1. Représentez la situation à l’aide de cet arbre pondéré, que vous recopierez sur votre copie, en y reportant les données de l’énoncé.

    $\quad$

  2. Calculer la probabilité $P(R\cap J)$.
    $\quad$
  3. D’après cette même étude, les jeunes de 18 à 24 ans représentent $11 \%$ de la
    population française.
    Montrer que la probabilité que la personne interrogée soit un jeune de 18 à 24 ans n’utilisant pas régulièrement les transports en commun est $0,056$ à $10^{-3}$ près.
    $\quad$
  4. En déduire la proportion de jeunes de 18 à 24 ans parmi les utilisateurs non réguliers des transports en commun.
    $\quad$

Partie B :

Lors d’un recensement sur la population française, un recenseur interroge au hasard $50$ personnes en une journée sur leur pratique des transports en commun.
La population française est suffisamment importante pour assimiler ce recensement à un tirage avec remise.

Soit $X$ la variable aléatoire dénombrant les personnes utilisant régulièrement les transports en commun parmi les $50$ personnes interrogées.

  1. Déterminer, en justifiant, la loi de $X$ et préciser ses paramètres.
    $\quad$
  2. Calculer $P(X=5)$ et interpréter le résultat.
    $\quad$
  3. Le recenseur indique qu’il y a plus de $95 \%$ de chance pour que, parmi les $50$ personnes interrogées, moins de $13$ d’entre elles utilisent régulièrement les transports en commun.
    Cette affirmation est-elle vraie ? Justifier votre réponse.
    $\quad$
  4. Quel est le nombre moyen de personnes utilisant régulièrement les transports en commun parmi les $50$ personnes interrogées ?
    $\quad$

$\quad$

Exercice 3     5 points

En mai 2020, une entreprise fait le choix de développer le télétravail afin de s’inscrire dans une démarche écoresponsable.
Elle propose alors à ses $5~000$ collaborateurs en France de choisir entre le télétravail et le travail au sein des locaux de l’entreprise.
En mai 2020, seuls $200$ d’entre eux ont choisi le télétravail.
Chaque mois, depuis la mise en place de cette mesure, les dirigeants de l’entreprise constatent que $85 \%$ de ceux qui avaient choisi le télétravail le mois précédent choisissent de continuer, et que, chaque mois, $450$ collaborateurs supplémentaires choisissent le télétravail.

On modélise le nombre de collaborateurs de cette entreprise en télétravail par la suite $\left(a_n\right)$.

Le terme $a_n$ désigne ainsi une estimation du nombre de collaborateurs en télétravail le $n$-ième mois après le mois de mai 2020. Ainsi $a_0=200$.

Partie A :

  1. Calculer $a_1$.
    $\quad$
  2. Justifier que pour tout entier naturel $n$, $$a_{n+1}=0,85a_n+450$$
    $\quad$
  3. On considère la suite $\left(v_n\right)$ définie pour tout entier naturel $n$ par : $$v_n=a_n-3~000$$
    a. Démontrer que la suite $\left(v_n\right)$ est une suite géométrique de raison $0,85$.
    $\quad$
    b. Exprimer $v_n$ en fonction de $n$ pour tout entier naturel $n$.
    $\quad$
    c. En déduire que, pour tout entier naturel $n$, $$a_n=-2~800\times 0,85^n+3~0000$$
    $\quad$
  4. Déterminer le nombre de mois au bout duquel le nombre de télétravailleurs sera strictement supérieur à $2~500$, après la mise en place de cette mesure dans l’entreprise.
    $\quad$

Partie B :

Afin d’évaluer l’impact de cette mesure sur son personnel, les dirigeants de l’entreprise sont parvenus à modéliser le nombre de collaborateurs satisfaits par ce dispositif à l’aide de la suite $\left(u_n\right)$ définie par $u_0 = 1$ et, pour tout entier naturel $n$, $$u_{n+1}=\dfrac{5u_n+4}{u_n+2}$$
où $u_n$ désigne le nombre de milliers de collaborateurs satisfaits par cette nouvelle mesure au bout de 푛 mois après le mois de mai 2020.

  1. Démontrer que la fonction $f$ définie pour tout $x\in [0;+\infty[$ par $f(x)=\dfrac{5x+4}{x+2}$ est strictement croissante sur $[0;+\infty[$.
    $\quad$
  2. a. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel $n$, $$0\pp u_n\pp u_{n+1} \pp 4$$
    $\quad$
    b. Justifier que la suite $\left(u_n\right)$ est convergente.
    $\quad$
  3. On admet que pour tout entier naturel $$0\pp 4-u_n\pp 3\times \left(\dfrac{1}{2}\right)^n$$
    En déduire la limite de la suite $\left(u_n\right)$ et l’interpréter dans le contexte de la modélisation.
    $\quad$

$\quad$

Exercice au choix du candidat     5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B
Il indique sur sa copie l’exercice choisi : exercice A ou exercice B.

Exercice A

Géométrie dans l’espace

Dans un repère orthonormé de l’espace, on considère les points suivants : $$A(2;-1;0) ; B(3;-1;2) ; C(0;4;1) \text{ et } S(0;1;4)$$

  1. Montrer que le triangle $ABC$ est rectangle en $A$
    $\quad$
  2. a. Montrer que le vecteur$\vec{n}\begin{pmatrix} 2\\1\\-1\end{pmatrix}$ est orthogonal au plan $(ABC)$.
    $\quad$
    b. En déduire une équation cartésienne du plan $(ABC)$.
    $\quad$
    c. Montrer que les points $A$, $B$, $C$ et $S$ ne sont pas coplanaires.
    $\quad$
  3. Soit $(d)$ la droite orthogonale au plan $(ABC)$ passant par $S$. Elle coupe le plan
    $(ABC)$ en $H$.
    a. Déterminer une représentation paramétrique de la droite $(d)$.
    $\quad$
    b. Montrer que les coordonnées du point $H$ sont $H(2;2;3)$.
    $\quad$
  4. On rappelle que le volume $V$ d’un tétraèdre est $V =  \dfrac{\text{Aire de la base $\times$ hauteur}}{3}$.
    Calculer le volume du tétraèdre $SABC$.
    $\quad$
  5. a. Calculer la longueur $SA$.
    $\quad$
    b. On indique que $SB=\sqrt{17}$.
    En déduire une mesure de l’angle $\widehat{ASB}$ approchée au dixième de degré.
    $\quad$

$\quad$

Exercice B

Équations différentielles

Partie A :

Soit $g$ la fonction définie sur $\R$ par : $$g(x)=2\e^{\frac{-1}{3}x}+\dfrac{2}{3}x-2$$

  1. On admet que la fonction $g$ est dérivable sur $\R$ et on note $g’$ sa fonction dérivée. Montrer que, pour tout réel $x$ :$$g'(x)=\dfrac{-2}{3}\e^{\frac{-1}{3}x}+\dfrac{2}{3}$$
    $\quad$
  2. En déduire le sens de variations de la fonction $g$ sur $\R$.
    $\quad$
  3. Déterminer le signe de $g(x)$, pour tout $x$ réel.
    $\quad$

Partie B

  1. On considère l’équation différentielle $$(E): \quad 3y’+y=0$$
    Résoudre l’équation différentielle $(E)$.
    $\quad$
  2. Déterminer la solution particulière dont la courbe représentative, dans un repère du plan, passe par le point $M(0;2)$.
    $\quad$
  3. Soit $f$ la fonction définie sur $\R$ par : $$f(x)=2\e^{-\dfrac{1}{3}x}$$
    et $\mathcal{C}_f$ sa courbe représentative.
    a. Montrer que la tangente $\left(\Delta_0\right)$ à la courbe $\mathcal{C}_f$ au point $M(0;2)$ admet une équation de la forme : $$y=-\dfrac{2}{3}x+2$$
    $\quad$
    b. Étudier, sur $\R$, la position de cette courbe $\mathcal{C}_f$ par rapport à la tangente $\left(\Delta_0\right)$.
    $\quad$

Partie C :

  1. Soit $A$ le point de la courbe $\mathcal{C}_f$ d’abscisse $a$, $a$ réel quelconque.
    Montrer que la tangente $\left(\Delta_0\right)$ à la courbe $\mathcal{C}_f$ au point $a$ coupe l’axe des abscisses en un point $P$ d’abscisse $a+3$.
    $\quad$
  2. Expliquer la construction de la tangente $\left(\Delta_{-2}\right)$ à la courbe $\mathcal{C}_f$ au point $B$ d’abscisse $-2$.
    $\quad$

$\quad$

Bac – Spécialité mathématiques – Métropole – sujet 2 – juin 2021

Métropole – juin 2021

Spécialité maths – Sujet 2 – Correction

L’énoncé de ce sujet de bac est disponible ici.

Ex 1

Exercice 1

Question 1 :  Si $t=5$ alors $\begin{cases} x=-4+3\times 5\\y=6-3\times 5\\z=8-6\times 5\end{cases} \ssi \begin{cases} x=11\\y=-9\\z=-22\end{cases}$
Réponse b
$\quad$

Question 2 : Un vecteur directeur de la droite $\mathcal{D}’$ est $\vec{u}\begin{pmatrix} 3\\-3\\-6\end{pmatrix}$.
Réponse c
$\quad$

Question 3 : Un vecteur directeur de la droite $\mathcal{D}$ est $\vect{AB}\begin{pmatrix}-2\\2\\4\end{pmatrix}$.
On constate que $\vect{AB}=-\dfrac{3}{2}\vect{u_3}$.
Les deux droites sont donc parallèles.
En prenant $t=2$ on constate que le point $B$ appartient à la droite $\mathcal{D}’$.
Les deux droites sont donc confondues.
Réponse d
$\quad$

Question 4 : Un vecteur normal au plan $\mathcal{P}$ est $\vec{n}\begin{pmatrix}1\\m\\-2\end{pmatrix}$
La droite $\mathcal{D}$ est parallèle au plan $\mathcal{P}$
$\ssi$ $\vec{n}$ et $\vect{AB}$ sont orthogonaux
$\ssi \vec{n}.\vect{AB}=0$\\
$\ssi -2+2m-8=0$
$\ssi 2m=10$
$\ssi m=5$
Réponse c
$\quad$

Ex 2

Exercice 2

  1. a. On obtient l’arbre pondéré suivant :
    $\quad$

    $\quad$
    b. On veut calculer :
    $\begin{align*} p(M\cap T)&=p(M)\times p_M(T)\\
    &=0,4\times 0,9\\
    &=0,36\end{align*}$
    La probabilité que le chat soit porteur de la maladie et que son test soit positif est égal à $0,36$.
    $\quad$
    c. $\left(M,\conj{M}\right)$ forme un système complet d’événements fini.
    D’après la formule des probabilités totales on a :
    $\begin{align*}
    p(T)&=p(M)\times p_M(T)+p\left(\conj{M}\right)\times p_{\conj{M}}(T)\\
    &=0,36+0,6\times 0,15\\
    &=0,45\end{align*}$
    La probabilité que le test du chat soit positif est égale à $0,45$.
    $\quad$
    d. On veut calculer :
    $\begin{align*} p_T(M)&=\dfrac{p(T\cap M)}{p(T)} \\
    &=\dfrac{0,36}{0,45} \\
    &=0,8\end{align*}$
    La probabilité que le chat soit porteur de la maladie sachant que le test est positif est égale à $0,8$.
    $\quad$

  2. a. On effectue $20$ tirages aléatoires, identiques et indépendants. À chaque tirage il n’y a que deux issues : $T$ et $\conj{T}$.
    $X$ suit donc la loi binomiale de paramètre $n=20$ et $p=0,45$.
    $\quad$
    b. On veut calculer :
    $\begin{align*} p(X=5)&=\dbinom{20}{5}0,45^5\times 0,55^{15} \\
    &\approx 0,036\end{align*}$
    La probabilité qu’il y ait dans l’échantillon exactement $5$ chats présentant un test positif est environ égale à $0,036$.
    $\quad$
    c. On veut calculer $p(X\pp 8) \approx 0,414$ d’après la calculatrice.
    La probabilité qu’il y ait dans l’échantillon au plus $8$ chats présentant un test positif est environ égale à $0,414$.
    $\quad$
    d. $E(X)=np=9$.
    En moyenne, $9$ chats présentent un test positif dans un échantillon de $20$ chats.
    $\quad$
  3. a. On effectue $n$ tirages aléatoires, identiques et indépendants. À chaque tirage il n’y a que deux issues : $T$ et $\conj{T}$.
    La variable $Y$ donnant le nombre de chats présentant un test positif suit donc la loi binomiale de paramètre $n$ et $p=0,45$.
    Ainsi :
    $\begin{align*} p_n&=p(Y\pg 1) \\
    &=1-p(Y=0)\\
    &=1-0,55^n\end{align*}$
    $\quad$
    b. Le programme renvoie le plus petit entier naturel $n$ tel que $p_n\pg 0,99$.
    $\quad$
    c.
    $\begin{align*}
    p_n\pg 0,99 &\ssi 1-0,55^n \pg 0,99 \\
    &\ssi -0,55^n \pg -0,01 \\
    &\ssi 0,55^n \pp 0,01 \\
    &\ssi n\ln(0,55) \pp \ln(0,01) \\
    &\ssi n\pg \dfrac{\ln(0,01)}{\ln(0,55)}\end{align*}$
    Or $\dfrac{\ln(0,01)}{\ln(0,55)}\approx7,7$
    Le programme renverra donc la valeur $8$.
    $\quad$

Ex 3

Exercice 3

  1. Il semblerait que $\dfrac{4}{u_n}=n+4$.
    $\quad$
  2. Initialisation : On a $u_0=1>0$.
    La propriété est donc vraie au rang $0$.
    $\quad$
    Hérédité : Soit $n$ un entier naturel. On suppose la propriété vraie au rang $n$.
    Ainsi $4u_n >0$ et $u_n+4>4>0$.
    Par conséquent $u_{n+1}>0$ en tant que quotient de nombres strictement positifs.
    La propriété est donc vraie au rang $n+1$.
    $\quad$
    Conclusion : La propriété est vraie au rang $0$ et est héréditaire.
    Pour tout $n\in \N$, on a $u_n >0$.
    $\quad$
  3. Pour tout $n\in \N$.
    $\begin{align*}
    u_{n+1}-u_n&=\dfrac{4u_n}{u_n+4}-u_n\\
    &=\dfrac{4u_n-\left(u_n^2+4u_n\right)}{u_n+4}\\
    &=\dfrac{-u_n^2}{u_n+4}\\
    &<0\end{align*}$
    La suite $\left(u_n\right)$ est donc décroissante.
    $\quad$
  4. La suite $\left(u_n\right)$ est donc décroissante et minorée par $0$. Elle est par conséquent convergente.
    $\quad$
  5. Soit $n\in \N$
    $\begin{align*} v_{n+1}-v_n&=\dfrac{4}{~~\dfrac{4u_n}{u_n+4}~~}-\dfrac{4}{u_n} \\
    &=\dfrac{4\left(u_n+4\right)}{4u_n}-\dfrac{4}{u_n}\\
    &=\dfrac{u_n+4}{u_n}-\dfrac{4}{u_n}\\
    &=\dfrac{u_n}{u_n}\\
    &=1\end{align*}$
    La suite $\left(v_n\right)$ est donc arithmétique de raison $1$ et de premier terme $v_0=4$.
    Ainsi, pour tout entier naturel $n$, on a $v_n=4+n$.
    $\quad$
  6. Pour tout entier naturel $n$ on a donc
    $\begin{align*} v_n=\dfrac{4}{u_n}&\ssi 4+n=\dfrac{4}{u_n} \\
    &\ssi u_n=\dfrac{4}{4+n}\end{align*}$
    Or $\lim\limits_{n\to +\infty} 4+n=0$ donc $\lim\limits_{n\to +\infty} u_n=0$.
    $\quad$

 

 

Ex A

Exercice A

Partie I

  1. Par croissances comparées, $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{\ln(x)}{x^2}=0$ donc $\lim\limits_{x\to +\infty} h(x)=1$.
    $\lim\limits_{x\to 0^+} \ln(x)=-\infty$ et $\lim\limits_{x\to 0^+} x^2=0^+$ donc $\lim\limits_{x\to 0^+} \dfrac{\ln(x)}{x^2}=-\infty$ et $\lim\limits_{x\to 0^+} h(x)=-\infty$
    $\quad$
  2. Pour tout réel $x>0$ on a
    $\begin{align*} h'(x)&=\dfrac{\dfrac{1}{x}\times x^2-2x\ln(x)}{x^4} \\
    &=\dfrac{x-2x\ln(x)}{x^4} \\
    &=\dfrac{1-2\ln(x)}{x^3}\end{align*}$
    $\quad$
  3. Le signe de $h'(x)$ sur $]0;+\infty[$ ne dépend donc que de celui de $1-2\ln(x)$.
    Or $1-2\ln(x)=0 \ssi \ln(x)=\dfrac{1}{2} \ssi x=\e^{1/2}$
    Et $1-2\ln(x)>0 \ssi -2\ln(x)>-1\ssi \ln(x)<\dfrac{1}{2} \ssi x<\e^{1/2}$
    Ainsi $h'(x) >0$ sur $\left]0;\e^{1/2}\right[$ et $h'(x)<0$ sur $\left]\e^{1/2};+\infty\right[$.
    La fonction $h$ est donc strictement croissante sur $\left]0;\e^{1/2}\right[$ et strictement décroissante sur $\left]\e^{1/2};+\infty\right[$.
    $\quad$
  4. La fonction $h$ est continue (car dérivable) et strictement croissante sur $\left]0;\e^{1/2}\right[$.
    De plus $\lim\limits_{x\to 0^+} h(x)=-\infty$ et $h\left(\e^{1/2}\right)=1+\dfrac{1}{2\e}>0$
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $h(x)=0$ possède une solution sur l’intervalle $\left]0;\e^{1/2}\right[$.
    $\quad$
    La fonction $h$ est strictement décroissante sur $\left]\e^{1/2};+\infty\right[$ et $\lim\limits_{x\to +\infty} h(x)=0$.
    Par conséquent $h(x)>0$ sur $\left]\e^{1/2};+\infty\right[$.
    $\quad$
    Ainsi l’équation $h(x)=0$ possède une unique solution $\alpha$ solution sur $]0;+\infty$.
    $\quad$
    $h\left(\dfrac{1}{2}\right) \approx -1,8<0$ et $h(1)=1>0$
    Par conséquent $h\left(\dfrac{1}{2}\right)<h(\alpha)<h(1)$.
    La fonction $h$ est strictement croissante sur $\left]0;\e^{1/2}\right[$. Donc $\dfrac{1}{2} <\alpha <1$.
    $\quad$
  5. D’après les question 3. et 4. :
    $\bullet$ $h(x)<0$ sur $]0;\alpha[$;
    $\bullet$ $h(\alpha)=0$;
    $\bullet$ $h(x)>0$ sur $]\alpha;+\infty[$.
    $\quad$

Partie II

  1. Pour tout $x>0$ on a
    $\begin{align*} f_1(x)-f_2(x)&=x-1-\dfrac{\ln(x)}{x^2}-\left(x-2-\dfrac{2\ln(x)}{x^2} \right)\\
    &=x-1-\dfrac{\ln(x)}{x^2}-x+2+\dfrac{2\ln(x)}{x^2} \\
    &=1+\dfrac{\ln(x)}{x^2}\\
    &=h(x)\end{align*}$
    $\quad$
  2. L’équation $h(x)=0$ possède une unique solution $\alpha$ sur $]0;+\infty[$.
    Les courbes $\mathcal{C}_1$ et $\mathcal{C}_2$ n’ont donc qu’un seul point d’intersection d’abscisse $\alpha$
    $h(\alpha)=0 \ssi \dfrac{\ln(\alpha}{\alpha^2}=-1$
    Ainsi $f_1(\alpha)=\alpha-1-\dfrac{\ln(\alpha}{\alpha^2}=\alpha$.
    Le point d’intersection des courbes $\mathcal{C}_1$ et $\mathcal{C}_2$ a donc pour coordonnées $(\alpha;\alpha)$.
    D’après la question I.5., $\mathcal{C}_1$ est au-dessous de $\mathcal{C}_2$ sur $]0;+\alpha[$ et au-dessus de $\mathcal{C}_2$ sur $]\alpha;+\infty[$.
    $\quad$

Ex B

Partie I

  1. La fonction $f$ semble strictement croissante sur $]-\infty;-1]$ et strictement décroissante sur $[-1;+\infty[$.
    $\quad$
  2. La fonction $f$ semble concave sur $]-\infty;0]$ et convexe sur $[0;+\infty[$
    $\quad$

Partie II

  1. Pour tout réel $x$ on a
    $\begin{align*} f(x)&=(x+2)\e^{-x} \\
    &=x\e^{-x}+2\e^{-x} \\
    &=\dfrac{x}{\e^x}+2\e^{-x}\end{align*}$
    $\quad$
    Par croissances comparées, $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{\e^x}{x}=+\infty$ donc $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{x}{\e^x}=0$
    De plus $\lim\limits_{x\to +\infty} \e^{-x}=0$ donc $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=0$.
    La droite d’équation $y=0$ est donc asymptote à la courbe $\mathcal{C}$ en $+\infty$.
    $\quad$
  2. a. Pour tout réel $x$ on a
    $\begin{align*} f'(x)&=1\times \e^{-x}+(x+2)\times \left(-\e^{-x}\right) \\
    &=(1-x-2)\e^{-x} \\
    &=(-x-1)\e^{-x}\end{align*}$
    $\quad$
    b. La fonction exponentielle est strictement positive sur $\R$. Le signe de $f'(x)$ ne dépend donc que de celui de $-x-1$.
    Or $-x-1=0 \ssi x=-1$ et $-x-1>0 \ssi -x>1 \ssi x<-1$.
    On obtient ainsi le tableau de variations suivant :


    $\quad$
    c. La fonction $f$ est continue (car dérivable) et strictement croissante sur $[-2;-1]$.
    De plus $f(-2) = 0<2$ et $f(-1)=\e>2$.
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires), l’équation $f(x)=2$ possède une unique solution $\alpha$.
    D’après la calculatrice $\alpha \approx -1,6$.
    $\quad$

  3. $f’$ est dérivable sur $\R$ en tant que produit de fonctions dérivables sur $\R$.
    Pour tout réel $x$ on a
    $\begin{align*} f\dsec(x)&=-\e^{-x}-(-x-1)\e^{-x} \\
    &=(-1+x+1)\e^{-x} \\
    &=x\e^{-x}\end{align*}$
    La fonction exponentielle étant strictement positive sur $\R$, le signe de $f\dsec(x)$ ne dépend que de celui de $x$.
    Ainsi :
    $\bullet$ $f\dsec(x)<0$ sur $]-\infty;0[$;
    $\bullet$ $f\dsec(0)=0$;
    $\bullet$ $f\dsec(x)>0$ sur $]0;+\infty[$.
    La fonction $f$ est donc concave sur $]-\infty;0]$ et convexe sur $[0;+\infty[$.
    Le point $A$, d’abscisse $0$, est un point d’inflexion pour la courbe $\mathcal{C}$.
    $\quad$

 

Énoncé

Exercice 1     4 points

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l’absence de réponse à une question ne rapporte ni n’enlève de point. Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n’est demandée.

L’espace est rapporté à un repère orthonormé $\Oijk$.
On considère :

  • La droite $\mathcal{D}$ passant par les points $A(1 ; 1 ;-2)$ et $B(-1 ; 3 ; 2)$.
  • La droite $\mathcal{D}’$ de représentation paramétrique : $\left\{\begin{array}{l}x=-4+3 t \\ y=6-3 t \\ z=8-6 t\end{array}\right. \quad \text { avec } t \in \R $.
  • Le plan $\mathcal{P}$ d’équation cartésienne $x+m y-2 z+8=0$ où $m$ est un nombre réel.

Question 1 : Parmi les points suivants, lequel appartient à la droite $\mathcal{D}’$ ?
a. $M_{1}(-1 ; 3 ;-2)$
b. $M_{2}(11 ;-9 ;-22)$
c. $M_{3}(-7 ; 9 ; 2)$
d. $M_{4}(-2 ; 3 ; 4)$
$\quad$

Question 2 : Un vecteur directeur de la droite $\mathcal{D}’$ est:
a. $\vect{u_{1}}\begin{pmatrix}-4 \\ 6 \\ 8\end{pmatrix}$
b. $\vect{u_{2}}\begin{pmatrix}3 \\ 3 \\ 6\end{pmatrix}$
c. $\vect{u_{3}}\begin{pmatrix}3 \\ -3 \\ -6\end{pmatrix}$
d. $\vect{u_{4}}\begin{pmatrix}-1 \\ 3 \\ 2\end{pmatrix}$
$\quad$

Question 3 : Les droites $\mathcal{D}$ et $\mathcal{D}’$ sont:
a. sécantes
b. strictement parallèles
c. non coplanaires
d. confondues
$\quad$

Question 4 : La valeur du réel $m$ pour laquelle la droite $\mathcal{D}$ est parallèle au plan $\mathcal{P}$ est:
a. $m=-1$
b. $m=1$
c. $m=5$
d. $m=-2$
$\quad$

$\quad$

Exercice 2 6 points

Dans cet exercice, les résultats des probabilités demandées seront, si nécessaire, arrondis au millième.
La leucose féline est une maladie touchant les chats; elle est provoquée par un virus. Dans un grand centre vétérinaire, on estime à $40 \%$ la proportion de chats porteurs de la maladie. On réalise un test de dépistage de la maladie parmi les chats présents dans ce centre vétérinaire. Ce test possède les caractéristiques suivantes.

  • Lorsque le chat est porteur de la maladie, son test est positif dans $90 \%$ des cas.
  • Lorsque le chat n’est pas porteur de la maladie, son test est négatif dans $85 \%$ des cas.

On choisit un chat au hasard dans le centre vétérinaire et on considère les événements suivants:

  • $M$ : « Le chat est porteur de la maladie » ;
  • $T$ : « Le test du chat est positif » ;
  • $\conj{M}$ et $\conj{T}$ désignent les événements contraires des événements $M$ et $T$ respectivement.
  1. a. Traduire la situation par un arbre pondéré.
    $\quad$
    b. Calculer la probabilité que le chat soit porteur de la maladie et que son test soit positif.
    $\quad$
    c. Montrer que la probabilité que le test du chat soit positif est égale à $0,45$.
    $\quad$
    d. On choisit un chat parmi ceux dont le test est positif. Calculer la probabilité qu’il soit porteur de la maladie.
    $\quad$
  2. On choisit dans le centre vétérinaire un échantillon de $20$ chats au hasard. On admet que l’on peut assimiler ce choix à un tirage avec remise.
    On note $X$ la variable aléatoire donnant le nombre de chats présentant un test positif dans l’échantillon choisi.
    a. Déterminer, en justifiant, la loi suivie par la variable aléatoire $X$.
    $\quad$
    b. Calculer la probabilité qu’il y ait dans l’échantillon exactement $5$ chats présentant un test positif.
    $\quad$
    c. Calculer la probabilité qu’il y ait dans l’échantillon au plus $8$ chats présentant un test positif.
    $\quad$
    d. Déterminer l’espérance de la variable aléatoire $X$ et interpréter le résultat dans le contexte de l’exercice.
    $\quad$
  3. Dans cette question, on choisit un échantillon de $n$ chats dans le centre, qu’on assimile encore à un tirage avec remise. On note $p_{n}$ la probabilité qu’il y ait au moins un chat présentant un test positif dans cet échantillon.
    a. Montrer que $p_{n}=1-0,55^{n}$.
    $\quad$
    b. Décrire le rôle du programme ci-dessous écrit en langage Python, dans lequel la variable $\text{n}$ est un entier naturel et la variable $\text{P}$ un. nombre réel.
    $$\begin{array}{|l|}
    \hline
    \hspace {1cm} \textbf{def seuil} ():\\
    \hspace {1.5 cm} \text{n = 0} \\
    \hspace {1.5 cm} \text{P = 0}\\
    \hspace {1.5 cm} \textbf {while }\text{P < 0.99:} \\
    \hspace {2 cm}\text{n = n + 1}\\
    \hspace {2 cm}\text{P = 1 – 0.55**n}\\
    \hspace {1.5 cm}\textbf{return }\text{n}\\
    \hline
    \end{array}$$
    $\quad$
    c. Déterminer, en précisant la méthode employée, la valeur renvoyée par ce programme.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 3     5 points

On considère la suite $\left(u_{n}\right)$ définie par $: u_{0}=1$ et, pour tout entier naturel $n$,
$$u_{n+1}=\dfrac{4 u_{n}}{u_{n}+4}$$

  1. La copie d’écran ci-dessous présente les valeurs, calculées à l’aide d’un tableur, des termes de la suite $\left(u_{n}\right)$ pour $n$ variant de $0$ à $12$, ainsi que celles du quotient $\dfrac{4}{u_{n}}$ (avec, pour les valeurs de $u_{n}$, affichage de deux chiffres pour les parties décimales).
    $$\begin{array}{|c|c|c|}
    \hline n & u_{n} & \dfrac{4}{u_{n}} \\
    \hline 0 & 1,00 & 4 \\
    \hline 1 & 0,80 & 5 \\
    \hline 2 & 0,67 & 6 \\
    \hline 3 & 0,57 & 7 \\
    \hline 4 & 0,50 & 8 \\
    \hline 5 & 0,44 & 9 \\
    \hline 6 & 0,40 & 10 \\
    \hline 7 & 0,36 & 11 \\
    \hline 8 & 0,33 & 12 \\
    \hline 9 & 0,31 & 13 \\
    \hline 10 & 0,29 & 14 \\
    \hline 11 & 0,27 & 15 \\
    \hline 12 & 0,25 & 16 \\
    \hline
    \end{array}$$
    À l’aide de ces valeurs, conjecturer l’expression de $\dfrac{4}{u_{n}}$ en fonction de $n$.
    $\quad$
    Le but de cet exercice est de démontrer cette conjecture (question 5.), et d’en déduire la limite de la suite $\left(u_{n}\right)$ (question 6.).
    $\quad$
  2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel $n$, on a $: u_{n}>0$.
    $\quad$
  3. Démontrer que la suite $\left(u_{n}\right)$ est décroissante.
    $\quad$
  4. Que peut-on conclure des questions 2. et 3. concernant la suite $\left(u_{n}\right)$ ?
    $\quad$
  5. On considère la suite $\left(v_{n}\right)$ définie pour tout entier naturel $n$ par : $v_{n}=\dfrac{4}{u_{n}}$.
    Démontrer que $\left(v_{n}\right)$ est une suite arithmétique. Préciser sa raison et son premier terme.
    En déduire, pour tout entier naturel $n$, l’expression de $v_{n}$ en fonction de $n$.
    $\quad$
  6. Déterminer, pour tout entier naturel $n$, l’expression de $u_{n}$ en fonction de $n$.
    En déduire la limite de la suite $\left(u_{n}\right)$.
    $\quad$

$\quad$

EXERCICE au choix du candidat     5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.
Il indique sur sa copie l’exercice choisi : exercice A ou exercice B.
Pour éclairer son choix, les principaux domaines abordés dans chaque exercice sont indiqués dans un encadré.

$\quad$

Exercice A

Principaux domaines abordés:

  • Fonction logarithme;
  • dérivation.

Partie I

On désigne par $h$ la fonction définie sur l’intervalle $] 0 ;+\infty[$ par :
$$h(x)=1+\dfrac{\ln (x)}{x^{2}}$$
On admet que la fonction $h$ est dérivable sur $] 0 ;+\infty[$ et on note $h’$ sa fonction dérivée.

  1. Déterminez les limites de $h$ en $0$ et en $+\infty$.
    $\quad$
  2. Montrer que, pour tout nombre réel $x$ de $] 0 ;+\infty[$, h'(x)=\dfrac{1-2 \ln (x)}{x^{3}}$.
    $\quad$
  3. En déduire les variations de la fonction $h$ sur l’intervalle $]0 ;+\infty[$
    $\quad$
  4. Montrer que l’équation $h(x)=0$ admet une solution unique $\alpha$ appartenant à $] 0 ;+\infty[$ et vérifier que : $\dfrac{1}{2}<\alpha<1$.
    $\quad$
  5. Déterminer le signe de $h(x)$ pour $x$ appartenant à $] 0 ;+\infty[$.
    $\quad$

 

Partie II

On désigne par $f_{1}$ et $f_{2}$ les fonctions définies sur $] 0 ;+\infty[$ par :
$$
f_{1}(x)=x-1-\dfrac{\ln (x)}{x^{2}} \text { et } \quad f_{2}(x)=x-2-\dfrac{2 \ln (x)}{x^{2}}$$
On note $\mathcal{C}_{1}$ et $\mathcal{C}_{2}$ les représentations graphiques respectives de $f_{1}$ et $f_{2}$ dans un repère $\Oij$.

  1. Montrer que, pour tout nombre réel $x$ appartenant à $] 0 ;+\infty[$, on a :
    $$f_{1}(x)-f_{2}(x)=h(x)$$
    $\quad$
  2. Déduire des résultats de la Partie I la position relative des courbes $\mathcal{C}_{1}$ et $\mathcal{C}_{2} .$ On justifiera que leur unique point d’intersection a pour coordonnées $(\alpha ; \alpha)$.
    On rappelle que $\alpha$ est l’unique solution de l’équation $h(x)=0$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice B

Principaux domaines abordés :

  • Fonction exponentielle;
  • dérivation;
  • convexité.

PARTIE I

On donne ci-dessous, dans le plan rapporté à un repère orthonormé, la courbe représentant la fonction dérivée $f’$ d’une fonction $f$ dérivable sur $\R$. À l’aide de cette courbe, conjecturer, en justifiant les réponses:

  1. Le sens de variation de la fonction $f$ sur $\R$.
    $\quad$
  2. La convexité de la fonction $f$ sur $\R$.
    $\quad$

$\quad$

PARTIE II

On admet que la fonction $f$ mentionnée dans la Partie I est définie sur $\R$ par : $$f(x)=(x+2) \e^{-x}$$
On note $\mathcal{C}$ la courbe représentative de $f$ dans un repère orthonormé $\Oij$.
On admet que la fonction $f$ est deux fois dérivable sur $\R$, et on note $f’$ et $f\dsec$ les fonctions dérivées première et seconde de $f$ respectivement.

  1. Montrer que, pour tout nombre réel $x$, $$
    f(x)=\dfrac{x}{\e^{x}}+2 \e^{-x}$$
    En déduire la limite de $f$ en $+\infty$.
    Justifier que la courbe $\mathcal{C}$ admet une asymptote que l’on précisera. On admet que $\lim\limits_{x \to -\infty} f(x)=-\infty$.
    $\quad$
  2. a. Montrer que, pour tout nombre réel $x, f'(x)=(-x-1) \e^{-x}$.
    $\quad$
    b. Étudier les variations sur $\R$ de la fonction $f$ et dresser son tableau de variations.
    $\quad$
    c. Montrer que l’équation $f(x)=2$ admet une unique solution $\alpha$ sur l’intervalle $[-2 ;-1]$ dont on donnera une valeur approchée à $10^{-1}$ près.
    $\quad$
  3. Déterminer, pour tout nombre réel $x$, l’expression de $f\dsec(x)$ et étudier la convexité de la fonction $f$. Que représente pour la courbe $\mathcal{C}$ son point $A$ d’abscisse $0$ ?
    $\quad$

$\quad$

Bac – Spécialité mathématiques – Métropole – sujet 1 – juin 2021

Métropole – juin 2021

Spécialité maths – Sujet 1- Correction

L’énoncé de ce sujet de bac est disponible ici.

Ex 1

Exercice 1

  1. $f$ est dérivable sur $]0;+\infty [$ puisque $f\dsec$ existe.
    Pour tout réel $x>0$ on a :
    $\begin{align*} f'(x)&=\dfrac{2\e^{2x}\times x-\e^{2x}}{x^2} \\
    &=\dfrac{(2x-1)\e^{2x}}{x^2}\end{align*}$
    Réponse c
    $\quad$
  2. La fonction exponentielle est strictement positive sur $\R$.
    Le signe de $f'(x)$ ne dépend donc que de celui de $2x-1$.
    Or $2x-1>0 \ssi x>\dfrac{1}{2}$
    Par conséquent $f$ est strictement décroissante sur $\left]0;\dfrac{1}{2}\right]$ et strictement croissante sur $\left[\dfrac{1}{2};+\infty\right[$.
    Elle admet donc un minimum en $\dfrac{1}{2}$.
    $\quad$
    Remarque : On pouvait répondre à cette question en traçant la courbe représentant la fonction sur la calculatrice.
    $\quad$
    Réponse c
    $\quad$
  3. Par croissances comparées, $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{\e^{2x}}{x}=+\infty$
    Réponse a
    $\quad$
  4. La fonction exponentielle est strictement positive sur $\R$.
    Le signe de $f\dsec(x)$ ne dépend donc que de celui de $2x^2-2x+1$.
    Son discriminant est :
    $\Delta=(-2)^2-2\times 4\times 1=-4<0$.
    Le coefficient principal est $a=2>0$.
    Par conséquent $f\dsec(x)>0$ sur $]0;+\infty[$ et $f$ est convexe sur $]0;+\infty[$.
    Réponse b
    $\quad$

Ex 2

Exercice 2

PARTIE I

  1. On obtient l’arbre pondéré suivant :
    $\quad$

    $\quad$
  2. a. On veut calculer :
    $\begin{align*} p(D\cap T)&=p(D)\times p_D(T)\\
    &=0,05\times 0,98\\
    &=0,049\end{align*}$
    La probabilité qu’une pièce choisie au hasard dans la production de la
    chaîne soit défectueuse et présente un test positif est égale à $0,049$.
    $\quad$
    b. $D$ et $\conj{D}$ forment un système complet d’événements fini.
    D’après la formule des probabilités totales on a :
    $\begin{align*}
    p(T)&=p(D)\times p_D(T)+p\left(\conj{D}\right)\times p_{\conj{D}}(T)\\
    &=0,05\times 0,98+0,95\times 0,03\\
    &=0,077~5\end{align*}$
    $\quad$
  3. On veut calculer :
    $\begin{align*} p_T(D)&=\dfrac{p(T\cap D)}{p(T)} \\
    &=\dfrac{0,049}{0,077~5}\\
    &\approx 0,63\end{align*}$
    La valeur prédictive positive de ce test est environ égale à $0,63<0,95$.
    Ce test n’est donc pas efficace.
    $\quad$

PARTIE II

  1. On effectue $20$ tirages aléatoires, indépendants et identiques. À chaque tirage il n’y a que deux issues : $D$ et $\conj{D}$.
    $X$ suit donc la loi binomiale de paramètre $n=20$ et $p=0,05$.
    $\quad$
  2. On veut calculer :
    $\begin{align*} p(X\pg 1)&=1-p(X=0) \\
    &=1-0,95^{20} \\
    &\approx 0,64\end{align*}$
    La probabilité pour que cet échantillon contienne au moins une pièce défectueuse est environ égale à $0,64$.
    $\quad$
  3. L’espérance est $E(X)=20 \times 0,05=1$.
    Cela signifie qu’en moyenne il y a une pièce défectueuse par échantillon de $20$ pièces.
    $\quad$

Ex 3

Exercice 3

I – Premier modèle

$1,3-(-19)=20,3$. Cela signifie qu’à chaque minute la température augmente de $2,03$ °C.
Au bout de $25$ minutes, selon ce modèle, la température des gâteaux serait donc de $-19+25\times 2,03=31,75$ °C.
La température ambiante est de $25$ °C. Les gâteaux ne peuvent pas avoir une température supérieure à la température ambiante.
Ce modèle n’est donc pas pertinent.
$\quad$

II – Second modèle 

  1. Pour tout entier naturel $n$ on a :
    $\begin{align*} T_{n+1}&=T_n-0,06\left(T_n-25\right) \\
    &=T_n-0,06T_n+1,5\\
    &=0,94T_n+1,5\end{align*}$
    $\quad$
  2. On a donc $T_1=0,94\times (-19)+1,5\approx -16,4$
    $T_2=0,94 \times T_1+1,5 \approx -13,9$
    $\quad$
  3. Initialisation : Si $n=0$ alors $T_0=-19 \pp 25$.
    La propriété est vraie au rang $0$.
    $\quad$
    Hérédité : Soit $n\in \N$. On suppose la propriété vraie au rang $n$.
    $\begin{align*} T_{n+1}&=0,94T_n+1,5\\
    &\pp 0,94 \times 25+1,5 \\
    &\pp 25\end{align*}$
    La propriété est donc vraie au rang $n+1$.
    $\quad$
    Conclusion : La propriété est vraie au rang $0$ et est héréditaire.
    Pour tout entier naturel $n$, on a $T_n\pp 25$.
    $\quad$
  4. Pour tout entier naturel $n$, $T_{n+1}-T_n=-0,06\times \left(T_n-25\right)$
    Or $T_n-25 \pp 0$. Donc $T_{n+1}-T_n\pg 0$.
    La suite $\left(T_n\right)$ est par conséquent croissante.
    $\quad$
  5. La suite $\left(T_n\right)$ est croissante et majorée par $25$. Elle est donc convergente.
    $\quad$
  6. a. Pour tout entier naturel $n$ on a
    $\begin{align*} U_{n+1}&=T_{n+1}-25 \\
    &=0,94T_n+1,5-25 \\
    &=0,94T_n-23,5 \\
    &=0,94\left(U_n+25\right)-23,5 \\
    &=0,94U_n+23,5-23,5\\
    &=0,94U_n\end{align*}$
    La suite $\left(U_n\right)$ est donc géométrique de raison $0,94$ et de premier terme $U_0=T_0-25=-44$.
    $\quad$
    b. Pour tout entier naturel $n$ on a donc $U_n=-44 \times 0,94^n$.
    Donc $T_n=U_n+25=-44\times 0,94^n+25$.
    $\quad$
    c. $-1<0,94<1$ donc $\lim\limits_{n\to +\infty} 0,94^n =0$
    Par conséquent $\lim\limits_{n\to +\infty} T_n=25$.
    $\quad$
  7. a. On a $T_{30}\approx 18$.
    La température des gâteaux est donc environ égale à $18$ °C au bout d’une demi-heure.
    $\quad$
    b. À l’aide de la calculatrice on trouve que $T_{17} \approx 9,6$ et $T_{18} \approx 10,6$. De plus la suite $\left(T_n\right)$ est croissante.
    Cécile doit donc attendre entre $17$ et $18$ minutes pour déguster son gâteau.
    $\quad$
    c. On obtient le programme suivant :
    $$\begin{array}{|l|}
    \hline
    \hspace{1cm} \textbf{def seuil}(): \\
    \hspace{1.5cm} \text{n = 0} \\
    \hspace{1.5cm} \text{T = -19} \\
    \hspace{1.5cm} \textbf{while } \text{T < 10} : \hspace{1cm} \\
    \hspace{2cm} \text{T = 0.94 * T + 1.5}  \\
    \hspace{2cm} \text{n = n + 1}\\
    \hspace{1.5cm} \textbf{return } n \\
    \hline
    \end{array}$$
    $\quad$

 

 

Ex A

Exercice A

  1. La droite $d$ a pour vecteur directeur le vecteur $\vec{u}$ et passe par le point $0$.
    Une représentation paramétrique de la droite $d$ est donc $\begin{cases} x=t\\y=t\\z=0\end{cases} \quad, t\in \R$.
    $\quad$
  2. a. On a
    $\begin{align*} AM^2&=(t-1)^2+(t-3)^2+2^2 \\
    &=t^2-2t+1+t^2-6t+9+4\\
    &=2t^2-8t+14\end{align*}$
    $\quad$
    b. Le coefficient principal de l’expression du second degré $2t^2-8t+14$ est $2>0$.
    Elle admet donc un minimum atteint pour $t=\dfrac{8}{2\times 2}=2$.
    Ainsi le point $M_0(2;2;0)$ est le point de la droite $d$ pour lequel $AM^2$ est minimal et donc pour lequel la distance $AM$ est minimale.
    $\quad$
  3. $\vect{AM_0}\begin{pmatrix} 1\\-1\\2\end{pmatrix}$
    Donc $\vect{AM_0}.\vec{u}=1-1+0=0$
    Ces deux vecteurs sont donc orthogonaux et les droites $\left(AM_0\right)$ et $d$ sont orthogonales.
    $\quad$
  4. Le vecteur $\vec{u}$ est orthogonal au plan d’équation $z=0$. Les points $A’$ et $M_0$ appartiennent à ce plan. Par conséquent $\vec{u}.\vect{A’M_0}=0$.
    Le vecteur $\vec{u}$ est donc orthogonal aux vecteurs (non colinéaires) $\vect{A’M_0}$ et $\vect{AM_0}$.
    La droite $d$ est par conséquent orthogonale au plan $\left(AA’M_0\right)$.
    $M_0$ appartient à la droite $d$, droite qui passe par le point $O$..
    Le point $M_0$ est le point du plan $\left(AA’M_0\right)$ le plus proche du point $O$.
    $\quad$
  5. On a $AA’=2$ et $M_0A’=\sqrt{(2-1)^2+(2-3)^2+0^2}=\sqrt{2}$.
    De plus $OM_0=\sqrt{2^2+2^2}=\sqrt{8}$
    Ainsi le volume de la pyramide $OM_0A’A$ est :
    $\begin{align*} V&=\dfrac{1}{3}\times \dfrac{2\times \sqrt{2}}{2}\times \sqrt{8} \\
    &=\dfrac{4}{3}\end{align*}$
    $\quad$

Ex B

Exercice B

  1. Pour tout réel $x$ on a :
    $\begin{align*} u'(x)&=2x\e^x+x^2\times \e^x \\
    &=2x\e^x+u(x)\end{align*}$
    Par conséquent $u$ est une solution particulière de $(E)$.
    $\quad$
  2. a. Si $f $est solution de l’équation différentielle $(E)$ alors $g$ est dérivable sur $\R$ en tant que somme de fonctions dérivables sur $\R$ et
    $\begin{align*} g'(x)&=f'(x)-u'(x) \\
    &=f(x)+2x\e^x-\left(u(x)+2x\e^x\right) \\
    &=f(x)+2x\e^x-u(x)-2x\e^x\\
    &=f(x)-u(x)\\
    &=g(x) \end{align*}$
    $g$ est donc solution de l’équation différentielle $y’=y$.
    $\quad$
    b. Une solution de l’équation $y’=y$ est la fonction $g$ définie sur $\R$ par $g(x)=\e^x$.
    Ainsi, pour tout réel $x$,
    $\begin{align*} f(x)&=g(x)+u(x) \\
    &=\e^x+x^2\e^x\end{align*}$
    $\quad$
  3. Étude de la fonction $\boldsymbol{u}$
    a. et b. Pour tout réel $x$, on a d’après les calculs faits à la question 1.,  $u'(x)=(2+x)x\e^x$.
    Or $2+x=0 \ssi x=-2$ et $2+x>0 \ssi x>-2$.
    La fonction exponentielle est strictement positive sur $\R$.
    On obtient donc le tableau de signes et de variations suivant :
    $\quad$
    c. $u’$ est dérivable sur $\R$ en tant que produit de fonctions dérivables sur $\R$.
    Pour tout réel $x$ on a $u'(x)=2x\e^x+x^2\e^x$ donc
    $\begin{align*} u\dsec(x)&=2\e^x+2x\e^x+2x\e^x +x^2\e^x \\
    &=\left(2+4x+x^2\right)\e^x \end{align*}$
    Le signe de $u\dsec(x)$ ne dépend que de celui de $x^2+4x+2$.
    Son discriminant est $\Delta=4^2-2\times 4=8>0$.
    Ses racines sont donc $x_1=\dfrac{-4-\sqrt{8}}{2}=-2-\sqrt{2}$ et $x_2=-2+\sqrt{2}$.
    Le coefficient principal est $a=1>0$.
    Par conséquent $u\dsec(x)<0$ sur $\left]-2-\sqrt{2};-2+\sqrt{2}\right[$.
    Le plus grand intervalle sur lequel la fonction $u$ est concave est $\left[-2-\sqrt{2};-2+\sqrt{2}\right]$.
    $\quad$

 

Énoncé

Exercice 1     4 points

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l’absence de réponse à une question ne rapporte ni n’enlève de point. Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie. Aucune justification n’est demandée.

Soit $f$ la fonction définie pour tout nombre réel $x$ de l’intervalle $]0 ;+\infty[$ par:
$$f(x)=\dfrac{\e^{2 x}}{x}$$
On donne l’expression de la dérivée seconde $f\dsec$ de $f$, définie sur l’intervalle $] 0 ;+\infty[$ par:
$$f\dsec(x)=\dfrac{2 \e^{2 x}\left(2 x^{2}-2 x+1\right)}{x^{3}}$$

  1. La fonction $f’$, dérivée de $f$, est définie sur l’intervalle $] 0 ;+\infty[$ par ;
    a. $f'(x)=2 e^{2 x}$
    b. $f'(x)=\dfrac{\e^{2 x}(x-1)}{x^{2}}$
    c. $f'(x)=\dfrac{\e^{2 x}(2 x-1)}{x^{2}}$
    d. $f'(x)=\dfrac{\e^{2 x}(1+2 x)}{x^{2}}$
    $\quad$
  2. La fonction $f$ :
    a. est décroissante sur $] 0 ;+\infty[$
    b. est monotone sur $] 0 ;+\infty[$
    c. admet un minimum en $\dfrac{1}{2}$
    d. admet un maximum en $\dfrac{1}{2}$
    $\quad$
  3. La fonction $f$ admet pour limite en $+\infty$ :
    a. $+\infty$
    b. $0$
    c. $1$
    d. $\e^{2 x}$
    $\quad$
  4. La fonction $f$ :
    a. est concave sur $] 0$; $+\infty[$
    b. est convexe sur $] 0 ;+\infty[$
    c. est concave sur $\left] 0 ; \dfrac{1}{2}\right]$
    d. est représentée par une courbe admettant un point d’inflexion
    $\quad$

$\quad$

Exercice 2     5 points

Une chaîne de fabrication produit des pièces mécaniques. On estime que $5\%$ des pièces produites par cette chaîne sont défectueuses.

Un ingénieur a mis au point un test à appliquer aux pièces. Ce test a deux résultats possibles: « positif » ou bien « négatif ».

On applique ce test à une pièce choisie au hasard dans la production de la chaîne.

On note $p(E)$ la probabilité d’un événement $E$.

On considère les événements suivants:

  •  $D$ : « la pièce est défectueuse »;
  •  $T$ : « la pièce présente un test positif »;
  •  $\conj{D}$ et $\conj{T}$ désignent respectivement les évènements contraires de $D$ et $T$.

Compte tenu des caractéristiques du test, on sait que :

  • La probabilité qu’une pièce présente un test positif sachant qu’elle défectueuse est égale à $0,98$ ;
  • La probabilité qu’une pièce présente un test négatif sachant qu’elle n’est pas défectueuse est égale à $0,97$ .

Les parties I et II peuvent être traitées de façon indépendante.

PARTIE I

  1. Traduire la situation à l’aide d’un arbre pondéré.
    $\quad$
  2. a. Déterminer la probabilité qu’une pièce choisie au hasard dans la production de la chaîne soit défectueuse et présente un test positif.
    $\quad$
    b. Démontrer que : $p(T)=0,077~5$.
    $\quad$
  3. On appelle valeur prédictive positive du test la probabilité qu’une pièce soit défectueuse sachant que le test est positif. On considère que pour être efficace, un test doit avoir une valeur prédictive positive supérieure à $0,95$ . Calculer la valeur prédictive positive de ce test et préciser s’il est efficace.
    $\quad$

PARTIE II

On choisit un échantillon de $20$ pièces dans la production de la chaîne, en assimilant ce choix à un tirage avec remise. On note $X$ la variable aléatoire qui donne le nombre de pièces défectueuses dans cet échantillon. On rappelle que: $p(D)=0,05$.

  1. Justifier que $X$ suit une loi binomiale et déterminer les paramètres de cette loi.
    $\quad$
  2. Calculer la probabilité que cet échantillon contienne au moins une pièce défectueuse. On donnera un résultat arrondi au centième.
    $\quad$
  3. Calculer l’espérance de la variable aléatoire $X$ et interpréter le résultat obtenu.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 6     6 points

Cécile a invite des amis à déjeuner sur sa terrasse. Elle a prévu en dessert un assortiment de gâteaux individuels qu’elle a achetés surgelés.

Elle sort les gâteaux du congélateur à $-19$ °C et les apporte sur la terrasse ou la température ambiante est de $25$ °C.

Au bout de $10$ minutes la température des gâteaux est de $1,3$ °C.

I – Premier modèle

On suppose que la vitesse de décongélation est constante, c’est-à-dire que l’augmentation de la température des gâteaux est la même minute après minute.

Selon ce modèle, déterminer quelle serait la température des gâteaux $25$ minutes après leur sortie du congélateur.

Ce modèle semble-t-il pertinent?
$\quad$

II – Second modèle

On note $T_{n}$ la température des gâteaux, en degré Celsius, au bout de $n$ minutes après leur sortie du congélateur; ainsi $T_{0}=-19$.

On admet que pour modéliser L’évolution de la température, an doit avoir la relation suivante:
pour tout entier naturel $n$, $T_{n+1}-T_{n}=-0,06 \times\left(T_{n}-25\right)$.

  1. Justifier que, pour tout entier naturel $n$, on a: $T_{n+1}=0,94 T_{n}+1,5$.
    $\quad$
  2. Calculer $T_{1}$ et $T_{2}$. On donnera des valeurs arrondies au dixième.
    $\quad$
  3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel $n$, on a : $T_{n} \pp 25$. En revenant a la situation étudiée, ce résultat était-il prévisible?
    $\quad$
  4. Etudier le sens de variation de la suite $\left(T_{n}\right)$.
    $\quad$
  5. Démontrer que la suite $\left(T_{n}\right)$ est convergente.
    $\quad$
  6. On pose, pour tout entier naturel $n, U_{n}=T_{n}-25$.
    a. Montrer que la suite $\left(U_{n}\right)$ est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme $U_{0}$.
    $\quad$
    b. En déduire que pour tout entier naturel $n, T_{n}=-44 \times 0,94^{n}+25$.
    $\quad$
    c. En déduire la limite de la suite $\left(T_{n}\right)$. Interpréter ce résultat dans le contexte de la situation étudiée.
    $\quad$
  7. a. Le fabricant conseille de consommer les gâteaux au bout d’une demi-heure a température ambiante après leur sortie du congélateur. Quelle est alors la température atteinte par les gâteaux? On donnera une valeur arrondie à l’entier le plus proche.
    $\quad$
    b. Cécile est une habituée de ces gâteaux, qu’elle aime déguster lorsqu’ils sont encore frais, a la température de $10$ °C. Donner un encadrement entre deux entiers consécutifs du temps en minutes après lequel Cécile doit déguster son gâteau.
    $\quad$
    c. Le programme suivant, écrit en langage Python, doit renvoyer après son exécution la plus petite valeur de l’entier $n$ pour laquelle $T_{n} \pg  10$.$$\begin{array}{|l|}
    \hline
    \hspace{1cm} \textbf{def seuil}(): \\
    \hspace{1.5cm} \text{n = 0} \\
    \hspace{1.5cm} \text{T = } \ldots\ldots \\
    \hspace{1.5cm} \textbf{while } \text{T }\ldots\ldots : \hspace{1cm} \\
    \hspace{2cm} \text{T = } \ldots\ldots \\
    \hspace{2cm} \text{n = n + 1}\\
    \hspace{1.5cm} \textbf{return } n \\
    \hline
    \end{array}$$Recopier ce programme sur la copie et compléter les lignes incomplètes afin que le programme renvoie la valeur attendue.
    $\quad$

$\quad$

Exercice au chois du candidat     5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.
II indique sur sa copie l’exercice choisi : exercice A ou exercice B.
Pour éclairer le choix, les principaux domaines abordés sont indiqués en début de chaque exercice.

Exercice A

Principaux domaines abordés:

  • Géométrie de l’espace rapporté à un repère orthonormé;
  • orthogonalité dans l’espace.

Dans un repère $Oikj$ on considère :

  • le point $A$ de coordonnées $(1 ; 3 ; 2)$,
  • le vecteur $\vec{u}$ de coordonnées $\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}$,
  • la droite $d$ passant par l’origine $O$ du repère et admettant pour vecteur directeur $\vec{u}$.

 

Le but de cet exercice est de déterminer le point de $d$ le plus proche du point $A$ et d’étudier quelques propriétés de ce point.

On pourra s’appuyer sur la figure ci-contre pour raisonner au fur et à mesure des questions.

  1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite $d$.
    $\quad$
  2. Soit $t$ un nombre réel quelconque, et $M$ un point de la droite $d$, le point $M$ ayant pour coordonnées $(t ; t ; 0)$.
    a. On note $AM$ la distance entre les points $A$ et $M$. Démontrer que :$$AM^2=2 t^{2}-8 t+14$$
    $\quad$
    b. Démontrer que le point $M_0$ de coordonnées $(2 ; 2 ; 0)$ est le point de la droite $d$ pour lequel la distance $AM$ est minimale. On admettra que la distance $AM$ est minimale lorsque son carré $AM^2$ est minimal.
    $\quad$
  3. Démontrer que les droites $\left(AM_0\right)$ et $d$ sont orthogonales.
    $\quad$
  4. On appelle $A’$ le projeté orthogonal du point $A$ sur le plan d’équation cartésienne $z=0$. Le point $A’$ admet donc pour coordonnées $(1 ; 3 ; 0)$.
    Démontrer que le point $M_0$ est le point du plan $\left(AA’M_0\right)$ le plus proche du point $O$, origine du repère.
    $\quad$
  5. Calculer le volume de la pyramide $OM_0A’A$.
    On rappelle que le volume d’une pyramide est donné par: $V=\dfrac{1}{3} \mathcal{B} h$, où $\mathcal{B}$ est l’aire d’une base et $h$ est la hauteur de la pyramide correspondant à cette base.
    $\quad$

$\quad$

Exercice B

Principaux domaines abordés:

  • Équations différentielles;
  • fonction exponentielle.

On considère l’équation différentielle $(E): y’=y+2 x \e^{x}$.

On cherche l’ensemble des fonctions définies et dérivables sur l’ensemble $\R$ des nombres réels qui sont solutions de cette équation.

  1. Soit $u$ la fonction définie sur $\R$ par $u(x)=x^{2} \e^{x}$. On admet que $u$ est dérivable et on note $u’$ sa fonction dérivée. Démontrer que $u$ est une solution particulière de $(E)$.
    $\quad$
  2. Soit $f$ une fonction définie et dérivable sur $\R$. On note $g$ la fonction définie sur $\R$ par :$$g(x)=f(x)-u(x)$$
    a. Démontrer que si la fonction $f$ est solution de l’équation différentielle $(E)$ alors la fonction $g$ est solution de l’équation différentielle : $y’=y$. On admet que la réciproque de cette propriété est également vraie.
    $\quad$
    b. À l’aide de la résolution de l’équation différentielle $y’=y$, résoudre l’équation différentielle $(E)$.
    $\quad$
  3. Étude de la fonction $\boldsymbol{u}$
    a. Étudier le signe de $u'(x)$ pour $x$ variant dans $\R$.
    $\quad$
    b. Dresser le tableau de variations de la fonction $u$ sur $\R$ (les limites ne sont pas demandées).
    $\quad$
    c. Déterminer le plus grand intervalle sur lequel la fonction $u$ est concave.
    $\quad$

$\quad$

Bac – Spécialité mathématiques – Amérique du Nord – mai 2021

Amérique du Nord – Mars 2021

Spécialité maths – Correction

L’énoncé de ce sujet de bac est disponible ici.

Ex 1

Exercice 1

Partie A

  1. On obtient l’arbre pondéré suivant :
    $\quad$
  2. $\left(D,\conj{D}\right)$ forme un système complet d’événements fini.
    D’après la formule des probabilités totales on a :
    $\begin{align*}
    P(T)&=P(D)\times P_D(T)+P\left(\conj{D}\right)\times P_{\conj{D}}(T)\\
    &=0,08\times 0,98+0,92\times 0,005\\
    &=0,083\end{align*}$
    $\quad$
  3. a. On veut calculer
    $\begin{align*} P_T(D)&=\dfrac{P(T\cap D)}{P(T)}\\
    &=\dfrac{0,08\times 0,98}{0,083}\\
    &\approx 0,945\end{align*}$
    La probabilité qu’un athlète soit dopé sachant qu’il présente un test positif est environ égale à $0,945$.
    $\quad$
    b. $0,945<0,95$. Le test proposé par le laboratoire ne sera donc pas commercialisé.
    $\quad$

Partie B

  1. a. On effectue $5$ tirages aléatoires, identiques et indépendants. À chaque tirage il n’y a que deux issues : « le test est positif », de probabilité $0,103$ et « le test est négatif ».
    La variable aléatoire $X$ suit donc la loi binomiale de paramètres $n=5$ et $p=0,103$.
    $\quad$
    b. Ainsi, $E(X)=np=0,515$.
    En moyenne, sur $5$ athlètes testés, environ $0,5$ est positif. Cela peut se traduire par sur $10$ athlètes testés, environ $1$ est positif.
    $\quad$
    c. On veut calculer
    $\begin{align*} P(X\pg 1)&=1-P(X=0) \\
    &=1-(1-0,103)^5 \\
    &\approx 0,419\end{align*}$
    La probabilité qu’au moins un des $5$ athlètes contrôlés présente un test positif est environ égale à $0,419$.
    $\quad$
  2. On appelle $n$ le nombre d’athlètes contrôlés et note $Y$ la variable aléatoire égale au nombre d’athlètes présentant un test
    positif parmi les $n$ athlètes contrôlés. Pour les mêmes raisons qu’à la question 1. $Y$ suit la loi binomiale de paramètres $n$ et $p=0,103$.
    On veut
    $\begin{align*} P(Y\pg 1)\pg 0,75& \ssi 1-P(Y=0)\pg 0,75 \\
    &\ssi 1-(1-0,103)^n \pg 0,75 \\
    &\ssi 0,897^n \pp 0,25\\
    &\ssi n\ln(0,897) \pp \ln(0,25) \qquad \text{($\ln$ est strictement décroissante sur $\R$)}\\
    &\ssi n\pg \dfrac{\ln(0,25)}{\ln(0,897)}\end{align*}$
    Or $\dfrac{\ln(0,25)}{\ln(0,897)}\approx 12,75$
    Il faut donc contrôler au minimum $13$ personnes pour que la probabilité de l’événement « au moins un athlète contrôlé présente un test positif » soit supérieure ou égale à $0,75$.
    $\quad$

 

Ex 2

Exercice 2

  1. $u_1=0,75\times 0,6\times (1-0,15\times 0,6)=0,409~5$
    Il y avait donc $410$ individus sur l’île au début de l’année 2021.
    $u_2=0,75\times 0,409~5\times (1-0,15\times 0,409~5)\approx 0,288$
    Il y avait donc $288$ individus sur l’île au début de l’année 2021.
    $\quad$
  2. La fonction $f$ est dérivable sur $[0;1]$ en tant que somme et produit de fonctions dérivables sur cet intervalle.
    Pour tout $x\in [0;1]$ on a
    $\begin{align*} f'(x)&=0,75(1-0,15x)-0,75x\times 0,15 \\
    &=0,75-0,225x\end{align*}$
    Or $0,75-0,225x>0 \ssi 0,75>0,225x\ssi \dfrac{10}{3}>x$
    Par conséquent $f'(x)>0$ sur $[0;1]$.
    La fonction $f$ est donc strictement croissante sur $[0;1]$.
    $\quad$
    On obtient le tableau de variations suivant :
    $\quad$
  3. On a
    $\begin{align*} f(x)=x&\ssi 0,75x(1-0,15x)=x \\
    &\ssi 0,75x(1-0,15x)-x=0 \\
    &\ssi x\left(0,75(1-0,15x)-1\right)=0\\
    &\ssi x(0,75-0,112~5x-1)=0\\
    &\ssi x(-0,25-0,112~5x)=0\\
    &\ssi x=0 \text{ ou } -0,25-0,112~5x=0 \\
    &\ssi x=0 \text{ ou } x=-\dfrac{20}{9} \end{align*}$
    Or $-\dfrac{20}{9} \notin [0;1]$
    $0$ est donc la seule solution appartenant à $[0;1]$ de l’équation $f(x)=x$.
    $\quad$
  4. a. Initialisation : $u_0=0,6$ et $u_1=0,409~5$.
    Par conséquent $0\pp u_1 \pp u_0\pp 1$.
    La propriété est vraie au rang $0$.
    $\quad$
    Hérédité : Soit $n\in \N$. On suppose la propriété vraie au rang $n$.
    Donc $0\pp u_{n+1} \pp u_n \pp 1$.
    La fonction $f$ est strictement croissante sur $[0;1]$. Par conséquent :
    $f(0) \pp f\left(u_{n+1}\right) \pp f\left(u_n\right) \pp f(1)$
    soit
    $0 \pp u_{n+2} \pp u_{n+1} \pp 0,637~5 \pp 1$.
    La propriété est donc vraie au rang $n+1$.
    $\quad$
    Conclusion : La propriété est vraie au rang $0$ et est héréditaire.
    Par conséquent, pour tout entier naturel $n$, $0\pp u_{n+1} \pp u_n \pp 1$.
    $\quad$
    b. La suite $\left(u_n\right)$ est donc décroissante et minorée par $0$. Elle converge par conséquent vers un réel $\ell$.
    $\quad$
    c. La fonction $f$ est continue (car dérivable) sur $[0;1]$. $\ell$ est donc solution de l’équation $f(x)=x$.
    D’après la question 3. $\ell =0$.
    $\quad$
  5. a. La suite $\left(u_n\right)$ converge vers $0$. Selon ce modèle, le biologiste a effectivement raison.
    $\quad$
    b. La fonction menace() renvoie la valeur $11$.
    Cela signifie donc qu’il faut $11$ ans pour que l’espèce soit menacée d’extinction sur cette île selon le modèle étudié.
    $\quad$

Ex 3

Exercice 3

  1. Les points $K$ et $H$ appartiennent au plan $(AED)$. Pour qu’une droite passant par $A$ soit parallèle à la droite $(KH)$ il faut que tous ses points appartiennent au plan $(AED)$. Or $I$ n’appartient pas à ce plan.
    Les droites $(AI)$ et $(KH)$ ne sont donc pas parallèles.
    $\quad$
  2. a. $I$ a pour coordonnées $(0,5;0;1)$ et $J$ a pour coordonnées $(1;0,5;0)$.
    $\quad$
    b. Ainsi $\vect{IJ}\begin{pmatrix}0,5\\0,5\\-1\end{pmatrix}$, $\vect{AE}\begin{pmatrix}0\\0\\1\end{pmatrix}$ et $\vect{AC}\begin{pmatrix}1\\1\\0\end{pmatrix}$
    On constate donc que $\vect{AC}=2\vect{AI}+2\vect{AE}$.
    Cela signifie que les vecteurs $\vect{AC}$, $\vect{AI}$ et $\vect{AE}$ sont coplanaires.
    $\quad$
  3. Un vecteur directeur de $d_1$ est $\vec{u_1}\begin{pmatrix}1\\-2\\3\end{pmatrix}$ et un vecteur directeur de $d_2$ est $\vec{u_2}\begin{pmatrix}1\\1\\2\end{pmatrix}$.
    $\dfrac{1}{1}\neq \dfrac{1}{-2}$ : par conséquent les vecteurs $\vec{u_1}$ et $\vec{u_2}$ ne sont pas colinéaires et les droites $d_1$ et $d_2$ ne sont pas parallèles.
    $\quad$
  4. Un vecteur normal au plan $P$ est $\vec{n}\begin{pmatrix}1\\3\\-2\end{pmatrix}$.
    $\vec{n}.\vec{u_2}=1+3-4=0$.
    Les vecteurs $\vec{n}$ et $\vec{u_2}$ sont donc orthogonaux.
    La droite $d_2$ est par conséquent parallèle au plan $P$.
    $\quad$
  5. $4+3\times 0-2\times 3+2=4-6+2=0$ donc $L$ appartient au plan $P$.
    $\vect{LM}\begin{pmatrix} 1\\3\\-2\end{pmatrix}=\vec{n}$.
    $\vect{LM}$ est donc normal au plan $P$.
    Par conséquent $L$ est le projeté orthogonal du point $M$ sur le plan $P$.
    $\quad$

Ex A

Exercice A

Affirmation 1 fausse:
Si $a=0$ et $b=0$ alors  :

  • $\left(\e^{a+b}\right)^2=\left(\e^0\right)^2=1^2=1$
  • $\e^{2a}+\e^{2b}=\e^0+\e^0=1+1=2$

Donc $\left(\e^{a+b}\right)^2\neq \e^{2a}+\e^{2b}$ si $a=0$ et $b=0$.

$\quad$

Affirmation 2 vraie:
La fonction $f$ est dérivable sur $\R$ en tant que somme et produit de fonctions dérivables sur $\R$.
Par conséquent, pour tout réel $x$ :
$\begin{align*} f'(x)&=-\e^x+(3-x)\e^x\\
&=(-1+3-x)\e^x\\
&=(2-x)\e^x\end{align*}$
Par conséquent $f'(0)=2$ et $f(0)=-2+3=1$
Une équation de la tangente au point $A$ à la courbe représentative de la fonction $f$ est $y=f'(0)x+f(0)$ soit $y=2x+1$.

$\quad$

Affirmation 3 fausse:
Pour tout réel $x$ $\e^{2x}-\e^{x}+\dfrac{3}{x}=\e^x\left(\e^x-1\right)+\dfrac{3}{x}$.
Or $\lim\limits_{x\to +\infty} \e^x=+\infty$ et $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{3}{x}=0$
Par conséquent $\lim\limits_{x\to +\infty} \left(\e^x-1\right)=+\infty$ et $\lim\limits_{x\to +\infty} \e^x\left(\e^x-1\right)+\dfrac{3}{x}=+\infty$

$\quad$

Affirmation 4 vraie:
On considère la fonction $f$ définie sur $[0;2]$ par $f(x)=1-x+\e^{-x}$.
$f$ est dérivable sur $[0;2]$ en tant que somme de fonctions dérivables sur cet intervalle.
Pour tout réel $x\in[0;2]$, $f'(x)=-1-\e^{-x}<0$ car la fonction exponentielle est strictement positive sur $\R$.
La fonction $f$ est continue (car dérivable) et strictement décroissante sur $[0;2]$.
De plus $f(0)=2>0$ et $f(2)=-1+\e^{-2}\approx -0,86<0$
D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $f(x)=0$ possède une unique solution.

$\quad$

Affirmation 5 vraie:
La fonction $g$ est dérivable sur $\R$ en tant que somme de fonctions dérivables sur $\R$.
Pour tout réel $x$, $g'(x)=2x-5+\e^x$.
La fonction $g$ est dérivable sur $\R$ en tant que somme de fonctions dérivables sur $\R$.
Pour tout réel $x$, $g\dsec(x)=2+\e^x>0$. car la fonction exponentielle est strictement positive.
Ainsi $g$ est convexe sur $\R$.

$\quad$

Ex B

Exercice B

  1. Le point $A(1;4)$ appartient à $C_f$ donc $f(1)=4$.
    La courbe $C_f$ admet une tangente horizontale au point $A(1;4)$. Donc $f'(1)=0$.
    $\quad$
  2. La fonction $f$ est dérivable sur $]0;+\infty[$ en tant que quotient de fonctions dérivables sur $]0;+\infty[$ dont le dénominateur ne s’annule pas.
    Pour tout réel $x>0$ on a
    $\begin{align*} f'(x)&=\dfrac{\dfrac{b}{x}\times x-\left(a+b\ln(x)\right)}{x^2} \\
    &=\dfrac{b-a-b\ln(x)}{x^2}\end{align*}$
    $\quad$
  3. En utilisant l’expression algébrique de $f(x)$ fournie et la réponse à la question précédente on a $f(1)=a$ et $f'(1)=b-a$.
    Par conséquent $\begin{cases} a=4\\b-a=0\end{cases} \ssi \begin{cases} a=4\\b=4\end{cases}$.
    $\quad$
  4. $\lim\limits_{x\to 0^+} 4+4\ln(x)=-\infty$ et $\lim\limits_{x\to 0^+} \dfrac{1}{x}=+\infty$
    Donc $\lim\limits_{x\to 0^+} f(x)=-\infty$.
    $\quad$
    Pour tout réel $x>0$,
    $f(x)=\dfrac{4}{x}+4\times \dfrac{\ln(x)}{x}$.
    Or $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{4}{x}=0$ et, par croissances comparées, $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{\ln(x)}{x}=0$.
    Donc $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=0$.
    $\quad$
  5. On a donc, d’après l’expression de $f'(x)$ trouvée à la question 2. $f'(x)=\dfrac{-4\ln(x)}{x^2}$.
    Le signe de $f'(x)$ ne dépend donc que de celui de $-\ln(x)$.
    Or $-\ln(x)=0 \ssi x=1$ et $-\ln(x)>0 \ssi x<1$.
    On obtient ainsi le tableau suivant :
    $\quad$
  6. Pour tout réel $x>0$ on a $f'(x)=-\dfrac{4\ln(x)}{x^2}$.
    $f’$ est donc dérivable sur $]0;+\infty[$ en tant que quotient de fonctions dérivables dont le dénominateur ne s’annule pas sur cet intervalle.
    Pour tout réel $x>0$ :
    $\begin{align*} f\dsec(x)&=-\dfrac{\dfrac{4}{x}\times x^2-4\ln(x)\times 2x}{x^4} \\
    &=-\dfrac{4x-8x\ln(x)}{x^4}\\
    &=\dfrac{-4+8\ln(x)}{x^3}\end{align*}$
    $\quad$
  7. Sur $]0;+\infty[$, le signe de $f\dsec(x)$ ne dépend que de celui de $-4+8\ln(x)$.
    Or $-4+8\ln(x)=0\ssi \ln(x)=\dfrac{1}{2} \ssi x=\e^{1/2}$
    et $-4+8\ln(x)>0 \ssi \ln(x)>\dfrac{1}{2} \ssi x>\e^{1/2}$
    Ainsi $f\dsec{x}$ s’annule en changeant de signe en $\e^{1/2}$.
    De plus $f\left(\e^{1/2}\right)=\dfrac{4+4\times \dfrac{1}{2}}{\e^{1/2}}=6\e^{-1/2}$
    Ainsi $f$ possède un unique point d’inflexion $B$ de coordonnées $\left(\e^{1/2};6\e^{-1/2}\right)$.
    $\quad$

 

Énoncé

Exercice 1     5 points

Les probabilités demandées dans cet exercice seront arrondies à $10^{-3}$.

Un laboratoire pharmaceutique vient d’élaborer un nouveau test anti-dopage.

Partie A

Une étude sur ce nouveau test donne les résultats suivants :

  • si un athlète est dopé, la probabilité que le résultat du test soit positif est $0,98$ (sensibilité du test) ;
  • si un athlète n’est pas dopé, la probabilité que le résultat du test soit négatif est $0,995$ (spécificité du test).

On fait subir le test à un athlète sélectionné au hasard au sein des participants à une compétition d’athlétisme. On
note $D$ l’événement « l’athlète est dopé » et $T$ l’événement « le test est positif ». On admet que la probabilité de l’événement $D$ est égale à $0,08$.

  1. Traduire la situation sous la forme d’un arbre pondéré.
    $\quad$
  2. Démontrer que $P(T)= 0,083$.
    $\quad$
  3. a. Sachant qu’un athlète présente un test positif, quelle est la probabilité qu’il soit dopé ?
    $\quad$
    b. Le laboratoire décide de commercialiser le test si la probabilité de l’événement « un athlète présentant un
    test positif est dopé » est supérieure ou égale à $0,95$.
    Le test proposé par le laboratoire sera-t-il commercialisé ? Justifier.
    $\quad$

$\quad$

Partie B

Dans une compétition sportive, on admet que la probabilité qu’un athlète contrôlé présente un test positif est $0,103$.

  1. Dans cette question 1., on suppose que les organisateurs décident de contrôler 5 athlètes au hasard parmi les
    athlètes de cette compétition. On note $X$ la variable aléatoire égale au nombre d’athlètes présentant un test
    positif parmi les $5$ athlètes contrôlés.
    a. Donner la loi suivie par la variable aléatoire $X$. Préciser ses paramètres.
    $\quad$
    b. Calculer l’espérance $E(X)$ et interpréter le résultat dans le contexte de l’exercice.
    $\quad$
    c. Quelle est la probabilité qu’au moins un des $5$ athlètes contrôlés présente un test positif ?
    $\quad$
  2. Combien d’athlètes faut-il contrôler au minimum pour que la probabilité de l’événement « au moins un athlète
    contrôlé présente un test positif » soit supérieure ou égale à $0,75$ ? Justifier.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 2     5 points

Un biologiste s’intéresse à l’évolution de la population d’une espèce animale sur une île du Pacifique.
Au début de l’année 2020, cette population comptait $600$ individus. On considère que l’espèce sera menacée d’extinction sur cette île si sa population devient inférieure ou égale à $20$ individus.

Le biologiste modélise le nombre d’individus par la suite $\left(u_n\right)$ définie par : $$\begin{cases} u_0&=0,6\\u_{n+1}&=0,75u_n\left(1-0,15u_n\right)\end{cases}$$

où pour tout entier naturel $n$, $u_n$ désigne le nombre d’individus, en milliers, au début de l’année 2020 $+n$.

  1. Estimer, selon ce modèle, le nombre d’individus présents sur l’île au début de l’année 2021 puis au début
    de l’année 2022.
    $\quad$

Soit $f$ la fonction définie sur l’intervalle $[0;1]$ par $f(x)=0,75x(1-0,15x)$.

  1. Montrer que la fonction $f$ est croissante sur l’intervalle $[0;1]$ et dresser son tableau de variations.
    $\quad$
  2. Résoudre dans l’intervalle $[0;1]$ l’équation $f(x)=x$.
    $\quad$

On remarquera pour la suite de l’exercice que, pour tout entier naturel $n$, $u_{n+1}=f\left(u_n\right)$.

  1. a. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel $n$, $0 \pp u_{n+1} \pp u_n \pp 1$.
    $\quad$
    b. En déduire que la suite $\left(u_n\right)$ est convergente.
    $\quad$
    c. Déterminer la limite $\ell$ de la suite $\left(u_n\right)$.
    $\quad$
  2. Le biologiste a l’intuition que l’espèce sera tôt ou tard menacée d’extinction.
    a. Justifier que, selon ce modèle, le biologiste a raison.
    $\quad$
    b. Le biologiste a programmé en langage Python la fonction menace() ci-dessous :
    $$\begin{array}{|l|}
    \hline
    \text{def menace():}\\
    \quad \text{u = 0.6}\\
    \quad \text{n = 0}\\
    \quad \text{while u > 0.02:}\\
    \qquad \text{u = 0.75 * u * (1 – 0.15 * u)}\\
    \qquad \text{n = n + 1}\\
    \quad \text{return n}\\
    \hline
    \end{array}$$
    Donner la valeur numérique renvoyée lorsqu’on appelle la fonction menace().
    Interpréter ce résultat dans le contexte de l’exercice.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 3     5 points

Les questions 1. à 5. de cet exercice peuvent être traitées de façon indépendante.

On considère un cube $ABCDEFGH$. Le point $I$ est le milieu du segment $[EF]$, le point $J$ est le milieu du segment $[BC]$ et le point $K$ est le milieu du segment $[AE]$.

 

  1.  Les droites $(AI)$ et $(KH)$ sont-elles parallèles ? Justifier votre réponse.
    $\quad$

Dans la suite, on se place dans le repère orthonormé $\left(A;\vect{AB},\vect{AD},\vect{AE}\right)$.

  1. a. Donner les coordonnées des points $I$ et $J$.
    $\quad$
    b. Montrer que les vecteurs $\vect{IJ}$ , $\vect{AE}$ et $\vect{AC}$ sont coplanaires.
    $\quad$

On considère le plan $P$ d’équation $x+3y-2z+2=0$ ainsi que les droites $d_1$ et $d_2$ définies par les représentations paramétriques ci-dessous : $$d_1:\begin{cases} x=3+t\\y=8-2t\\z=-2+3t\end{cases}, t\in \R \quad \text{et} \quad d_2:\begin{cases} x=4+t\\y=1+t\\z=8+2t\end{cases}, t\in \R$$.

  1. Les droites $d_1$ et $d_2$ sont-elles parallèles ? Justifier votre réponse.
    $\quad$
  2. Montrer que la droite $d_2$ est parallèle au plan $P$.
    $\quad$
  3. Montrer que le point $L(4;0;3)$ est le projeté orthogonal du point $M(5;3;1)$ sur le plan $P$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice au choix du candidat (5 points)
Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.
Il indique sur sa copie l’exercice choisi : exercice A ou exercice B.

Exercice A

Principaux domaines abordés :

  • Fonction exponentielle
  • Convexité

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. On justifiera chaque réponse.

Affirmation 1 : Pour tous réels $a$ et $b$, $\left(\e^{a+b}\right)^2=\e^{2a}+\e^{2b}$.
$\quad$

Affirmation 2 : Dans le plan muni d’un repère, la tangente au point $A$ d’abscisse $0$ à la courbe représentative de
la fonction $f$ définie sur $\R$ par $f(x)=-2+(3-x)\e^x$
admet pour équation réduite $y=2x+1$.
$\quad$

Affirmation 3 : $\lim\limits_{x\to +\infty} \e^{2x}-\e^x+\dfrac{3}{x}=0$.
$\quad$

Affirmation 4 : L’équation $1-x+\e^{-x}=0$ admet une seule solution appartenant à l’intervalle $[0 ; 2]$.
$\quad$

Affirmation 5 : La fonction $g$ définie sur $\R$ par $g(x)=x^2-5x+\e^x$ est convexe.
$\quad$

$\quad$

Exercice B

Principaux domaines abordés :

  • Fonction logarithme népérien
  • Convexité

Dans le plan muni d’un repère, on considère ci-dessous la courbe $C_f$ représentative d’une fonction $f$, deux fois
dérivable sur l’intervalle $]0;+\infty[$. La courbe $C_f$ admet une tangente horizontale $T$ au point $A(1;4)$.

  1.  Préciser les valeurs $f(1)$ et $f'(1)$.
    $\quad$

On admet que la fonction $f$ est définie pour tout réel $x$ de l’intervalle $]0;+\infty[$ par : $$f(x)=\dfrac{a+b\ln(x)}{x}$$
où $a$ et $b$ sont deux nombres réels.

  1. Démontrer que, pour tout réel $x$ strictement positif, on a : $$f'(x)=\dfrac{b-a-b\ln(x)}{x^2}$$
    $\quad$
  2. En déduire les valeurs des réels $a$ et $b$.
    $\quad$

Dans la suite de l’exercice, on admet que la fonction $f$ est définie pour tout réel $x$ de l’intervalle $]0;+\infty[$ par :^$$f(x)=\dfrac{4+4\ln(x)}{x}$$

  1. Déterminer les limites de $f$ en $0$ et en $+\infty$.
    $\quad$
  2. Déterminer le tableau de variations de $f$ sur l’intervalle $]0;+\infty[$.
    $\quad$
  3. Démontrer que, pour tout réel $x$ strictement positif, on a : $$f\dsec(x)=\dfrac{-4+8\ln(x)}{x^3}$$
    $\quad$
  4. Montrer que la courbe $C_f$ possède un unique point d’inflexion $B$ dont on précisera les coordonnées.
    $\quad$

$\quad$

 

Bac – Spécialité mathématiques – sujet 2 – Métropole – Mars 2021

Métropole – Mars 2021

Spécialité maths – Sujet 2 – Correction

L’énoncé de ce sujet de bac est disponible ici.

Ex 1

Exercice 1

Partie I

  1. On a
    $\begin{align*} P(X=0)&=\dbinom{9}{0}0,03^0 \times 0,97^9 \\
    &=0,97^9 \\
    &\approx 0,76\end{align*}$
    Réponse d
    $\quad$
  2. La probabilité qu’exactement deux des neuf adresses soient illisibles pour la machine est :
    $P(X=2)=\dbinom{9}{2}0,03^2 \times 0,97^7$
    Réponse d
    $\quad$
  3. La probabilité qu’au moins une des neuf adresses soit illisible pour la machine est :
    $P(X\pg 1)=1-P(X=0)$
    Réponse d
    $\quad$

Partie II

  1. Si $V_1$ est réalisé alors, parmi les $7$ boules restantes il y a $4$ boules vertes.
    Ainsi $P_{V_1}\left(V_2\right)=\dfrac{4}{7}$
    Réponse b
    $\quad$
  2. $\left(V_1,B_1\right)$ forme un système complet d’événements fini.
    D’après la formule des probabilités totales on a :
    $\begin{align*}
    P\left(V_2\right)&=P\left(V_1\right)P_{V_1}\left(V_2\right)+P\left(B_1\right)P_{B_1}\left(V_2\right) \\
    &=\dfrac{5}{8}\times \dfrac{4}{7}+\dfrac{3}{8}\times \dfrac{5}{7}\\
    &=\dfrac{5}{8}\end{align*}$
    Réponse a
    $\quad$

Ex 2

Exercice 2

  1. a. $u_1=u_0+v_0=2$
    $v_1=2u_0+v_0=3$
    $\quad$
    b. Pour tout $n\in \N$ on a
    $\begin{align*} v_{n+1}-v_n&=2u_n+v_n-v_n\\
    &=2u_n\\
    &>0\end{align*}$
    La suite $\left(v_n\right)$ est donc strictement croissante.
    Ainsi, pour tout $n\in \N$ on a $v_n\pg v_0$
    Soit $v_n \pg 1$
    $\quad$
    c. Initialisation : Si $n=0$ alors $u_0=1$ et $n+1=1$
    Donc $u_0\pg 0+1$
    La propriété est vraie au rang $0$.
    $\quad$
    Hérédité : Soit $n\in \N$. On suppose la propriété vraie au rang $n$.
    On a donc, d’après l’hypothèse de récurrence, $u_n\pg n+1$ et, d’après la question précédente, $v_n\pg 1$
    $\begin{align*} u_{n+1}&=u_n+v_n \\
    &\pg n+1+1\\
    &\pg n+2\end{align*}$
    La propriété est vraie au rang $n+1$.
    $\quad$
    Conclusion : La propriété est vraie au rang $0$ et est héréditaire.
    Pour tout $n\in \N$ on a $u_n\pg n+1$.
    $\quad$
    d. Pour tout $n\in \N$ on a $u_n\pg n+1$ et $\lim\limits_{n\to +\infty} n+1=+\infty$
    D’après le théorème de comparaison, $\lim\limits_{n\to +\infty} u_n=+\infty$.
    $\quad$
  2. a. Pour tout entier naturel $n$ on a $-1\pp (-1)^{n+1} \pp 1$
    Donc $-\dfrac{1}{u_n^2}\pp \dfrac{(-1)^{n+1}}{u_n^2}\pp \dfrac{1}{u_n^2}$
    $\quad$
    b. Or $\lim\limits_{n\to +\infty} u_n=+\infty$ donc $\lim\limits_{n\to +\infty} u_n^2=+\infty$.
    Ainsi $\lim\limits_{n\to +\infty} \dfrac{1}{u_n^2}=0$
    Par conséquent, d’après le théorème des gendarmes, $\lim\limits_{n\to +\infty} \dfrac{(-1)^{n+1}}{u_n^2}=0$.
    $\quad$
    c. Pour tout $n\in \N$ on a $r_n=2+\dfrac{(-1)^{n+1}}{u_n^2}$.
    $\lim\limits_{n\to +\infty} \dfrac{(-1)^{n+1}}{u_n^2}=0$ donc $\lim\limits_{n\to +\infty} r_n^2=2$.
    $\quad$
    $\lim\limits_{x\to 2} \sqrt{x}=\sqrt{2}$ donc $\lim\limits_{n\to +\infty} r_n=\sqrt{2}$.
    $\quad$
    d. Pour tout $n\in \N$ on a
    $\begin{align*} r_{n+1} &=\dfrac{v_{n+1}}{u_{n+1}} \\
    &=\dfrac{2u_n+v_n}{u_n+v_n}\\
    &=\dfrac{u_n\left(2+\dfrac{v_n}{u_n}\right)}{u_n\left(1+\dfrac{v_n}{u_n}\right)}\\
    &=\dfrac{2+r_n}{1+r_n}\end{align*}$
    $\quad$
    e. Cela signifie que le plus petit entier naturel $n$ vérifiant $\abs{r_n-\sqrt{2}}\pp 10^{-4}$ est $5$.
    Ainsi $r_5$ est une approximation de $\sqrt{2}$ à au plus $10^{-4}$ près.
    $\quad$

Ex 3

Exercice 3

  1. a. On a $\vect{AB}\begin{pmatrix}-2\\3\\0\end{pmatrix}$ et $\begin{pmatrix}-2\\0\\1\end{pmatrix}$
    Ces deux vecteurs ne sont clairement pas colinéaires.
    Par conséquent :
    $\vect{AB}.\vec{n}=-6+6+0=0$
    $\vect{AC}.\vec{n}=-6+0+6=0$
    Le vecteur $\vec{n}$ est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan $(ABC)$.
    C’est, par conséquent, un vecteur normal à ce plan.
    $\quad$
    b. Une équation cartésienne du plan $(ABC)$ est donc de la forme $3x+2y+6z+d=0$
    Le point $A(2;0;0)$appartient à ce plan.
    Ainsi $6+d=0 \ssi d=-6$
    Une équation cartésienne du plan $(ABC)$ est donc $3x+2y+6z-6=0$.
    $\quad$
  2. a. $\vec{n}$ est un vecteur directeur de $d$.
    Une représentation paramétrique de cette droite est donc $\begin{cases} x=3t\\y=2t\\z=6t\end{cases} \quad t\in \R$.
    $\quad$
    b. La droite $d$ est orthogonal au plan $(ABC)$.
    Il existe donc un point d’intersection de la droite et du plan.
    Vérifions que le point $H$ de coordonnées $\left(\dfrac{18}{49};\dfrac{12}{49};\dfrac{36}{49}\right)$ appartient à la droite $d$ et au plan $(ABC)$.
    Le point de paramètre $t=\dfrac{6}{49}$ de la droite $d$ a pour coordonnées $\left(\dfrac{18}{49};\dfrac{12}{49};\dfrac{36}{49}\right)$. Ainsi $H\in d$.
    $\begin{align*}&3\times \dfrac{18}{49}+2\times \dfrac{12}{49}+6\times \dfrac{36}{49}-6\\
    &=\dfrac{54}{49}+\dfrac{24}{49}+\dfrac{216}{49}-\dfrac{294}{49} \\
    &=\dfrac{294}{49}-\dfrac{294}{49}\\
    &=0\end{align*}$
    Donc $H\in (ABC)$.
    La droite $d$ coupe donc le plan $(ABC)$ au point $H$ de coordonnées $\left(\dfrac{18}{49};\dfrac{12}{49};\dfrac{36}{49}\right)$.
    $\quad$
    c. On a
    $\begin{align*} OH&=\sqrt{\left(\dfrac{18}{49}\right)^2+\left(\dfrac{12}{49}\right)^2+\left(\dfrac{36}{49}\right)^2} \\
    &=\sqrt{\dfrac{324}{49^2}+\dfrac{244}{49^2}+\dfrac{1~296}{49^2}}\\
    &=\sqrt{\dfrac{1~764}{49^2}}\\
    &=\dfrac{42}{49} \\
    &=\dfrac{6}{7}\end{align*}$
    $\quad$
  3. D’une part :
    $\begin{align*} V&=\dfrac{\text{aire}_{OBC}\times OA}{3} \\
    &=\dfrac{\dfrac{1\times 3}{2}\times 2}{3} \\
    &=1\end{align*}$
    D’autre part :$V=\dfrac{\text{aire}_{ABC}\times OH}{3}$
    Par conséquent
    $\begin{align*} \text{aire}_{ABC}\times OH=3&\ssi \text{aire}_{ABC}=\dfrac{3}{OH} \\
    &\ssi \text{aire}_{ABC}=3\times \dfrac{7}{6} \\
    &\ssi \text{aire}_{ABC} =\dfrac{7}{2}\end{align*}$

Ex A

Exercice A

  1. a. On résout l’équation :
    $\begin{align*} f(x)=g(x)&\ssi x^2\e^{-x}=\e^{-x} \\
    &\ssi x^2\e^{-x}-\e^{-x}=0\\
    &\ssi \left(x^2-1\right)\e^{-x}=0\\
    &\ssi (x-1)(x+1)\e^{-x}=0\\
    &=\ssi x=1 \text{ ou } x=-1 \text{ ou } \e^{-x}=0\end{align*}$
    La fonction exponentielle est strictement positive sur $\R$.
    Les solutions de l’équation $f(x)=g(x)$ sont donc $-1$ et $1$.
    De plus $f(1)=\e^{-1}$ et $f(-1)=\e$
    Les points d’intersection de $C_f$ et $C_g$ on pour coordonnées $\left(1;\e^{-1}\right)$ et $(-1;\e)$.
    $\quad$
    b. On a :
    $\begin{align*} f(x)\pp g(x) &\ssi x^2\e^{-x} \pp \e^{-x} \\
    &\ssi \left(x^2-1\right)\e^{-x} \pp 0\\
    &\ssi (x-1)(x+1)\e^{-x} \pp  0 \\
    &\ssi (x-1)(x+1) \pp 0 \text{   car } \e^{-x}>0\\
    &\ssi x\in [-1;1]\end{align*}$
    Ainsi $C_f$ est au-dessous de $C_g$ sur $[-1;1]$ et au-dessus sur $]-\infty;-1]$ et $[1;+\infty[$.
    $\quad$
  2. a. Pour tout réel $x\in[-1;1]$ on a :
    $\begin{align*} d'(x)&=-\e^{-x}-2x\e^{-x}+x^2\e^{-x} \\
    &=\left(x^2-2x-1\right)\e^{-x}\end{align*}$
    $\quad$
    b. La fonction exponentielle est strictement positive sur $\R$.
    Le signe de $d'(x)$ ne dépend donc que de celui de $x^2-2x-1$.
    Le discriminant de ce polynôme du second degré est $\Delta=8$.
    Ses racines sont donc :
    $x_1=\dfrac{2-\sqrt{8}}{2}=1-\sqrt{2}$ et $x_2=\dfrac{2+\sqrt{8}}{2}=1+\sqrt{2}$.
    Le coefficient principal de ce polynôme est $a=1>0$.
    Par conséquent $x^2-2x-1<0$ sur $\left]1-\sqrt{2};1+\sqrt{2}\right[$ et $x^2-2x-1>0$ sur $\left]-\infty;1-\sqrt{2}\right[\cup\left]1+\sqrt{2};+\infty\right[$.
    La fonction $d$ est donc strictement croissante sur l’intervalle $\left[-1;1-\sqrt{2}\right]$ et décroissante sur l’intervalle $\left[1-\sqrt{2};1\right]$.
    $\quad$
    c. La fonction $d$ atteint donc sur l’intervalle $[-1;1]$ un maximum en $1-\sqrt{2}$.
    Ainsi $x_0=1-\sqrt{2}$.
    $d\left(1-\sqrt{2}\right)\approx 1,3$.
    Ainsi $M_0N_0  \approx 1,3$.
    $\quad$
  3. Pour tout réel $x$ on a $h'(x)=-\e^{-x}-1<0$.
    La fonction $h$ est donc continue (car dérivable) et strictement décroissante sur $\R$.
    $\lim\limits_{x\to +\infty} \e^{-x}=0$ donc $\lim\limits_{x\to +\infty} h(x)=-\infty$
    Pour tout réel $x$ on a $h(x)=\e^{-x}\left(1-x\e^x-2\e^x\right)$
    Or $\lim\limits_{x\to -\infty} \e^x=0$, $\lim\limits_{x\to -infty} \e^{-x}=+\infty$ et, par croissances comparées $\lim\limits_{x\to -\infty} x\e^x=-\infty$
    Ainsi $\lim\limits_{x\to -\infty} h(x)=-\infty$.
    Or $O\in ]-\infty;+\infty[$
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $h(x)=0$ admet une unique solution sur $\R$.
    $\quad$
    $g(x)=x+2 \ssi \e^{-x}=x+2\ssi \e^{-x}-x-2=0\ssi h(x)=0$
    La droite $\Delta$ et la courbe $C_g$ ont donc un unique point d’intersection.
    $\quad$

Ex B

Exercice B

Partie I : Étude d’une fonction auxiliaire

  1. $\lim\limits_{x\to +\infty} \ln(x)=+\infty$ et $\lim\limits_{x\to +\infty} 2x-2=+\infty$ donc $\lim\limits_{x\to +\infty} g(x)=+\infty$
    $\lim\limits_{x\to 0^+} \ln(x)=-\infty$ et $\lim\limits_{x\to 0} 2x-2=2$ donc $\lim\limits_{x\to 0^+} g(x)=-\infty$
    $\quad$
  2. La fonction $g$ est dérivable sur $]0;+\infty[$ en tant que somme de fonctions dérivables sur cet intervalle.
    Pour tout réel $x>0$ on a $g'(x)=\dfrac{1}{x}+2$
    Par conséquent $g'(x)>0$ sur $]0;+\infty[$ en tant que somme de termes strictement positifs.
    La fonction $g$ est par conséquent strictement croissante sur $]0;+\infty[$.
    $\quad$
  3. La fonction $g$ est continue (car dérivable) et strictement croissante sur $]0;+\infty[$.
    $\lim\limits_{x\to 0^+} g(x)=-\infty$ et $\lim\limits_{x\to +\infty} g(x)=+\infty$.
    Or $0\in ]-\infty;+\infty[$.
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $g(x)=0$ possède une unique solution sur $]0;+\infty[$.
    $\quad$
  4. $g(1)=0+2-2=0$
    Ainsi $\alpha=1$
    La fonction $g$ est strictement croissante sur $]0;+\infty [$ et $g(1)=0$.
    Par conséquent :
    $\bullet~ g(x)<0$ sur $]0;1[$
    $\bullet~ g(1)=0$
    $\bullet~ g(x)>0$ sur $]1;+\infty[$
    $\quad$

Partie II : Étude d’une fonction $\boldsymbol{f}

  1. a. Pour tout réel $x>0$ on a
    $\begin{align*} f'(x)&=\dfrac{1}{x^2}\left(\ln(x)-1\right)+\left(2-\dfrac{1}{x}\right)\times \dfrac{1}{x} \\
    &=\dfrac{\ln(x)-1+\left(2-\dfrac{1}{x}\right)x}{x^2} \\
    &=\dfrac{\ln(x)-1+2x-1}{x^2} \\
    &=\dfrac{g(x)}{x^2}\end{align*}$
    $\quad$
    b. Le signe de $f'(x)$ ne dépend donc que de celui de $g(x)$.
    D’après la question I.4. on a :
    $\quad$
  2. $f(x)=0 \ssi 2-\dfrac{1}{x}=0$ ou $\ln(x)-1=0$
    $\phantom{f(x)=0}\ssi x=\dfrac{1}{2}$ ou $x=\e$
    Les solutions de l’équation $f(x)=0$ sont $\dfrac{1}{2}$ et $\e$.
    $\quad$
    La fonction $f$ est strictement décroissante sur $]0;1]$, strictement croissante sur $[1;+\infty[$ et s’annule uniquement en $\dfrac{1}{2}$ et $\e$.
    De plus $\dfrac{1}{2}<1<\e$
    On obtient alors le tableau de signes suivant :
    $\quad$

Partie III : Étude d’une fonction $\boldsymbol{F}$ admettant pour dérivée la fonction$\boldsymbol{F}$

  1. Pour tout réel $x>0$ on a $F'(x)=f(x)$
    D’après la question précédente :
    $\bullet~ F$ est strictement croissante sur $\left]0;\dfrac{1}{2}\right]$ et sur $[\e;+\infty[$.
    $\bullet~ F$ est strictement décroissante sur $\left[\dfrac{1}{2};\e\right]$.
    $\quad$
  2. $F'(x)=0 \ssi x=\dfrac{1}{2}$ ou $x=\e$.
    Par conséquent les tangentes à $C_F$ aux points d’abscisse $\dfrac{1}{2}$ et $\e$ sont parallèles à l’axe des abscisses.
    $\quad$

Énoncé

Exercice 1     5 points

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l’absence de réponse à une question ne rapporte ni n’enlève de point. Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie. Aucune justification n’est demandée.

PARTIE I

Dans un centre de traitement du courrier, une machine est équipée d’un lecteur optique automatique de reconnaissance de l’adresse postale. Ce système de lecture permet de reconnaître convenablement $97 \%$ des adresses ; le reste du courrier, que l’on qualifiera d’illisible pour la machine, est orienté vers un employé du centre chargé de lire les adresses.
Cette machine vient d’effectuer la lecture de neuf adresses. On note $X$ la variable aléatoire qui donne le nombre d’adresses illisibles parmi ces neuf adresses.
On admet que $X$ suit la loi binomiale de paramètres $n=9$ et $p=0,03$.

  1. La probabilité qu’aucune des neuf adresses soit illisible est égale, au centième près, à :
    a. $0$
    b. $1$
    c. $0,24$
    d. $0,76$
    $\quad$
  2. La probabilité qu’exactement deux des neuf adresses soient illisibles pour la machine est :
    a. $\dbinom{9}{2} \times 0,97^2 \times 0,03^7\rule{0pt}{25pt}$
    b. $\dbinom{7}{2} \times 0,97^2 \times 0,03^7\rule{0pt}{25pt}$
    c. $\dbinom{9}{2} \times 0,97^7 \times 0,03^2\rule{0pt}{25pt}$
    d. $\dbinom{7}{2} \times 0,97^7 \times 0,03^2\rule{0pt}{25pt}$
    $\quad$
  3. La probabilité qu’au moins une des neuf adresses soit illisible pour la machine est :
    a. $P(X<1)$
    b. $P(X\pp 1)$
    c. $P(X\pg 2)$
    d. $1-P(X=0)$
    $\quad$

PARTIE II

Une urne contient $5$ boules vertes et $3$ boules blanches, indiscernables au toucher.
On tire au hasard successivement et sans remise deux boules de l’urne.
On considère les évènements suivants :

  • $V_1$ : « la première boule tirée est verte » ;
  • $B_1$ : « la première boule tirée est blanche » ;
  • $V_2$ : « la seconde boule tirée est verte » ;
  • $B_2$ : « la seconde boule tirée est blanche ».
  1. La probabilité de $V_2$ sachant que $V_1$ est réalisé, notée $P_{V_1}\left(V_2\right)$, est égale à :
    a. $\dfrac{5}{8}\rule{0pt}{25pt}$
    b. $\dfrac{4}{7}\rule{0pt}{25pt}$
    c. $\dfrac{5}{14}\rule{0pt}{25pt}$
    d. $\dfrac{20}{56}\rule{0pt}{25pt}$
    $\quad$
  2. La probabilité de l’événement $V_2$ est égale à :
    a. $\dfrac{5}{8}\rule{0pt}{25pt}$
    b. $\dfrac{5}{7}\rule{0pt}{25pt}$
    c. $\dfrac{3}{28}\rule{0pt}{25pt}$
    d. $\dfrac{9}{7}\rule{0pt}{25pt}$
    $\quad$

$\quad$

Exercice 2     6 points

On considère les suites $\left(u_n\right)$ et $\left(v_n\right)$ définies pour tout entier naturel $n$ par : $$\begin{cases} u_0=v_0=1\\u_{n+1}=u_n+v_n\\v_{n+1}=2u_n+v_n\end{cases}$$
Dans toute la suite de l’exercice, on admet que les suites $\left(u_n\right)$ et $\left(v_n\right)$ sont strictement positives.

  1. a. Calculer $u_1$ et $v_1$.
    $\quad$
    b. Démontrer que la suite $\left(v_n\right)$ est strictement croissante puis en déduire que, pour tout entier naturel $n$, $v_n\pg 1$.
    $\quad$
  2. On pose, pour tout entier naturel $n$ : $$r_n=\dfrac{v_n}{u_n}$$
    On admet que : $$r_n^2=2+\dfrac{(-1)^{n+1}}{u_n^2}$$
    a. Démontrer que pour tout entier naturel $n$ : $$-\dfrac{1}{u_n^2} \pp \dfrac{(-1)^{n+1}}{u_n^2}\pp \dfrac{1}{u_n^2}$$
    $\quad$
    b. En déduire : $$\lim\limits_{n\to +\infty} \dfrac{(-1)^{n+1}}{u_n^2}$$
    $\quad$
    c. Déterminer la limite de la suite $\left(r_n^2\right)$ et en déduire que $\left(r_n\right)$ converge vers $\sqrt{2}$.
    $\quad$
    d. Démontrer que pour tout entier naturel $n$, $$r_{n+1}=\dfrac{2+r_n}{1+r_n}$$
    $\quad$
    e. On considère le programme suivant écrit en langage Python :
    $$\begin{array}{|l|}
    \hline
    \text{def seuil():}\\
    \quad n=0\\
    \quad r=1\\
    \quad \text{while abs(r-sqrt(2))}>10**(-4) :\\
    \qquad r=(2+r)/(1+r)\\
    \qquad n=n+1\\
    \quad \text{return }n\\
    \hline
    \end{array}$$
    ($\text{abs}$ désigne la valeur absolue, $\text{sqrt}$ la racine carrée et $10**(-4)$ représente $10^{-4}$)
    La valeur de $n$ renvoyée par ce programme est $5$.
    À quoi correspond-elle ?
    $\quad$

$\quad$

Exercice 3     4 points

Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé $\Oijk$, on considère les points :
$A$ de coordonnées $(2 ;0 ;0)$, $B$ de coordonnées $(0 ;3 ;0)$ et $C$ de coordonnées $(0 ;0 ;1)$.

L’objectif de cet exercice est de calculer l’aire du triangle $ABC$.

  1. a. Montrer que le vecteur $\vec{n}\begin{pmatrix}3\\2\\6\end{pmatrix}$ est normal au plan $(ABC)$.
    $\quad$
    b. En déduire qu’une équation cartésienne du plan $(ABC)$ est : $3x+2y+6z-6=0$.
    $\quad$
  2. On note $d$ la droite passant par $O$ et orthogonale au plan $(ABC)$.
    a. Déterminer une représentation paramétrique de la droite $d$.
    $\quad$
    b. Montrer que la droite $d$ coupe le plan $(ABC)$ au point $H$ de coordonnées $\left(\dfrac{18}{49};\dfrac{12}{49};\dfrac{36}{49}\right)$.
    $\quad$
    c. Calculer la distance $OH$.
    $\quad$
  3. On rappelle que le volume d’une pyramide est donné par : $V=\dfrac{1}{3}\mathcal{B}h$ , où $\mathcal{B}$ est l’aire d’une base et $h$ est la hauteur de la pyramide correspondant à cette base.
    En calculant de deux façons différentes le volume de la pyramide $OABC$, déterminer l’aire du triangle $ABC$.
    $\quad$

$\quad$

EXERCICE au choix du candidat (5 points)

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.
Il indique sur sa copie l’exercice choisi : exercice A ou exercice B.
Pour éclairer son choix, les principaux domaines abordés par chaque exercice sont indiqués dans un encadré.

Exercice A

Principaux domaines abordés : Fonction exponentielle ; dérivation.

Le graphique ci-dessous représente, dans un repère orthogonal, les courbes $C_f$ et $C_g$ des fonctions $f$ et $g$ définies sur $\R$ par :
$$f(x)=x^2\e^{-x} \quad \text{ et } \quad g(x)=\e^{-x}$$

La question 3 est indépendante des questions 1 et 2.

  1. a. Déterminer les coordonnées des points d’intersection de $C_f$ et $C_g$.
    $\quad$
    b. Étudier la position relative des courbes $C_f$ et $C_g$.
    $\quad$
  2. Pour tout nombre réel $x$ de l’intervalle $[-1 ;1]$, on considère les points $M$ de coordonnées $\left(x ;f(x)\right)$ et $N$ de coordonnées $\left(x ;g(x)\right)$, et on note $d(x)$ la distance $MN$.
    On admet que : $d(x)=\e^{-x}-x^2\e^{-x}$.
    On admet que la fonction $d$ est dérivable sur l’intervalle $[-1;1]$ et on note $d’$ sa fonction dérivée.
    a. Montrer que $d'(x) =\e^{-x}\left(x^2-2x-1\right)$.
    $\quad$
    b. En déduire les variations de la fonction $d$ sur l’intervalle $[-1 ;1]$.
    $\quad$
    c. Déterminer l’abscisse commune $x_0$ des points $M_0$ et $N_0$ permettant d’obtenir une distance $d\left(x_0\right)$ maximale, et donner une valeur approchée à $0,1$ près de la distance $M_0N_0$.
    $\quad$
  3. Soit $\Delta$ la droite d’équation $y=x+2$.
    On considère la fonction $h$ dérivable sur $\R$ et définie par : $h(x)=\e^{-x}-x-2$.
    En étudiant le nombre de solutions de l’équation $h(x)=0$, déterminer le nombre de points d’intersection de la droite $\Delta$ et de la courbe $C_g$.
    $\quad$

$\quad$

 

Exercice B

Principaux domaines abordés : Fonction logarithme ; dérivation.

Partie I : Étude d’une fonction auxiliaire

Soit $g$ la fonction définie sur $]0;+\infty[$ par $g(x)=\ln(x)+2x-2$.

  1. Déterminer les limites de $g$ en $+\infty$ et $0$.
    $\quad$
  2. Déterminer le sens de variation de la fonction $g$ sur $]0;+\infty[$.
    $\quad$
  3. Démontrer que l’équation $g(x)=0$ admet une unique solution $\alpha$ sur $]0;+\infty[$.
    $\quad$
  4. Calculer $g(1)$ puis déterminer le signe de $g$ sur $]0;+\infty[$.
    $\quad$

Partie II : Étude d’une fonction $\boldsymbol{f}$

On considère la fonction $f$, définie sur $]0;+\infty[$ par : $f(x)=\left(2-\dfrac{1}{x}\right)\left(\ln(x)-1\right)$.

  1. a. On admet que la fonction $f$ est dérivable sur $]0;+\infty[$ et on note $f’$ sa dérivée.
    Démontrer que, pour tout $x$ de $]0;+\infty[$[, on a : $$f'(x)=\dfrac{g(x)}{x^2}$$
    $\quad$
    b. Dresser le tableau de variation de la fonction $f$ sur $]0;+\infty[$. Le calcul des limites n’est pas demandé.
    $\quad$
  2. Résoudre l‘équation $f(x)=0$ sur $]0;+\infty[$ puis dresser le tableau de signes de $f$ sur l’intervalle $]0;+\infty[$.
    $\quad$

Partie III : Étude d’une fonction $\boldsymbol{F}$ admettant pour dérivée la fonction $\boldsymbol{f}$

On admet qu’il existe une fonction $F$ dérivable sur $]0;+\infty[$ dont la dérivée $F’$ est la fonction $f$. Ainsi, on a : $F’=f$.

On note $\mathcal{C}_F$ la courbe représentative de la fonction $F$ dans un repère orthonormé $\Oij$.

On ne cherchera pas à déterminer une expression de $F(x)$.

  1. Étudier les variations de $F$ sur $]0;+\infty[$.
    $\quad$
  2. La courbe représentative $\mathcal{C}_F$ de $F$ admet-elle des tangentes parallèles à l’axe des abscisses ? Justifier la réponse.
    $\quad$

$\quad$

Bac – Spécialité mathématiques – sujet 1 – Métropole – Mars 2021

Métropole – Mars 2021

Spécialité maths – Sujet 1 – Correction

L’énoncé de ce sujet de bac est disponible ici.

Ex 1

Exercice 1

Partie I

  1. On obtient l’arbre pondéré suivant :


    $\quad$

  2. On veut calculer
    $\begin{align*} p(D\cap A)&=p(D)\times p_D(A)\\
    &=0,1\times 0,6\\
    &=0,06\end{align*}$
    La probabilité que le candidat soit sélectionné sur dossier et admis à l’école est égale à $0,06$.
    $\quad$
  3. $\left(D,\conj{D}\right)$ forme un système complet d’événements fini.
    D’après la formule des probabilités totales on a :
    $\begin{align*} p(A)&=p(D)\times p_D(A)+p\left(\conj{D}\right)p_{\conj{D}}(A)\\
    &=0,06+0,9\times 0,2\\
    &=0,06+0,18\\
    &=0,24\end{align*}$
    La probabilité de l’événement $A$ est égale à $0,24$.
    $\quad$
  4. On veut calculer
    $\begin{align*} p_A\left(\conj{D}\right)&=\dfrac{p\left(A\cap \conj{D}\right)}{p(A)} \\
    &=\dfrac{0,18}{0,24} \\
    &=0,75\end{align*}$
    La probabilité que le dossier du candidat n’ait pas été sélectionné sachant qu’il a été admis à l’école est égale à $0,75$.
    $\quad$

Partie II

  1. a. $X$ suit la loi binomiale de paramètres $n=7$ et $p=0,24$.
    $\quad$
    b. On a
    $\begin{align*} P(X=1)&=\dbinom{7}{1}0,24\times (1-,24)^6 \\
    &\approx 0,32\end{align*}$
    La probabilité qu’un seul des sept candidats tirés au sort soit admis à l’école est environ égale à $0,32$.
    $\quad$
    c. On a
    $\begin{align*} P(X\pg 2)&=1-P(X\pp 1)\\
    &\approx 0,53\end{align*}$
    La probabilité qu’au moins deux des sept candidats tirés au sort soient admis à cette école est environ égale à $0,53$.
    $\quad$
  2. a. La probabilité qu’un candidat ne soit pas admis est égale à $1-0,24=0,76$.
    Les résultats des candidats sont indépendants les uns des autres.
    Par conséquent la probabilité qu’aucun candidat issu de ce lycée ne soit admis à l’école est égale à $0,76^n$.
    $\quad$
    b. La probabilité qu’au moins un élève de ce lycée soit admis à l’école est $1-0,76^n$.
    On doit donc déterminer le plus petit entier naturel $n$ tel que
    $\begin{align*} 1-0,76^n \pg 0,99 &\ssi -0,76^n \pg -0,01 \\
    &\ssi 0,76^n\pp 0,01\\
    &\ssi n\ln(0,76) \pp \ln(0,01)\\
    &\ssi n\pg \dfrac{\ln(0,01)}{\ln(0,76)}\end{align*}$
    Car $\ln(0,76)<0$
    Or $\dfrac{\ln(0,01)}{\ln(0,76)} \approx 16,8$.
    Le lycée doit donc présenter au moins $17$ candidats dans cette école pour que la probabilité qu’au moins un élève de ce lycée soit admis à l’école soit supérieure ou égale à $0,99$.
    $\quad$

Ex 2

Exercice 2

  1. a. Par croissances comparées, $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{\e^x}{x}=+\infty$.
    $\quad$
    b. $\lim\limits_{x\to 0^+} \dfrac{1}{x}=+\infty$ et $\lim\limits_{x\to 0^+} \e^x=1$ donc $\lim\limits_{x\to 0^+} f(x)=+\infty$.
    L’axe des ordonnées est donc asymptote à la courbe $C_f$.
    $\quad$
  2. La fonction $f$ est dérivable sur $]0;+\infty[$ en tant que quotient de fonctions dérivables sur cet intervalle dont le dénominateur ne s’annule pas.
    Pour tout réel $x>0$ on a
    $\begin{align*} f'(x)&=\dfrac{\e^x\times x-\e^x \times 1}{x^2} \\
    &=\dfrac{(x-1)\e^x}{x^2}\end{align*}$
    $\quad$
  3. La fonction exponentielle est strictement positive sur $\R$.
    Le signe de $f'(x)$ ne dépend donc que de celui de $x-1$.
    Or $x-1=0 \ssi x=1$ et $x-1>0 \ssi x>1$.
    On obtient donc le tableau de variations suivant :

    $\quad$
  4. $\bullet $ Pour tout réel $x>0$ on a donc $f(x)\pg \e$.
    Ainsi si $m<\e$ alors l’équation $f(x)=m$ ne possède pas de solution.
    $\bullet$ Soit $m>\e$.
    La fonction $f$ est continue (car dérivable) strictement décroissante sur l’intervalle $]0;1[$.
    $\lim\limits_{x\to 0^+} f(x)=+\infty$ et $f(1)=\e$
    Or $m\in ]\e;+\infty[$
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $f(x)=m$ possède une unique solution sur l’intervalle $]0;1[$.
    $\quad$
    La fonction $f$ est continue (car dérivable) strictement croissante sur l’intervalle $]1;+\infty[$.
    $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=+\infty$ et $f(1)=\e$
    Or $m\in ]\e;+\infty[$
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $f(x)=m$ possède une unique solution sur l’intervalle $]0;1[$.
    $\quad$
    Par conséquent l’équation $f(x)=m$ possède exactement deux solutions sur $]0;+\infty[$.
    $\bullet$ Si $m=\e$ La fonction $f$ atteint une seule fois son minimum en $1$ et celui-ci vaut $\e$.
    L’équation $f(x)=m$ possède alors une unique solution sur $]0;+\infty[$.
    $\quad$
  5. a. Le coefficient directeur de la droite $\Delta$ est $-1$.
    Deux droites non parallèles à l’axe des ordonnées sont parallèles si, et seulement si, leur coefficients directeurs sont égaux.
    Le coefficient directeur d’une tangente à la courbe $C_f$ au point d’abscisse $a$ est $f'(a)$.
    Ainsi $a$ est solution, dans $]0;+\infty[$ de l’équation
    $\begin{align*} f'(x)=-1&\ssi \dfrac{\e^x(x-1)}{x^2}=-1\\
    &\ssi \e^x(x-1)=-x^2\\
    &\ssi \e^x(x-1)+x^2=0\end{align*}$
    $\quad$
    b. La fonction $g$ est dérivable sur $[0;+\infty[$ d’après l’énoncé.
    Pour tout réel $x\pg 0$ on a
    $\begin{align*} g'(x)&=\e^x(x-1)+\e^x+2x \\
    &=x\e^x+2x\\
    &=x\left(\e^x+2\right)\end{align*}$
    La fonction exponentielle est strictement positive sur $\R$ donc $\e^x+2>0$ sur $\R$
    De plus sur $[0;+\infty[$ on a $x\pg 0$ et ne s’annule qu’en $0$.
    Par conséquent $g'(x)\pg 0$ et $g'(x)$ ne s’annule qu’en $0$.
    On obtient ainsi le tableau de variations suivant :

    $\lim\limits_{x\to +\infty} \e^x=+\infty$, $\lim\limits_{x\to +\infty} x-1=+\infty$ et $\lim\limits_{x\to +\infty} x^2$
    Donc $\lim\limits_{x\to +\infty} g(x)=+\infty$.
    $\quad$
    c. La fonction $g$ est continue (car dérivable) et strictement croissante sur $[0;+\infty[$.
    $g(0)=-1<0$ et $\lim\limits_{x\to +\infty} g(x)=+\infty$.
    Or $0\in ]-1;+\infty[$
    D’après le théorème de la bijection (ou corollaire du théorème des valeurs intermédiaires) l’équation $g(x)=0$ admet une unique solution sur $[0;+\infty[$.
    De plus $g(0)\neq 0$.
    Il existe par conséquent un unique point $A$ en lequel la tangente à $\mathscr{C}_f$ est parallèle à la droite $\Delta$.
    $\quad$

Ex 3

Exercice 3

  1. Le point $K$ appartient à $(SD)$ donc $(DK)$ et $(SD)$ sont coplanaires.
    $S$ est le sommet de la pyramide et $I$ est le centre du carré $ABCD$ donc $(AS)$ et $(IC)$ sont coplanaires.
    D’après le théorème des milieux (ou du théorème de Thalès) la droite $(LM)$ est parallèle à la droite $(BC)$, elle-même parallèle à la droite $(AD)$. Par conséquent $(LM)$ et $(AD)$ sont coplanaires.
    Réponse c
    $\quad$
  2. $K$ est le milieu de $[SD]$. Ses coordonnées sont donc $\left(0;-\dfrac{1}{2};\dfrac{1}{2}\right)$.
    $L$ est le milieu de $[SC]$. Ses coordonnées sont donc $\left(\dfrac{1}{2};0;\dfrac{1}{2}\right)$
    Ainsi $N$ milieu de $[KL]$ a pour coordonnées $\left(\dfrac{1}{4};-\dfrac{1}{4};\dfrac{1}{2}\right)$.
    Réponse b
    $\quad$
  3. Les coordonnées du vecteur $\vect{AS}$ sont $\begin{pmatrix} 0-(-1)\\0-0\\1-0\end{pmatrix}$ soit $\begin{pmatrix}1\\0\\1\end{pmatrix}$.
    Réponse b
    $\quad$
  4. Un vecteur directeur de la droite $(AS)$ est $\vect{AS}\begin{pmatrix}1\\0\\1\end{pmatrix}$.
    On exclut donc les propositions a. et d., dont un vecteur directeur a pour coordonnées $\begin{pmatrix}-1\\1\\-1\end{pmatrix}$.
    En prenant $t=0$ dans la propositions c. on retrouve les coordonnées du point $S$ et en prenant $t=-1$ on retrouve les coordonnées du point $A$.
    Réponse c
    $\quad$
  5. Si on remplace $x, y$ et $z$ par les coordonnées des points $S$, $C$ et $B$ on constate que seule l’équation $x+y+z-1=0$ convient.
    Réponse b
    $\quad$

Ex A

Exercice A

  1. On a $u_1=\dfrac{3}{4}\times 1+0+1=\dfrac{7}{4}$
    $u_2=\dfrac{3}{4}\times \dfrac{7}{4}+\dfrac{1}{4}+1=\dfrac{41}{16}$
    $\quad$
  2. a. On a pu écrire $=3/4*\text{B2}+1/4*\text{A2}+1$
    $\quad$
    b. Il semblerait que la suite $\left(u_n\right)$ soit strictement croissante.
    $\quad$
  3. a. Initialisation : Si $n=0$ alors $u_0=1$ et $0\pp u_0 \pp 0+1$
    La propriété est donc vraie au rang $0$.
    $\quad$
    Hérédité : Soit $n\in N$. On suppose la propriété vraie au rang $n$.
    $\begin{align*} n\pp u_n\pp n+1&\ssi \dfrac{3}{4}n \pp \dfrac{3}{4}u_n \pp \dfrac{3}{4}n+\dfrac{3}{4} \\
    &\ssi n\pp \dfrac{3}{4}u_n+\dfrac{1}{4}n\pp n+\dfrac{3}{4} \\
    &\ssi n+1\pp u_{n+1} \pp n+1+\dfrac{3}{4}\end{align*}$
    Or $n+2> n+1+\dfrac{3}{4}$
    Ainsi $n+1\pp u_{n+1}\pp n+2$
    La propriété est vraie au rang $n+1$.
    $\quad$
    Conclusion : La propriété est vraie au rang $0$ et est héréditaire.
    Par conséquent, pour tout entier naturel $n$ on a $n\pp u_n \pp n+1$.
    $\quad$
    b. Pour tout $n\in \N$ on a
    $\begin{align*} u_{n+1}-u_n&=\dfrac{3}{4}u_n+\dfrac{1}{4}n+1-u_n\\
    &=-\dfrac{1}{4}u_n+\dfrac{1}{4}n+1 \\
    &=\dfrac{1}{4}\left(n-u_n\right)+1\\
    &\pg \dfrac{1}{4}\left(n-(n+1)\right)+1\\
    &\pg -\dfrac{1}{4}+1\\
    &\pg \dfrac{3}{4}\\
    &> 0\end{align*}$
    La suite $\left(u_n\right)$ est donc strictement croissante.
    $\quad$
    c. Pour tout $n\in \N^*$ on a $n\pp u_n \pp n+1$ donc $1\pp \dfrac{u_n}{n}\pp 1+\dfrac{1}{n}$
    Or $\lim\limits_{n\to +\infty} 1+\dfrac{1}{n}=1$
    D’après le théorème des gendarmes, $\lim\limits_{n\to +\infty} \dfrac{u_n}{n}=1$.
    $\quad$
  4. a. Pour tout $n\in \N$ on a
    $\begin{align*} v_{n+1}&=u_{n+1}-(n+1) \\
    &=\dfrac{3}{4}u_n+\dfrac{1}{4}n+1-n-1\\
    &=\dfrac{3}{4}u_n-\dfrac{3}{4}n\\
    &=\dfrac{3}{4}\left(u_n-n\right)\\
    &=\dfrac{3}{4}v_n\end{align*}$
    La suite $\left(v_n\right)$ est donc géométrique de raison $\dfrac{3}{4}$ et de premier terme $v_0=u_0-0=1$.
    $\quad$
    b. Pour tout $n\in \N$ on a donc $v_n=\left(\dfrac{3}{4}\right)^n$.
    Ainsi $u_n=v_n+n=\left(\dfrac{3}{4}\right)^n+n$.
    $\quad$

 

Ex B

Exercice B

  1. Pour tout réel $x>0$ on a $f(x)=x\left(1+\dfrac{4}{x}-\dfrac{4\ln(x)}{x}-\dfrac{3}{x^2}\right)$.
    Or $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{4}{x}=0$, $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{3}{x^2}=0$ et, par croissances comparées $\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{\ln(x)}{x}=0$.
    Ainsi $\lim\limits_{x\to +\infty} f(x)=+\infty$.
    $\quad$
  2. Pour tout réel $x>0$ on a
    $\begin{align*} f'(x)&=1-\dfrac{4}{x}+\dfrac{3}{x^2} \\
    &=\dfrac{x^2-4x+3}{x^2}\end{align*}$
    $\quad$
  3. a. Le signe de $f'(x)$ ne dépend que de celui de $x^2-4x+3$.
    $\Delta=16-12=4>0$
    Le polynôme du second degré possède donc deux racines :
    $x_1=\dfrac{4-2}{2}=1$ et $x_2=\dfrac{4+2}{2}=3$
    Le coefficient principal est $a=1>0$.
    On obtient donc le tableau de variations suivant :
    b. On a $6-4\ln(3)\approx 1,61$ et $\dfrac{5}{3} \approx 1,67$.
    Ainsi, par lecture du tableau de variations, l’équation $f(x)=\dfrac{5}{3}$ possède exactement $3$ solutions (une dans chaque intervalle du tableau).
    $\quad$
  4. La fonction $f’$ est dérivable sur $]0;+\infty[$ en tant que quotient de fonctions dérivables sur $]0;+\infty[$ dont le dénominateur ne s’annule pas.
    On reprend l’expression de $f'(x)=1-\dfrac{4}{x}+\dfrac{3}{x^2}$
    Par conséquent, pour tout réel $x>0$ on a
    $\begin{align*} f\dsec(x)&=\dfrac{4}{x^2}-\dfrac{6}{x^3} \\
    &=\dfrac{4x-6}{x^3} \end{align*}$
    Sur $]0;+\infty$, on a $x^3>0$ donc $f\dsec(x)$ est du signe de $4x-6$ sur $]0;+\infty[$.
    $4x-6=0 \ssi x=\dfrac{3}{2}$ et $4x-6>0 \ssi x>\dfrac{3}{2}$
    La fonction $f$ est donc concave sur $\left]0;\dfrac{3}{2}\right]$ et convexe sur $\left[\dfrac{3}{2};+\infty\right[$.
    La fonction $f$ ne change qu’une seule fois de convexité sur $]0;+\infty[$. La courbe $\mathcal{C}$ possède donc un unique point d’inflexion d’abscisse $\dfrac{3}{2}$ et d’ordonnées $f\left(\dfrac{3}{2}\right)=\dfrac{7}{2}-4\ln\left(\dfrac{3}{2}\right)$.
    $\quad$

Énoncé

Exercice 1     5 points

Dans une école de statistique, après étude des dossiers des candidats, le recrutement se fait de deux façons :

  • $10 \%$ des candidats sont sélectionnés sur dossier. Ces candidats doivent ensuite passer un oral à l’issue duquel $60 \%$ d’entre eux sont finalement admis à l’école.
  • Les candidats n’ayant pas été sélectionnés sur dossier passent une épreuve écrite à l’issue de laquelle $20 \%$ d’entre eux sont admis à l’école.

Partie I

On choisit au hasard un candidat à ce concours de recrutement.
On notera :

  • $D$ l’événement « le candidat a été sélectionné sur dossier » ;
  • $A$ l’événement « le candidat a été admis à l’école » ;
  • $\conj{D}$ et $\conj{A}$ les événements contraires des événements $D$ et $A$ respectivement.
  1. Traduire la situation par un arbre pondéré.
    $\quad$
  2. Calculer la probabilité que le candidat soit sélectionné sur dossier et admis à l’école.
    $\quad$
  3. Montrer que la probabilité de l’événement $A$ est égale à $0,24$.
    $\quad$
  4. On choisit au hasard un candidat admis à l’école. Quelle est la probabilité que son dossier n’ait pas été sélectionné ?
    $\quad$

Partie II

  1. On admet que la probabilité pour un candidat d’être admis à l’école est égale à $0,24$.
    On considère un échantillon de sept candidats choisis au hasard, en assimilant ce choix à un tirage au sort avec remise. On désigne par $X$ la variable aléatoire dénombrant les candidats admis à l’école parmi les sept tirés au sort.
    a. On admet que la variable aléatoire $X$ suit une loi binomiale. Quels sont les paramètres de cette loi ?
    $\quad$
    b. Calculer la probabilité qu’un seul des sept candidats tirés au sort soit admis à l’école. On donnera une réponse arrondie au centième.
    $\quad$
    c. Calculer la probabilité qu’au moins deux des sept candidats tirés au sort soient admis à cette école. On donnera une réponse arrondie au centième.
    $\quad$
  2. Un lycée présente $n$ candidats au recrutement dans cette école, où $n$ est un entier naturel non nul.
    On admet que la probabilité pour un candidat quelconque du lycée d’être admis à l’école est égale à $0,24$ et que les résultats des candidats sont indépendants les uns des autres.
    a. Donner l’expression, en fonction de $n$, de la probabilité qu’aucun candidat issu de ce lycée ne soit admis à l’école.
    $\quad$
    b. À partir de quelle valeur de l’entier $n$ la probabilité qu’au moins un élève de ce lycée soit admis à l’école est-elle supérieure ou égale à $0,99$ ?
    $\quad$

$\quad$

Exercice 2     5 points

Soit $f$ la fonction définie sur l’intervalle $]0;+\infty[$ par : $$f(x)=\dfrac{\e^x}{x}$$
On note $C_f$ la courbe représentative de la fonction $f$ dans un repère orthonormé.

  1. a. Préciser la limite de la fonction $f$ en $+\infty$.
    $\quad$
    b. Justifier que l’axe des ordonnées est asymptote à la courbe $C_f$.
    $\quad$
  2. Montrer que, pour tout nombre réel $x$ de l’intervalle $]0;+\infty[$, on a : $$f'(x)=\dfrac{\e^x(x-1)}{x^2}$$
    où $f’$ désigne la fonction dérivée de la fonction $f$.
    $\quad$
  3. Déterminer les variations de la fonction $f$  sur l’intervalle $]0;+\infty[$. On établira un tableau de variations de la fonction $f$ dans lequel apparaîtront les limites.
    $\quad$
  4. Soit $m$ un nombre réel. Préciser, en fonction des valeurs du nombre réel $m$, le nombre de solutions de l’équation $f(x)=m$.
    $\quad$
  5. On note $\Delta$ la droite d’équation $y=-x$.
    On note $A$ un éventuel point de $C_f$ d’abscisse $a$ en lequel la tangente à la courbe $C_f$ est parallèle à la droite $\Delta$.
    a. Montrer que $a$ est solution de l’équation $\e^x(x-1)+x^2=0$.
    On note $g$ la fonction définie sur $[0;+\infty[$ par $g(x)=\e^x(x-1)+x^2$.
    On admet que la fonction $g$ est dérivable et on note $g’$ sa fonction dérivée.
    $\quad$
    b. Calculer $g'(x)$ pour tout nombre réel $x$ de l’intervalle $[0;+\infty[$ , puis dresser le tableau de variations de $g$ sur $[0;+\infty[$.
    $\quad$
    c. Montrer qu’il existe un unique point $A$ en lequel la tangente à $C_f$ est parallèle à la droite $\Delta$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice 3     5 points

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l’absence de réponse à une question ne rapporte ni n’enlève de point. Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie. Aucune justification n’est demandée.

$SABCD$ est une pyramide régulière à base carrée $ABCD$ dont toutes les arêtes ont la même longueur.
Le point $I$ est le centre du carré $ABCD$. On suppose que : $IC=IB=IS=1$.
Les points $K$, $L$ et $M$ sont les milieux respectifs des arêtes $[SD]$, $[SC]$ et $[SB]$.

  1. Les droites suivantes ne sont pas coplanaires :
    a. $(DK)$ et $(SD)$
    b. $(AS)$ et $(IC)$
    c. $(AC)$ et $(SB)$
    d. $(LM)$ et $(AD)$
    $\quad$

Pour les questions suivantes, on se place dans le repère orthonormé de l’espace $\left(I;\vect{IC},\vect{IB},\vect{IS}\right)$.
Dans ce repère, on donne les coordonnées des points suivants :
$I(0 ;0 ;0)$ ; $A(-1 ;0 ;0)$ ; $B(0 ;1 ;0)$ ; $C(1 ;0 ;0)$ ; $D(0 ;-1 ;0)$ ; $S(0 ;0 ;1)$.

  1. Les coordonnées du milieu $N$ de $[KL]$ sont :
    a. $\left(\dfrac{1}{4};\dfrac{1}{4};\dfrac{1}{2}\right)$
    b. $\left(\dfrac{1}{4};-\dfrac{1}{4};\dfrac{1}{2}\right)$
    c. $\left(-\dfrac{1}{4};\dfrac{1}{4};\dfrac{1}{2}\right)$
    d. $\left(\dfrac{1}{2};-\dfrac{1}{2};1\right)$
    $\quad$
  2. Les coordonnées du vecteur $\vect{AS}$ sont :
    a. $\begin{pmatrix}1\\1\\0\end{pmatrix}$
    b. $\begin{pmatrix}1\\0\\1\end{pmatrix}$
    c. $\begin{pmatrix}2\\1\\-1\end{pmatrix}$
    d. $\begin{pmatrix}1\\1\\1\end{pmatrix}$
    $\quad$
  3. Une représentation paramétrique de la droite $(AS)$ est :
    a. $\begin{cases} x=-1-t\\y=t\\z=-t\end{cases} \quad (t\in\R)$
    b. $\begin{cases} x=-1+2t\\y=0\\z=1+2t\end{cases} \quad (t\in\R)$
    c. $\begin{cases} x=t\\y=0\\z=1+t\end{cases} \quad (t\in\R)$
    d. $\begin{cases} x=-1-t\\y=1+t\\z=1-t\end{cases} \quad (t\in\R)$
    $\quad$
  4. Une équation cartésienne du plan $(SCB)$ est :
    a. $y+z-1=0$
    b. $x+y+z-1=0$
    c. $x-y+z=0$
    d. $x+z-1=0$
    $\quad$

$\quad$

EXERCICE au choix du candidat (5 points)

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.
Il indique sur sa copie l’exercice choisi : exercice A ou exercice B.
Pour éclairer son choix, les principaux domaines abordés par chaque exercice sont indiqués dans un encadré.

Exercice A

Principaux domaines abordés : Suites numériques; raisonnement par récurrence ; suites géométriques.

La suite $\left(u_n\right)$ est définie sur $\N$ par $u_0=1$ et pour tout entier naturel $n$, $$u_{n+1}=\dfrac{3}{4}u_n+\dfrac{1}{4}n+1$$

  1. Calculer, en détaillant les calculs, $u_1$ et $u_2$ sous forme de fraction irréductible.
    $\quad$

L’extrait, reproduit ci-dessous, d’une feuille de calcul réalisée avec un tableur présente les valeurs des premiers termes de la suite $\left(u_n\right)$.

  1. a. Quelle formule, étirée ensuite vers le bas, peut-on écrire dans la cellule $\text{B3}$ de la feuille de calcul pour obtenir les termes successifs de $\left(u_n\right)$ dans la colonne B ?
    $\quad$
    b. Conjecturer le sens de variation de la suite $\left(u_n\right)$.
    $\quad$
  2. a. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel $n$, on a : $n \pp u_n \pp n+1$.
    $\quad$
    b. En déduire, en justifiant la réponse, le sens de variation et la limite de la suite $\left(u_n\right)$.
    $\quad$
    c. Démontrer que : $$\lim\limits_{n\to +\infty} \dfrac{u_n}{n}=1$$
    $\quad$
  3. On désigne par $\left(v_n\right)$ la suite définie sur $\N$ par $v_n=u_n-n$.
    a. Démontrer que la suite $\left(v_n\right)$ est géométrique de raison $\dfrac{3}{4}$.
    $\quad$
    b. En déduire que, pour tout entier naturel $n$, on a : $u_n=\left(\dfrac{3}{4}\right)^n+n$.
    $\quad$

$\quad$

Exercice B

Principaux domaines abordés : Fonction logarithme ; convexité.

On considère la fonction $f$ définie sur l’intervalle $]0;+\infty[$[ par : $$f(x)=x+4-4\ln(x)-\dfrac{3}{x}$$
où ln désigne la fonction logarithme népérien.
On note $\mathcal{C}$ la représentation graphique de $f$ dans un repère orthonormé.

  1. Déterminer la limite de la fonction $f$ en $+\infty$.
    $\quad$
  2. On admet que la fonction $f$ est dérivable sur $]0;+\infty[$ et on note $f’$ sa fonction dérivée.
    Démontrer que, pour tout nombre réel $x>0$, on a : $$f'(x)=\dfrac{x^2-4x+3}{x^2}$$
    $\quad$
  3. a. Donner le tableau de variations de la fonction $f$ sur l’intervalle $]0;+\infty[$. On y fera figurer les valeurs exactes des extremums et les limites de $f$ en $0$ et en $+\infty$. On admettra que $\lim\limits_{x\to 0} f(x)=-\infty$.
    $\quad$
    b. Par simple lecture du tableau de variations, préciser le nombre de solutions de l’équation $f(x)=\dfrac{5}{3}$.
    $\quad$
  4. Étudier la convexité de la fonction $f$, c’est-à-dire préciser les parties de l’intervalle $]0;+\infty[$ sur lesquelles $f$ est convexe, et celles sur lesquelles $f$ est concave. On justifiera que la courbe $\mathcal{C}$ admet un unique point d’inflexion, dont on précisera les coordonnées.
    $\quad$

$\quad$